Visa Permanent, de François Szabo

Visa Permanent, poème (ebook), chez Obsidiana Press, avril 2017

Poème en faveur de l’accueil des migrants

Réaffirmer l’indispensable fraternité et œuvrer pour un monde plus tolérant, plus imaginatif, plus créatif. Un monde à partager qui se doit d’être en paix au singulier et au multiple avec cette exigence d’être à l’écoute des soubresauts humains.
Ce poème est une réponse à une invitation de Thérèse Daredare à un état des lieux de l’accueil des migrants par diverses associations et personnes engagées en leur faveur sur le Lodévois en février 2017

accès libre ici

Mesclun : Méli-Mélo de Poésie, de François Szabo

Mesclun : Méli-Mélo de Poésie, recueil, chez Obsidiana Press, avril 2017
Illustration intérieure : Simone Derocque (gravure)

« Le mot mesclun désigne un mélange de salades. J’ai souhaité ce nom du Sud pour ce recueil de poésie afin de rendre hommage aux ensaladas et autres pratiques poétiques. Textes réunis par le temps (compositions de 2016), par l’espace (ville de Montpellier), par l’affection (mes parents, mes enfants, etc.) avant de manger les pissenlits par la racine.
Ce livre est un livre de l’intime, suffisamment pudique je l’espère pour ne pas faillir. Aussi ne faudra-t-il pas s’étonner d’y trouver certains poèmes en langues étrangères – une quasi constante dans mon écriture et dans ma vision du monde.
Ce livre parle de mes racines italiennes et aussi occitanes (même si on ne trouve pas de poèmes en occitan).
Le poème est un fruit, le déguster est un des bonheurs les plus vifs qui soient. Le poème est la vie à croquer et à se remémorer telles les pommes d’Antonov. »

Encore plus nu, de Jean Azarel

Encore plus nu, poésie, éditions Gros Textes, avril 2017

« J’ai toujours haï la ségrégation des genres. Ami/amant. Lierre/mandragore. Caresse/morsure. Ulysse/Quasimodo. Whisky/limonade. Pureté/immondices. J’aspire à des fœtus en cendres pour les reconstituer en flammes. J’aspire à concasser la lune pour qu’elle jouisse d’une utilité nouvelle. J’aspire à tuer dans l’œuf les désirs normalisés. »

EXTRAIT

J’aspire à concasser la lune
pour qu’elle jouisse
d’une utilité nouvelle.
J’aspire à l’idéal des fous
de faire danser
les murs impies
des cachots.
J’aspire à supprimer
toutes les entraves,
tous les temps morts,
vider les camions bennes
des beautés saccagées.
J’aspire aux écritures hallucinées.
J’ai toujours chéri
le mélange des genres.
Buffle-punaise
Petit pois-enclume
Orgie-chasteté
Concave-convexe
Pommade-cynorrhodon
Missel-amulette
J’aspire
à tuer dans l’œuf
les désirs normalisés

Il existe un album numérique / écouter des extraits ici

Voix : Jean AZAREL
Guitare et instruments virtuels : Hérold YVARD
Textes: Jean AZAREL, sauf « Avec mes remerciements » de Perrine LE QUERREC.

 

Addictions et reliances, de Sandrine Willems

Addictions et reliances,  essai, collection « Réflexions faites », Les Impressions Nouvelles, mars 2017

Si l’on a parfois souligné la parenté entre les « extases » mystiques et les états que visent toxicomanes ou alcooliques, on a peu interrogé le fond religieux, et l’insistance des questions métaphysiques, qui peuvent se révéler chez ceux-ci.

Il ne s’agit pas ici de proposer une quelconque théorie, mais plutôt d’écouter les questions qui surgissent de parcours d’existence, et de leur rencontre avec une psy qui conçoit la « thérapie » comme une création partagée. Dans une polyphonie de singularités, les sujets s’y inventent comme s’ils construisaient un roman, se découvrent au fil d’improvisations théâtrales, s’ouvrent à des échanges collectifs – où se déploie leur désir de reliance.

Lire un extrait ici

Les Petits Dieux, de Sandrine Willems

Les petits Dieux, romans , Espace Nord, Bruxelles, mars 2017

Cinq petits volumes qui touchent avec justesse et jubilation au vivant, à l’émotion.

Les Petits Dieux constitue un ensemble de romans miniatures. Chacun évoque, sous forme de monologue, un personnage mythique ou historique, dont le destin fut marqué par un animal : Abraham et l’agneau, Chardin et le lièvre, Tchang et le Yéti, La Dame et la licorne, Carmen et le Taureau.

« Les animaux ont l’art de nous ramener au plus primaire, à une brusque effusion de tendresse, une bouffée de joie immotivée, une envie de jouer, un chagrin effroyable qui ne se laisse pas raisonner. Les animaux nous font sortir de nos pudeurs et nos habituelles défenses ; qu’un jour de tristesse l’un d’eux s’efforce de nous consoler, qu’il décide de ne plus nous quitter, ou que meure celui qui nous a côtoyés des années, et en nous vacille quelque chose qui réveille soudain toute notre fragilité. »

Meurtres du fond des âges, d’Adeline Abadie (Yzac)

Meurtres du fond des âges, roman noir, collection Plumes Noires, éditions Lucien Souny, mars 2017

Deux morts sur un site archéologique, l’abri Mespoulet, aux Eyzies : un cadavre datant du Paléolithique, quinze mille ans, et le jeune archéologue qui l’étudiait. Pas beaux à voir. Retrouvés dans une posture érotique des plus originales, ils ne s’y sont pas mis tout seuls, vu la différence d’âge. Ils seront également deux pour lever le voile sur la macabre mise en scène et identifier l’auteur de cet outrage : le gendarme d’élite Élina Seignabous, qui a participé à des missions en pleine jungle sud-américaine, à des actions dans des marigots en Afrique, à des opérations sur les champs minés de l’ex-Yougoslavie, et le commissaire Ange Rossello-Obarowski, pied-noir, juif et corse. Un cocktail turbulent, virtuose de l’obstination et des coups de chauffe. Et pourtant tous deux seront une fois encore déchirés par la barbarie. Un visage nouveau de la barbarie.

voir ici la présentation sur YouTube

50 Nuances de Générateur, de Philippe Castelneau

50 Nuances de Générateur, cut-up, mars 2017

50 nuances de générateur a pour objectif de se réapproprier les mots, de tordre le texte pour y réinjecter de la littérature.

Le principe en est simple :

  • générer un fragment aléatoire, en anglais, inspiré du livre 50 nuances de Grey
  • faire traduire le passage en français par Google
  • passer le résultat obtenu dans une machine à cut-up
  • réécrire le texte
  • répéter l’opération 50 fois

pour en savoir plus

L’été entre deux sommeils, de Philippe Castelneau

L’été entre deux sommeils, poésie, février 2017

De juillet 2015 à juillet 2016, inspiré par la lecture d’un petit livre, The haiku year, compilation de poèmes brefs écrits quotidiennement en 1996 par sept amis (Tom Gilroy, Anna Grace, Jim McKay, Douglas A. Martin, Grant Lee Phillips, Rick Roth et Michael Stipe), Philippe Castelneau a publié chaque jour sur twitter un texte d’inspiration poétique, sous le mot clé #haikuyear.

Il a voulu en reprendre quelques-unes en recueil, 253 au total, qui forment un livre écrit au moment où la nuit étreint le jour et où l’esprit, pas encore tout à fait réveillé, est justement propice à l’éveil.
Alors, poésie ? Il ne sait pas. Éclats de rêves ? Oui, assurément.

pour en savoir plus

Marie de Montpelhièr, de Sylvie Léonard

Marie de Montpelhièr – La terre, la chair et le sang, roman, éditions Chèvre-feuille étoilée


À la fin du XIIe siècle, Montpellier est une cité prospère, ouverte sur le monde. La famille des Guilhem y règne depuis huit générations.
Mais dans le port de Lattes arrive un jour une jeune princesse byzantine… À travers la vie d’une famille montpelliéraine, cette fresque historique raconte les événements dramatiques qui ont marqué l’histoire de la ville, et le destin romanesque de Marie de Montpellier.

Une histoire lointaine qui entre en résonance avec celle d’aujourd’hui.

lire un extrait ici

en savoir plus sur le site de l’éditeur

La nuit déborde, de Jeanne Bastide

La nuit déborde, roman, L’Amourier éditions, février 2017

Au soir de sa vie ses yeux portent encore loin, vers le passé et vers elle-même. Ses souvenirs prennent du relief, elle réinvente des lieux et pourtant quelque chose se dérobe au fur et à mesure qu’elle avance. Toujours entre mémoire et oubli. Dans son soliloque, c’est une autre qui parle et c’est elle qui se souvient. Jeu de miroirs décalés dont elle tente de lire la partition jusqu’au bout de son âge…
Jeanne Bastide nous convie cette fois à partager le quotidien, nuit mêlée au jour, d’une femme qui convoque sa vie et ses rêves afin que, chaque être ayant pris sa place, l’inéluctable puisse s’envisager.
Un remuement des jours qui, comme un ressac, envoûte le lecteur.

pour lire un extrait

Les premiers pas, de Paula Dumont

Les premiers pas, Un amour lesbien, récit, éditions l’Harmattan, février 2017

Pascale, une jeune enseignante savoyarde sans grande expérience amoureuse, s’est éprise d’Hélène qu’elle a rencontrée à Paris au cours d’un stage de formation professionnelle. Mais Hélène vit depuis cinq ans à Montpellier avec Jacqueline qu’elle aime profondément. En outre, elle projette d’avoir un enfant. Si elle peut envisager de passer des moments agréables avec Pascale pendant leur séjour parisien, il est impensable qu’elle réponde à son amour.
Les premiers pas est un récit qui narre un moment crucial de l’éducation sentimentale d’une jeune lesbienne. En quelques jours, Pascale voit s’effondrer la plupart de ses convictions pour découvrir qu’elle peut être désirée, et même peut-être aimée, si elle abandonne ses idées négatives et surtout si elle cesse d’intérioriser la lesbophobie de son entourage. Car il est impossible de créer seule de nouvelles façons de vivre quand tout conspire à saper le peu de confiance qu’une lesbienne solitaire peut avoir en soi.

À la dérive, de Marie-Hélène Lafond

À la dérive, roman jeunesse (10-13 ans), Averbode éditions, collection Récits Express, novembre 2016
Illustrations : Anne-Catherine De Boel

2016_couv_lafont3Ali a 14 ans. Il a décidé de rejoindre la côte et de s’embarquer pour l’Europe comme des milliers de ses compatriotes. Mais la traversée est semée d’embuches… Au jour le jour, au fil des heures, l’auteure raconte l’odyssée d’Ali, ses peurs et, aussi, ses espérances.

« Zarzis, jeudi 17 mai 2011, 23 heures 30
Karim les fait courir en rangs serrés. Les candidats à l’exode se massent sur le bord du quai. C’est une véritable cohue.
Ali découvre alors avec consternation un sardinier de 12 m.
Peu avant leur arrivée, il a été débarrassé de tout ce qui est inutile, pour faire de la place. Pour embarquer le plus de monde possible. Sur son flanc, une main malhabile a peint un nom : «Houria». Ali se demande s’il doit prendre cela pour un bon présage.
Mais le jeune homme ne peut ignorer son état épouvantable : sa peinture qui s’écaille dévoilant le gris du bois, la rouille est partout présente. Ce n’est pas un bateau : c’est une épave.
Face à un tel constat, Ali ne peut s’empêcher de frissonner : c’est sur ce rafiot qu’ils vont faire la traversée ? C’est de la folie !
Ali hésite, recule. Il se rappelle alors ces rumeurs selon lesquelles certains bateaux ne seraient jamais arrivés à bon port. Et d’autres auraient dérivé pendant des jours…
Ali avait interrogé Hassan, un étudiant, qui avait parlé de légendes, de conspirations pour dissuader les jeunes de partir. Quant à Karim, il s’était contenté de hausser les épaules en déclarant « De toute façon, le risque zéro ça n’existe pas ! »
– Surtout ne te mets pas à la proue. Ni trop près du bastingage.
Ali sursaute et se retourne pour voir qui vient de lui parler. Derrière lui se tient un jeune homme très grand, très maigre, qui lui sourit.
– Je m’appelle Bilal…
Mais Ali n’a pas le temps de lui répondre. Déjà, poussé par des harragas impatients, il enjambe le garde-corps et monte à bord. »