Être en Poésie (10), de François Szabó

Les Mouettes, Simone Derocque

Surtout ne pas avoir peur de la réitération : à la forge, un seul coup ne suffit pas, la forme s’obtient avec la persévérance. C’est vers le but que s’obtient le poème, que sa destination prend sens… Ainsi, patience et longueur de temps valent mieux.

Ensuite la langue poétique est langue étrange-étrangère qui ne s’apprivoise qu’en y consacrant les sens à l’affût et une immense patience. C’est du domaine du merveilleux et de tous les possibles. C’est une permanence et une constance, c’est le propos dédié à la vie comme sublime don.

Le poème se déploie à l’envergure même de l’oiseau et cela ne s’entend, ne se conçoit que dans la ferveur tendre des cieux. Ce moment inouï est tellement marquant que le songe qui en découle ne peut jamais s’oublier : Aimer c’est aussi se remémorer !

Lorsque la suite des jours joue sa mélodie, tout paraît évident et c’est sans doute cela l’extase : entre fragilité et force sublime.

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