Compensation de la CSG pour les artistes-auteurs au Sénat, 15 novembre 2017

Consulter ici l’amendement présenté par Mme Morin-Desailly (13 novembre 2017)
Lire ici le communiqué de presse « Protection sociale des artistes et auteurs » émanant du ministère de la Culture (15 novembre 2017)

Un beau soleil intérieur, chronique cinéma de Jean Azarel

Un beau soleil intérieur, réalisé par Claire DENIS, 2017

Dans cette bluette bobo servie par un casting bling-bling, Claire Denis, en nouvelle mère vedette, s’échine à laver plus blanc les sentiments d’une midinette quinquagénaire jouée (à merveille) par Juliette Binoche.

Notre Juliette, à la recherche du grand amour, se coltine une suite de Roméo tous plus minables et plus caricaturaux les uns que les autres : le banquier est ignoble, l’ex toujours aussi maladroit, le prolo inculte et brut de décoffrage, l’acteur de théâtre un alcoolique mal dans sa peau, le galeriste un timide indécis, etc. Quant à Philip Katerine en bourgeois du XVIe excentrique et Gérard Depardieu en voyant sans illusions, leur prestation flirte avec le clip publicitaire destiné à happer le chaland indécis afin que le beau soleil intérieur darde ses rayons monétaires à l’extérieur. Certes on sourit, voire on rit parfois lors de certaines scènes drolatiques comme lorsque tout ce petit monde d’intellos sous cellophane s’ébaubit à la limite du grand frisson au fin fond de la Creuse et sa nature sauvage (sic). Lire la suite…

nos dîners « adaïstes »

Tradition est instaurée depuis longtemps (notre association a 12 ans d’existence) de se retrouver une fois par mois pour partager un repas.
Occasions d’échanges professionnels, de discussions sur les sujets qui intéressent les auteurs…
et toujours beaucoup d’amitié.

Photographies : dîner du mardi 5 novembre 2017 – Line Fromental (1) / Joëlle Wintrebert (2 à 4)

 

Hausse de la CSG : réduire les artistes-auteurs au silence et à la misère ?

article du 10/10/2017 – ActuaLitté, La rédaction

Près de 35 organisations d’auteurs viennent d’interpeller la ministre de la Culture, Françoise Nyssen dans une lettre ouverte. Ces dernières tentent d’attirer l’attention sur la question de la hausse qui touchera la Contribution Sociale Généralisée (CSG), qui oppose la quasi-totalité des collectifs d’artistes-auteurs aux nouvelles dispositions macronesques sur le financement de la sécurité.

Lire la suite ici
On pourra retrouver en cliquant sur ce lien la lettre adressée au gouvernement dans son intégralité et la liste de ses signataires.

Photographie : Françoise Nyssen et Erik Orsenna – ActuaLitté, CC BY SA 2.0

Histoire d’une révolution qui n’aura pas eu lieu

diffusé sur France Culture, 25/09/2017

accéder à l’article en cliquant ici ou sur l’image

et écouter Le Billet culturel (6 mn) de Mathilde Serrell


Production : Mathilde Serrell / Réalisation : Alexandre Fougeron
Illustration : Des visiteurs regardent un livre électronique pendant le Salon du Livre de Paris Crédits : MARTIN BUREAU – AFP

RETOUR SUR LES 1° ASSISES DE LA LITTÉRATURE JEUNESSE

écrit par Samantha Bailly, présidente de La Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse

On peut consulter le programme complet de l’événement sur le site ActuaLitté

Le stand de La Charte, par Anouk Ricard - Salon du Livre et de la Presse Jeunesse (SLPJ) - Montreuil

« Hier (2 octobre) avaient lieu les premières Assises de la littérature jeunesse, à la BNF, organisées par le Syndicat national de l’édition jeunesse.
Première chose : bien sûr, tout le monde se réjouit qu’existe un premier événement interprofessionnel de cette ampleur autour de la littérature jeunesse, sans aucun doute. C’est un pas immense vers la reconnaissance de cette littérature, encore bien souvent mal considérée. Un lieu où l’on peut se rencontrer, échanger. La table ronde à laquelle je participais s’intitulait « La relation auteur-éditeur : création et prise de risque ». Je soupirais d’avance. Dichotomie de l’auteur créatif et de l’éditeur qui prend le risque. Et le risque de l’auteur ?
J’y suis allée et suis intervenue non pas pour parler de moi ou raconter une histoire. Une belle histoire, j’en ai une : Samantha Bailly, 28 ans, vit de sa plume depuis 6 ans, premier roman publié tôt, des ouvrages ayant trouvé leur public, un scénario de film… enfin, ça, c’est pour la version publique, celle que l’auteur balbutie avec émotion, si heureux et chanceux d’être publié, ayant peur de commettre une fausse note dans la mélodie du bonheur que l’on aime fredonner sur scène — l’art de la représentation. Cela a été un chemin, avant de trouver l’équilibre, de déchiffrer cet univers. Aujourd’hui, je collabore avec des éditeurs ayant compris et écouté mes problématiques : je les en remercie chaleureusement, car malgré les difficultés rencontrées, je crois à ce tandem auteur-éditeur.
Sur ma chaîne YouTube, je m’évertue chaque jour à montrer l’envers du décor, dans les moments de pur bonheur, dans le travail, les collaborations fructueuses, les déplacements, les questionnements, les déceptions, la créativité, la réalité de ce qu’est l’édition aujourd’hui : une industrie culturelle.
Durant ces Assises, chaque maillon de la chaîne du livre a pu exposer sa fonction, son rôle, parfois ses problématiques. Je suis pour l’empathie, la compréhension mutuelle, le pas vers l’autre. Les éditeurs clament leur fragilité. Les libraires également. Nous les entendons, en sachant que derrière éditeur, libraire, il y a bien des réalités différentes. Mais dès que l’on évoque la prise de risque et la fragilité de l’auteur, la réaction qui revient est une forme de crispation « ne dis pas cela, nous sommes dans le même bateau ». Lire la suite…

Alliance d’associations d’auteurs en Europe

 

À l’occasion de la Foire de Francfort 2017, uneAlliance d’associations d’auteurs en Europe est née, qui inclut à ce jour l’Allemagne, l’Espagne, la France et l’Italie.
Il s’agit, encore et plus que jamais, de défendre les droits de plus en plus menacés des auteurs. Et de rappeler qu’« être auteur est un métier, pas un loisir ».

Des interpellations se préparent par ailleurs à l’échelon français sur la très préoccupante augmentation prochaine de la CSG, qui ne serait en rien compensée pour les auteurs puisqu’ils ne bénéficient pas actuellement d’allocations chômage.

Voici leur déclaration commune : Lire la suite…

Rentrée Littéraire en Occitanie, 18 et 19 septembre 2017

Le Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon livre et lecture ont proposé de découvrir les nouveautés des auteurs du territoire Occitanie les 18 et 19 septembre 2017.

Interviews dialogues, vidéos… à la Cave Poésie René Gouzenne à Toulouse.

Deux de nos adhérentes étaient présentes. Caroline Fabre-Rousseau pour son essai En coulisses (éditions Chèvre-feuille étoilée). Françoise Renaud pour son roman Retrouver le goût des fleurs (CLC éditions)

 

Pour en savoir plus : Vive la rentrée ! sur le site CRL Midi-Pyrénées

 

Photographies de Sylvie Léonard et Françoise Renaud : 1- Caroline Fabre Rousseau /  2- Françoise Renaud (auteures en compagnie de Jean-Antoine Loiseau) /  3- la Cave Poésie

Quand mon libraire facturera la rentrée littéraire au prix de la vidange

Très drôle cet article de Nicolas Gary (site ActuaLitté, 26 août 2017) avec l’aimable et souriante autorisation de Fabien Lafontaine
Quand mon libraire facturera la rentrée littéraire au prix de la vidange

« C’est en sortant de chez son garagiste que l’on peut soudainement prendre la mesure véritable et juste des choses. Ainsi, ce contribuable belge récupérant l’auto qu’il avait confiée à un artisan réparateur d’autos — un spécialiste, donc — observa un instant la facture. Et vient alors l’idée de transposer au métier de libraire ce type de facturation. » Lire la suite

Et si nous faisions de même pour établir nos factures d’auteur ?

Illustration : Rob Zeeman, CC BY 2.0 (site ActuaLitté, août 2017)

 

Colère, de Guth Joly

Guth Joly a eu la mauvaise surprise dimanche dernier, d’arriver à un salon du livre et de ne pas avoir de livres à signer sur sa table. Omission du libraire ? Défaillance de l’organisation, du système tout entier ? … peut-être une goutte d’eau dans la marée de nos problèmes d’auteur, mais elle a fait déborder le vase !

Il fut un temps très proche où il n’était nul besoin de spécifier qu’on voulait ses livres lorsqu’on était un écrivain invité sur un salon. Le libraire, partenaire, savait qui venait et faisait le nécessaire pour la commande. Depuis trente ans, je suis invitée dans des salons et je découvre que les choses ont changé. La librairie du Vigan, partenaire du salon du livre de l’Espérou ne connaissait pas les invités. Sur ma table, aucun de mes livres, il me fut répondu que je ne les avais pas demandés et que mon éditeur, Belin ne faisant pas les retours, elle ne travaillait plus avec lui. En résumé, elle commande pour pouvoir retourner, ce qui est étonnant car habituellement, un commerçant commande pour vendre. Ayant été libraire pendant plus de dix ans, je connais assez bien la vente, la gestion du stock effectivement problématique mais si on s’intéresse aux livres et aux auteurs, on se dit que puisqu’il est là, il y a moyen d’écouler le stock. Apparemment non. J’aurais été le prix Nobel que sans doute cela n’aurait rien changé si le prix Nobel avait été publié chez Belin. Et je ne suis pas le prix Nobel, j’édite des romans jeunesse, des bandes dessinées mais je dédicace pas mal de livres lorsque les salons sont capables d’attirer le public. En bref, je n’ai jamais planté un libraire moi.

Je les ai toujours soutenus et j’ai toujours travaillé avec eux.

Lire la suite…

« Ruines » de Perrine LE QUERREC, par Jean Azarel

Chronique de lecture : « Ruines » de Perrine LE QUERREC, Tin­bad ‚ coll.  Tin­bad poé­sie, Paris, 2017

Berlin 1953 / Unica / Voit Hans, son fantôme du Paradis / Enfant recherché. Hans / Voit Unica, sa poupée  incarnée / Enfant détournée.

Abasourdi, scotché, électrisé, saigné, comme vous voudrez, par la lecture du dernier ouvrage de P.L.Q (P.L.Q : je persiste et signe dans l’utilisation des initiales), j’ai d’abord cru que je n’en dirai rien tant la postface de Manuel Anceau est juste et parfaite. Mais comment rester silencieux et garder pour soi ce qui impose d’être partagé ; puisque comme l’a chanté Jean-Louis Murat « ce qui n’est pas donné est perdu, ce que tu gardes est foutu ». Il est vrai aussi, Ruines confortant l’aveu, que je suis définitivement amoureux  de cette langue posologique et de son auteure. Jusqu’à trépas. (Et au-delà d’après certains.) Car l’écriture de Perrine le Querrec (en toutes lettres) est maudite comme le cinéma de Philippe Garrel est maudit. Un petit cercle de lecteurs chez l’une, un quarteron de spectateurs chez l’autre, même si le temps aidant à la connaissance du talent, le cercle des fidèles s’élargit lentement. Tant il est vrai que la vérité fait toujours peur, quand elle n’est pas carrément effroyable.

Ainsi de l’histoire d’Unica Zürn, poupée de chair docile, et d’Hans Bellmer, homme jasmin vénéneux manipulateur, que résume en pages serrées, quasi télégraphiques parfois, le livre factuel et sans parti-pris de Perrine Le Querrec. Unica l’unique, femme précieuse, songe-plein de créativité naïve, brutalement transmutée « à l’insu de son plein gré » en créature fantasmée, hybride et changeante à l’infini, au prix fort de moult humiliations et perversions que d’aucuns verront comme la manifestation de la face obscure de l’amour. Lire la suite…

Accord interprofessionnel, 29 juin 2017

Un nouvel accord entre CPE et SNEa été signé le 29 juin en présence de Madame Françoise Nyssen, ministre de la Culture. Il statue sur deux points importants du contrat d’édition : provision pour retours et compensation intertitres en matière d’édition d’un livre.

On peut lire sur le site du SNE le texte de l’accord.

 Information transmise par Joëlle Wintrebert