Justice dans les relations économiques et justice sociale, de Geneviève Gavignaud-Fontaine

Justice dans les relations économiques et justice sociale. Sources morales, ruptures historiques, Paris, La Boutique de l’Histoire/Les Indes Savantes, février 2017

Après avoir établi la part de responsabilité des injustices économiques dans l’actuel processus de déstructuration sociale (Marchés sans justice, ruines sociales, 2013), Geneviève Gavignaud-Fontaine rappelle ici d’anciennes recommandations de justice. Autant d’édifiantes contributions des philosophes grecs et des théologiens chrétiens, notamment saint Thomas d’Aquin, à la sauvegarde du bien commun. Puis, l’historienne explique comment les économistes modernes ont soustrait les transactions commerciales aux règles de justice attentives, en principe, à ne léser personne.
Lorsque la règle de justice s’applique aux actes économiques, les prix pratiqués sur les marchés expriment de justes salaires, de justes bénéfices à toutes les étapes de la transaction, et ne ruinent pas les consommateurs. La justice sociale étant la synthèse de toutes les justices, les États sont moins sollicités pour réparer les déchirures sociales, et plus efficaces dans leurs autres fonctions. Dans une économie de marché loyale, la règle de justice est un passage obligé pour répandre la justice et la paix sociales.

Ouvrage d’une grande actualité alors que l’on commence, enfin, à discuter de la finalité de l’économie.

 

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