SOCRATE MÉDECIN pour temps de crises et catastro-phes, de Jean-Louis Cianni

SOCRATE MÉDECIN pour temps de crises et catastrophes, essai, éditions Le Relié, mai 2022

Les crises actuelles nous amènent à ne plus rien savoir, plus rien comprendre, plus rien espérer. Comment et quoi penser dans un climat aussi turbulent qu’anxiogène ? Comment ne pas sombrer dans la peur et la tristesse et réactiver l’envie de vivre ? Cet essai propose de remonter aux sources, auprès de Socrate, qui quatre siècles avant notre ère, dans une Athènes en plein désastre, invitait ses concitoyens au soin à travers le questionnement philosophique. D’une actualité saisissante, les remèdes que Socrate proposait à l’individu et au citoyen sont plus que jamais indispensables.

 

 

EXTRAIT DE LA CONCLUSION  :
Poison, en grec, se dit pharmakon, d’où est extrait notre pharmacie. Le mot porte une ambivalence. Il signifie à la fois le poison et le remède. Socrate a voulu guérir les Athéniens malades dans leur âme et dans leur cité. Il leur a proposé son antidote, inoculé son vaccin philosophique. Son traitement associe les ressources de la pensée, la critique du discours, la recherche en commun de la vérité et d’un bien supérieur. Socrate en est mort, pourrait-on objecter. Mais nous, à sa différence, nous sommes désormais nos propres juges et nos propres accusés.
Bien avancé, notre procès est toujours en cours Nous approchons peut-être du moment où nous aurons à boire notre ciguë. À ce point de tension extrême, nous restons libres de ne pas nous condamner.

Ulysse et nous, De l’errance à la lucidité, de Jean-Louis Cianni

Ulysse et nous, De l’errance à la lucidité, essai philosophique, éditions Le Relié, 2021

 

Que l’identité humaine soit une errance, L’Odyssée nous l’enseigne près de trois mille ans avant que se lèvent nos interrogations individuelles et collectives. Dans une période de crises multiples, il a semblé nécessaire à l’auteur de revenir au point de départ de nos interrogations. Non pour y reconstruire dans la nostalgie un modèle perdu, mais pour tenter de cerner ce qui se joue dans nos égarements ».
Figure ancestrale de la personne occidentale, Ulysse condense les penchants et les tensions qui s’inscrivent dans notre actualité. Son voyage, sans cesse contrarié et relancé, avec ses quêtes et ses épreuves, nous ressemble. Dans sa relecture de L’Odyssée, Jean-Louis Cianni a voulu retracer le cheminement spirituel d’Ulysse en miroir du nôtre. Un guide de lucidité.

 

« Comme Ulysse nous sommes pris dans des désirs opaques; nous doutons de nos valeurs et nos capacités; nous nous perdons dans des combats absurdes. Son identité est encore la nôtre, tissée de nostalgie et de curiosité, d’immobilisme et de changement. L’Odyssée n’est pas le livre du passé mais de l’éternel voyage. De notre voyage. »