La formation des artistes auteurs

Beaucoup d’auteurs et d’autrices ne profitent pas des formations que leur ouvre leur statut d’artiste auteur pour peu que leur revenu en droits d’auteur et revenus accessoires aux droits d’auteur ait égalé au moins 7 212 euros brut au cours des trois dernières années de la demande en formation (soit environ 2 400 euros par an).

Plus d’information sur le site de l’AFDAS.

  • En particulier pour savoir, si l’artiste auteur est éligible, comment justifier ces revenus.
  • Et ici pour des renseignements sur les barèmes, plafond de prise en charge, participation aux frais de transport, hébergement et repas si votre lieu de stage est éloigné de votre lieu de résidence. Quels financements ?

Les artistes auteurs peuvent aussi prétendre à formation via leur Compte personnel de Formation.
À noter qu’il existe un temps de carence entre les formations, qui dépend de la durée de la formation.

Ils peuvent bénéficier d’une formation non gérée par l’AFDAS, pour peu que leur centre de formation ait reçu la certification Qualiopi.
Ainsi, la SGDL propose elle aussi des formations, entre lesquelles existe également un temps de carence (six mois de carence pour un stage de 1 à 3 jours, 1 an de carence pour un stage de 4 ou 5 jours, 18 mois si le stage a duré 6 à 8 jours, et deux ans au-dessus). Voir Les Formations de la SGDL

une communication de Joëlle Wintrebert, 22 février 2025

AUTEURS : LA FORMATION EN QUESTION

Table ronde des auteurs d'ASA

Table ronde de Autour des Auteurs – Comédie 2013

Journée de formation organisée par LR2L à Perpignan le 16 juin 2014. Intervention de Marie-Laure de Noray-Dardenne

Les métiers du livre et la formation

La formation et les auteurs… C’est un peu le bât qui blesse.
Je vais jouer à contre-emploi, comme on le dirait d’un acteur, en structurant mon petit topo comme un économiste ou un marketingueur le ferait : autour de l’Offre et de la Demande. La demande avant l’Offre.

La demande, donc :
On va parler de besoin plutôt que de demande ; ce sera moins frustrant… parce que les demandes des auteurs ne sont écoutées que quand ceux-ci peuvent montrer patte blanche (on le verra plus loin).
Quels sont nos besoins ?
Vastes, bien sûr. Par définition, l’auteur n’est formaté ni par des études spécifiques, ni par des caractéristiques intrinsèques communes. C’est un « secteur » où les profils et les parcours sont étonnamment divers et cela contribue à la richesse de la littérature.
Ce qui nous lie ? La passion, la pulsion, le goût d’écrire et la volonté de partager ce que l’on produit avec notre imagination, notre savoir-faire et nos petites mains.
Partant de là, les besoins en formation pour coller à la société telle qu’elle est aujourd’hui sont très vastes.
Quelques exemples :
L’auteur, « à la base » informaticien, ne sait pas forcément assez bien lire en public ou même s’exprimer en public à moins qu’il en ait le don.
Le prof de français, en activité ou retraité, ne sait pas forcément utiliser les outils du web pour écrire un blog. Comme on l’a vu ce matin avec Serge Bonnery, ce sont des productions « à côté » du livre, ou peut-être côte à côte, qui comptent aujourd’hui.
La socio-anthropologue, l’ancien maçon, ou l’infirmier ne comprend pas spontanément les droits et les démarches administratives intéressantes à mener pour lui.
Les exemples peuvent s’enfiler en un très long collier. Un collier qui pique.

On a fini la matinée par une belle séance sur la Charte des manifestations littéraires. On n’y a pas parlé des auteurs d’ailleurs. Bon. Et bien, pour participer à un événement littéraire un peu évolué – pas un salon de base avec brochettes d’auteurs en séries sur tables en série, souvent en rectangle comme ça on se tourne le dos –, donc à une manifestation « enrichie », l’auteur est amené à lire un extrait de son œuvre, ou bien à parler de ses lieux d’écriture, de son environnement (très à la mode, ça !).

Lire en public ? Ce n’est pas inné. D’ailleurs, aux lectures que Autour des Auteurs et LR2L ont organisées pendant la Comédie du livre, deux des auteurs ont demandé à ce qu’une tierce personne lise leurs extraits. Ils ne le pouvaient pas. Question de pudeur, mais aussi de formation. Lire la suite…