Artemisia, de Jean Reinert

Tertiarisa, théâtre, L’Oeil du souffleur, septembre 2016

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EXTRAIT
Borghese : La vérité, le juge Felice la découvrira, je n’ai aucun doute là-dessus.
Artemisia : Demain, il me fait subir le supplice de la Sibylle. Si je perds mes mains, c’est comme
si je mourais…
Borghese : Pourquoi tu t’imposes cette épreuve? Renonces-y.
Artemisia : Pour innocenter Agostino ? Et rester déshonorée ? Et mon père aussi ? Je préfère
mourir !
Borghese a un mouvement d’agacement.
Borghese : Ce procès est scandaleux. Malheur à celui par qui le scandale arrive ! Pour ce qui est
de la vérité, nous l’aurons. La justice de notre Saint-Père sera sans défaillance…
Artemisia : Pourquoi Agostino ne la subit-il pas, lui, la torture de la Sibylle ?
Borghese, avec une froide ironie: Hé! Mais j’en ai besoin, moi, des mains d’Agostino !

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