Lundi 20 avril, 18 h, au Théâtre Beaux-Arts Tabard de Montpellier. Entrez dans cette nuit illuminée des deux textes, scrutez-la : au fond, des spectres.
C’est une manière de réfléchir à la façon dont Christophe Macquet a écrit Dâh, Dans la nuit khmère et dont je l’ai lu : une lecture devenue, au fil des jours, Approches de Dâh. Cette approximation, qui est un lire-écrire, répond au errécrire de Christophe Macquet : un très grand auteur, inclassable, radical, secret.
C’est une manière de revenir sur une façon d’approcher un texte, de s’y fondre puis de s’en arracher : traces, intensités. Dans cette quatrième tertulia chez Ubik ARt, j’évoquerai l’idiotie vérace de ces projets, qui n’est pas celle que l’on croit.
avec des textes de nos poètes Michaël Glück et Luminitza C. Tigirlas
Genèse de l’exposition
Quito, Équateur, 2012, Doïna Vieru intitule son exposition : EU, « Je » en Roumain, sa langue maternelle. Un siècle plus tôt, Maïakovski donne pour titre, à son premier recueil de poésie, Moi-même (1912). En 1913, le poète futuriste russe écrit une tragédie intitulée VladimirMaïakovski. De tels créateurs ne se cachent pas, ne se dissimulent pas derrière leurs œuvres. Doïna Vieru, comme Maïakovski, s’expose pleinement, effrontément. L’artiste impose à nos regards son élan de vie joyeux et grave. Son abstraction libre est un acte vivifiant dont nous pouvons nous soutenir. La culture demeure un des remparts à la barbarie, aux enfermements sanitairement exigés ou pas. Qu’importent les raisons, un enfermement vient heurter la fragile liberté de chacun, l’illusoire liberté individuelle.
avec les poètes Pierre Ech-Ardour, Nicolas Gouzy, Gérard Zuchetto
un ouvrage collectif, éditions Trôba Vox, 2026
Poèmes originaux en occitan basque catalan corse frioulan sicilien suédois castillan italien français arabe classique hébreu avec traductions en occitan et en français
« Cet ouvrage ne constitue pas, à proprement parler, un recueil de poésie méditerranéenne, mais joint ses mains bien volontiers, à la façon de cette mer fermée, sertie par les mille et un joyaux des peuples si divers qui viennent peu ou prou y baigner leur regard, afin de recueillir puis s’enivrer des eaux de rien moins que trois continents distincts. Le but, pour nous, poètes, y était bien moins « d’être de quelque part », que de venir nous rencontrer en ce lieu qui, n’étant la terre ni de l’un ni de l’autre, pouvait à bon droit se clamer « lieu de tous », dans la plus saine, salutaire et résolue fraternité.
Que nos humbles images poétiques, blotties dans les langues les plus anciennes, basque, hébreux, arabe classique, suédois, jusqu’aux plus jeunes, issues de la matrice latine commune, puissent rayonner de paix dans vos âmes lectrices, au mépris de toutes les fallacieuses raisons d’état qui presque toutes, ignorent délibérément le florilège vital de la diversité humaine, et nous opposent tôt ou tard absurdement. Pour aimer, ,nul n’a besoin d’une image de lui dans un miroir, mais seulement d’un cœur en lui, et d’une sœur, d’un frère, là, devant lui, quelqu’un qui ne soit donc pas sa servile copie conforme. À bon entendeur notre poétique salut. »
Un moment qu’on aime particulièrement dans l’année, parce qu’il nous réunit, parce que c’est un moment heureux dans l’échange autour de notre métier et dans la convivialité. Une belle présence de 19 membres et plus d’une trentaine de représentés.
De gauche à droite – 1 (de face) : Antoine Barral, Raymond Alcovère, Francis Zamponi, Janine Teisson / 2 : Marie-Hélène Lafond, Matthieu Becker / 3 : Philippe Castelneau, Patricio Sanchez-Rojas, Hervé Pijac / 4 : Chloé Millet, Ève-Marie Lobriaut / 5 : Joëlle Wintrebert, Danielle Helme, Raymond Alovère, Francis Zamponi / 6 : Henri Lehalle, Joëlle Wintrebert, François P. Cherrier / 7: Ève-Marie Lobriaut, Line Fromental, Danielle Helme, Marion Nicolau, Philippe Castelnau, Patricio Sanchez-Rojas, Antoine Barral, François P. Cherrier, Hervé Pijac
Photographies : Line Fromental & Sylvie Léonard, mars 26
Une conférence littéraire rattachée au cycle des tertulias accueillies par Ubik Art, consacrée au roman Fiskadoro de Denis Johnson
VENDREDI 27 MARS 2026 à 18 H THÉÂTRE BEAUX-ARTS TABARD – 17, rue Ferdinand Fabre, Montpellier
Le roman dystopique de Denis Johnson est parcouru de réminiscences du roman Moby Dick d’Herman Melville. Il est aussi une mise en scène hallucinée de l’âge atomique, où la place du livre est questionnée.
Ont déjà eu lieu : L’ESPRIT DE LA MACHINE EST POÉTIQUE, IL S’APPELLE GEORGES PEREC, mardi 20 janvier 2025, 20h15, Beaux-Arts Tabard La Machine, texte écrit par Perec et son éditeur allemand Eugen Helmlé en 1967 pour une émission radiophonique, est un projet visionnaire : Perec fait analyser par un ordinateur un célèbre poème de Goethe. Où l’on découvre la poésie en action sous nos yeux.
AMOUR ET TERREUR MÉTAPHYSIQUE DANS LA TRAVERSÉE DES APPARENCES DE VIRGINIA WOOLF Découvrir qu’une scène attendue entre les deux protagonistes du roman déjoue les attentes du lecteur. Virginia Woolf, dans ce passage capital, dévoile l’une des significations du titre.
Nous sommes heureux de vous annoncer que les chiffres de vente quotidiens sont désormais disponibles sur la plateforme Filéas. Vous pouvez dès à présent vous connecter à votre espace pour les consulter. Comme évoqué précédemment, ces données correspondent aux ventes réelles, « les sorties de caisse », collectées directement auprès des points de vente partenaires de Filéas. Elles viennent en complément des données de ventes hebdomadaires et extrapolées issues du paneliste GfK.
Le réseau Filéas est constitué de 700 points de vente, il a vocation à s’élargir progressivement grâce à la participation volontaire de nouveaux libraires. La liste des librairies partenaires peut être consultée depuis la plateforme.
Information importante quant à l’interprétation des chiffres : Les chiffres hebdomadaires GfK et les chiffres quotidiens Filéas reposent sur des sources de collecte et des méthodes de calcul différentes. Ils ne s’additionnent pas et ne sont pas comparables l’un à l’autre. Ils proposent des éclairages complémentaires sur les ventes de vos livres : une estimation statistique au niveau national pour l’offre hebdomadaire (GfK) et un chiffre des ventes réelles réalisées par le réseau de libraires Filéas pour l’offre quotidienne. Les chiffres de vente quotidiens sont accessibles depuis l’interface que vous utilisez habituellement. Vous pouvez passer d’une vue à l’autre simplement et adapter vos préférences d’affichage selon vos besoins.
Être en poésie, c’est pour moi être habité par une lucidité hors du commun. Une lucidité due à un surcroît de sensibilité et d’imagination.
N’est-ce pas la poésie qui fissure ce qui est et ouvre des possibles nous permettant de voir enfin le monde tel qu’il est ? Maria Zambrano dit : « Si le poète a gagné quelque chose à travers les siècles, c’est cette lucidité, cette conscience éveillée, toujours plus éveillée et lucide, comme en témoignent les poètes modernes, comme le prouve leur père à tous, Baudelaire. «
Chaque fois que le besoin m’en vient et que je prends la plume, me revient la même question : parviendrais-je à leur dire ? Yves Bonnefoy dit : « Il me semble que pour expérimenter l’impossible, il faut recommencer sans fin, comme Sisyphe avec son rocher, ce mouvement d’espérance que je nomme la poésie. » Ce ne sont pas des préoccupations esthétiques, ce ne sont pas seulement des mots qui fondent un poème, comme le dit Mallarmé, c’est pour moi le besoin de partage. Dans ce monde en proie au devenir, où tout nous conditionne, où pour le poète, la réalité est élusive, changeante, douteuse, où tout l’étonne, lui pose question, l’interpelle, ne serait-il pas le voyant dont la sensibilité exacerbée le contraint à partager le surcroît d’émotions qui l’assaillent ? Ce partage avec autrui, n’est-il pas pour lui une exigence, une nécessité impérieuse ? Je pense qu’il y a ceux qui font une œuvre pour être appréciés et ceux qui font des travaux, par urgence, pour pouvoir communier avec autrui, commeon transforme sa main en la mettant dans une autre, selon la formule de Paul Éluard. Pour partager, il n’est besoin que d’entrer en résonance, en empathie avec l’auteur.
Le Purgatoire des Invisibles, série Niki Java, polar, éditeur Moby Dick, 20 mars 2026
Vendredi 20 mars 2026, retour du printemps et de NIKI JAVA ! dans une nouvelle série qui porte son blaze, publiée chez MOBY DICK éditeur.
Niki Java, personnage récurrent créé en 1996, journaliste anticonformiste, addict au perroquet (pastis-menthe), sa première enquête est éditée en 1998 au Fleuve Noir sous le titre prémonitoire La vie est une marie-salope, clin d’œil à La vie est dégueulasse de Léo Malet.
À l’époque, la 4ème de couverture présentait le gaillard ainsi : Mon nom est Java, Niki Java ; j’aime les filles en papier et les Perroquets sans trop de flotte. Je suis journaliste de faits divers dans un baveux un peu réac, à la rubrique « Chiens écrasés ». Quand le canard m’a envoyé enquêter sur le vol du corps d’une speakerine blonde à la morgue municipale, j’ai entrepris la tournée des troquets pour faire parler les cadavres…
Trente années sont passées. Après une dizaine d’enquêtes publiées, mon héros reprend du service. Mieux, le voici qui revient par la fenêtre dans Le Purgatoire des Invisibles, 1er opus de cette nouvelle Série. Mais le préposé aux faits divers du début a pris du galon, le voici rédac-chef de Lavez-vous les mains, un site d’opinion où il officie en tant que journaliste d’investigation. Cette nouvelle enquête démarre sur le décès de Geronimo, ami d’enfance de Niki, un gangster rangé des voitures. Cassius, fils de l’ancien malfrat, profite du désarroi de l’enquêteur pour lui présenter un contrat que ce dernier ne peut décliner : Tourner un film Z au profit de l’industrie du crime. Acculé, Niki va tout mettre en œuvre pour faire capoter ce projet abject, sans lâcher son enquête en cours, une sombre affaire de paternité sur fond de succession mafieuse. C’est alors qu’il découvre avec stupeur des ramifications entre son enquête et sa vie privée, l’obligeant à se confronter à son passé. Le monde est sale et Niki Java décide de faire le ménage, sans oublier ce qui se cache sous le tapis de sa mémoire.
Un an de haïku, poésie, collection Petites Proses, KDP, mars 2026
Une expérience s’est proposée au premier jour de l’an 2025. Elle est venue de Philippe, un ami d’écriture que j’avais connu comme libraire et membre du comité de rédaction d’une revue graphique et littéraire (La Piscine, 2016-2022). Il est venu vers moi aux dernières heures de 2024 avec ce projet d’écrire un poème par jour pendant l’année au bord de commencer.
On serait cinq ou six. Non, on ne se connaissait pas. On s’inspirerait du haïku. On s’adapterait. Oui, toute une année.
Le livre est composé d’un texte qui parle de l’expérience elle-même, puis des 365 haïku de l’autrice répartis en 12 mois. Chaque mois s’ouvre avec une création photo-graphique réalisée à partir d’images prises dans son lieu de vie en lien étroit avec la saison et en temporalité avec le poème.