Honorine la Maudite, de Cathy James

Honorine la Maudite, roman historique, éditions Book Envol, juin 2025

1889, Saint-Étienne-de-Baïgorry, Nouvelle-Aquitaine.

Bouc émissaire de la société pyrénéenne, Honorine Carpentier appartient à la communauté des intouchables cagots. Accablée de haine et de mépris, elle va se battre contre les préjugés, pour devenir libre et respectée, un parcours semé d’embuches jusqu’à sa rencontre avec le bel Adam de Saint-Armand…
Qui étaient les cagots ? Pourquoi étaient-ils rejetés ? Honorine parviendra-t-elle à s’affranchir de sa misérable condition ?

2020, Gruissan, Aude.

À vingt et un ans, et après la perte douloureuse de ses parents dans le terrible attentat de Nice, Caroline Delmas décide de réaliser son rêve, de redonner à sa maison de vacances de Saint-Étienne-de-Baïgorry, son lustre d’antan et ainsi d’ouvrir des chambres d’hôtes. Pleine d’enthousiasme, elle se rend sur place, mais se heurte, à peine arrivée, à l’inexplicable hostilité d’Agatha Cazeneuve et Julian de Saint-Armand, qu’elle ne pensait plus jamais revoir.
C’est le début, pour ces deux jeunes femmes, d’une aventure haletante et extraordinaire.

lire LES CAGOTS : une race maudite pendant huit cents ans.

EXTRAIT


Tandis que Modeste s’agenouillait sur le prie-Dieu, Jeannou se retourna vers Honorine, et s’écarta pour l’inviter à s’asseoir entre eux deux. Soudain, Honorine explosa, elle n’en pouvait plus :
— Non, non. L’époque où l’on nous considérait comme des créatures impures est révolue depuis longtemps, chuchota-t-elle d’une voix amère.
On l’avait humiliée, malmenée, soumise aux regards malveillants depuis l’enfance. Elle était cagote, cela signifiait-il qu’elle fût moins honorable qu’une autre ? Oui, elle était une paria au sein même de la communauté chrétienne.
— Mais…Je ne comprends pas ton attitude ! murmura son frère.
— Si je continue à faire ce qu’ils me demandent, la honte et l’humiliation continueront à s’abattre, non seulement sur moi, mais aussi sur nous tous.

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Être en Poésie (9), de François Szabó

Comme tout a un début et une fin, le premier mot est la promesse d’une suite. Inaltérée, cette suite offre un discours peu à peu audible malgré toute extravagance, malgré toute ponctualité.

Vivre est cheminer vers l’absolu, quête secrète et sacrée, l’offrande est cette détermination infinie, cette ouverture au monde, cet élan prompt et vigoureux qui réalise l’être dans sa totalité. Vivre ivre de poésie telle que bain somptueux du succès engrangé au long du temps pour retrouver toujours la ferveur du dit.

Demeure alors le lieu et le temps marqués au fer de l’identité, du propre et du personnel, de l’amour et de la plénitude.

Œuvrer à cela c’est résister à l’immobilisme, à l’indifférence et à l’oubli. Dire et nommer font existence et réalité réunies. Ne jamais céder à la facilité : il n’y a que le dire d’amour qui subsiste à jamais.

Ainsi opérant la formulation unique réalisatrice du désir, le poème ne fait pas qu’ouvrir la brèche, c’est la création même d’une définition ferme et précise de la réalité au mitan du monde.

Idylles de Montpellier, de François Szabó

Idylles de Montpellier, poésie, Cap de l’étang éditions, janvier 2026

Idylles de Montpellier est le temps particulier du sens amoureux qui évoque en même temps la splendeur et l’étonnement, la permanence et le développement à l’infini des ressources intimes de cette ville magnifique et quelque peu énigmatique. Ici se conjuguent beauté et origine, rencontre définitive qui scelle son pouvoir tel un charme.

PRÉFACE

            Là est le lieu où s’annonce la vie, la ville arpentée qui recèle la beauté cachée, offerte au persévérant, miroir de l’âme et de l’esprit : conjugaison sublime !

            Au détour d’une place, d’un hôtel particulier, une histoire singulière s’associe.

            Pierre et jardin ici c’est Montpellier, creuset de tous les possibles, des métissages culturels et ici telle une résurgence l’eau féconde surgit : C’est tout à la fois un rire, une culture, une beauté, un accent, un partage, une tendresse, une délicatesse, une vision et la tolérante acceptation de l’autre.

            Se côtoient passé et avenir, entre mer et montagne, les âges de la vie, les cosmopolites visiteurs, étudiants, enseignants, chercheurs… Et tant d’artistes !

            Ville qui ne cesse de se réinventer, ferveur jamais démentie, volontaire et imaginative, tolérante et accueillante tout ici facilite l’approche. Cependant, tout n’est pas livré immédiatement, c’est avec patience et douceur que se reçoit le don comme somptueuse offrande. Le nier ne serait pas délicatesse. Vérité sans tendresse n’est pas vertu.

François Szabó

Un outil de diagnostic pour les auteurs ?

Un outil pour estimer la compatibilité d’un manuscrit avec une maison d’édition

Une fois le manuscrit terminé, une autre étape s’ouvre pour l’auteur qui souhaite faire publier son texte par un éditeur : trouver la bonne maison d’édition. Afin de viser juste et de ne pas multiplier les envois sans réponse, l’auteur Xavier Mayot s’est fait codeur, pour concevoir un outil de diagnostic en ligne de compatibilité entre création et maison d’édition. Accessible gratuitement, il encourage l’utilisateur à « s’investir dans l’envoi de son manuscrit ».

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une communication de Joëlle Wintrebert

MER, lecture concert de Françoise Renaud | Les Nuits de la Lecture | 24 janvier à la bibliothèque Jean d’Ormesson, Vendargues (34)

Une lecture concert du duo Voyages Immobiles
Françoise Renaud : textes & voix
Frédéric Tari : compositions & violon

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Auteurs et autrices dramatiques | charte des rémunérations 2026

Une communication de Joëlle Wintrebert

Ce début d’année voit la publication d’une nouvelle charte pour les rémunérations des auteurs et autrices dramatiques. Elle concerne les différentes activités qu’ils et elles peuvent exercer. Elle est diffusée par les EAT (Écrivaines et écrivains associés du théâtre) qui l’ont réactualisée en fonction des nouveaux décrets. Les artistes y trouveront comment défendre leurs droits, quelque domaine qu’ils touchent.

Vous pouvez la télécharger ici ou en cliquant sur la couv.

AMAEL, instance de médiation auteur-éditeur | 8 janvier 2026

une communication de Joëlle Wintrebert

Je vous avais parlé de cette nouvelle instance de médiation auteur-éditeur, longuement accouchée, et qui paraissait prometteuse.
Il semblerait que sa création n’entraîne pas l’adhésion pleine et entière des associations et syndicats d’auteurs, et même des représentants des petits éditeurs.
Bref, avec la prise en main du syndicat national de l’édition, la présence d’OGC dans la gouvernance, un nombre de voix lié aux contributions des membres fondateurs et associés, il semble bien que « les conditions indispensables à la création d’une instance de médiation crédible et équilibrée » n’ont pas été réunies, comme le souligne La Ligue des auteurs professionnels. Laquelle s’est retirée du dispositif, tout comme La Charte et l’ATLF.

L’article complet sur les tenants et aboutissants à retrouver sur ActuaLitté.

Éthéré hypogée, de Pierre Ech-Ardour

Éthéré hypogée, recueil de poésie, éditions Levant, janvier 2026
Illustration de couverture : Nissrine Seffar (détails de l’œuvre Guernica Huella)

Tome III de la trilogie.
Ce recueil clôt dans la même séquence poétique l’étroite analogie des sujets présents dans les deux précédents de la trilogie. Le premier recueil dédié aux villes de Sète et de Céret traduit l’immatérielle errance entre deux lieux où s’expriment nocturnes en face à face l’utopie et les mots en principaux acteurs. Le deuxième résonne d’amours, de renaissances, de lumières qui saisissent le poète, venues d’ailleurs, le rendant dépendant d’une prégnante imprésence.

Placé face au défi de l’ultime traversée vers l’innommable, les poèmes du troisième recueil adhèrent aux thèmes évoqués, leur insufflant spirituelle et espérée une ascension de l’enfouissement vers l’éther. Nul n’aurait imaginé Céret lieu d’écriture des tout derniers poèmes.

TROIS POÈMES extraits du recueil

1

Des micacés joyaux en tes mèches, du khôl de tes yeux, 
de ton jardin bien clos sourd une source celée. 
Tes inoubliables saveurs sanctifient la reine Shabbat.

Quelques tournoiements
puis figure ton absence
Et pourtant
se révèle allusif
ton visage en le chant

En deçà de lui-même
un novice silence
erre
vers l’étincelle

Interroge la lecture
le schème de pauvreté

Feint de te sauver le temps
pour en la pénombre
des verbes
résister vainement
à l’éternelle absence

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