Langue d’eau aurifère du Languedoc, de François Szabó

Langue d’eau aurifère du Languedoc, éditions de la Nouvelle Pléiade, décembre 2021

Il s’agit d’un petit recueil poétique, promenade amoureuse tout au long du Lez, hymne à la vie, au printemps, à la lumière du Sud. La nature y est convoquée autant que l’amour y est célébré. Tendre et calme douceur, vive et souriante exaltation, ce livre est ce pas en avant vers l’autre qui guide nos actes.

EXTRAIT 1
Mais court déjà Lez
Pressé vers son destin
L’eau qui blanchit d’écume
Mère de perle
Ta splendeur
Ta somptueuse présence
Dans le flot
Délicates pensées

Sur le miroir de l’eau

EXTRAIT 2
Le ciel dégagé de
Toute incertitude
Voie inouïe
Pour notre amour
A la fenêtre ouverte
Au soleil
Ne répondra jamais
Le nuage noir de pleurs
Chassé par l’anticyclone

De la sereine passion

Michaël Glück au Marché de la Poésie, du 20 au 24 octobre 2021

Les présences de Michaël Glück du 20 au 24 octobre

mercredi 20 – 15h30  – 226 éditions Les2Rives

jeudi 21 – 15 h L’Amourier – 208 / 16 h  Les2rives – 226 / 18 h Lanskine – 610

vendredi 22 – 14 h Lanskine – 610 / 15h L’Amourier – 208

samedi 23 – 14 h Le Réalgar / 15 h L’Amourier/ 16 h (sous réserve) La lucarne des écrivains / 17 h Potentille

dimanche 24 – 14 h Lanskine / 15 h L’Amourier / 16 h Potentille / 17 h (sous réserve) La lucarne des écrivains

on pourra aussi le retrouver sur les stands de Atelier des Grames, Jacques Brémond, Propos2éditions et Les Carnets du Dessert de Lune

Lecture de Jean Azarel, festival Sémaphore, 1-3 octobre 2021 à Moëlan-sur-mer

Jean Azarel sera présent sur le festival les 1, 2 et 3 octobre en tant qu’invité.
(Moëlan sur mer est près de Quimperlé)

Lecture le 1er à 18h45 d’une « Lettre à Léonard Cohen »

programme ici

Par l’aiguille du sel, de Luminitza C. Tigirlas

Par l’aiguille du sel, poésie, éditions du Cygne, Paris, 2021
Image de couverture : Doïna Vieru

Les textes ouvrent le mot Sarmatienne que la mère prononce, elle sème ses paroles dans les sillons antédiluviens, à savoir les traces salines de la mer asséchée des Sarmates. Le sel figure une morsure du sensoriel, de tous les sens de l’humain et de l’inhumain, de la bête sommeillant et se lignifiant en nous comme dans les sarments des vignes, il se dépose aussi dans les lacrymatoires qu’on y accroche au printemps… Le sel grignote la fibre langagière transmise par Sonya, l’aïeule d’une lignée, d’un alphabet proscrit et d’une Mer Sarmatienne refoulée.

 

En Moldova post-sarmatienne / le nom du sel / s’éternise dans le sanscrit : sare / Dites en longueur sa-a-are… e-e-e… / et le mot devient sacré. Avec ce vocable de l’enfance d’autres toponymes salins transportent la poésie pour faire vibrer sa nouvelle langue : Mon souffle titube / devant le Quercy blanc

 

 accéder au site de l’éditeur

 

 

La nuit m’a soufflé sa lumière, de Stéphane Amiot

La nuit m’a soufflé sa lumière, recueil de poésie, éditions Unicité, juin 2021
Préface : Marie-José Aubrière
Photographie de couverture : Emmanuel Tecles

Deuxième volet des écrits de la pénombre, La nuit m’a soufflé sa lumière poursuit, après Bris épars, le dialogue du fruit et de l’arbre, dans une écriture du copeau.
Quand il faut mâcher le pain du deuil et porter outre les yeux enclos de cimetières.

« Ce récit poétique est l’épopée d’une vie humaine où fulgure l’épopée d’autres vies. » (extrait le la préface de Marie-José Aubrière)

 

FRAGMENT

je ne suis 

que de songe 

et de brume

précipité d’orage

la feuille d’automne

murmurée au vent

le souvenir

des cris

inscrits dans l’azur

dans les yeux d’une mère

des bouches d’enfants

à mes épaules d’homme

je ne suis

que du temps

d’une ondée

 

 

 

Il fut soir il fut matin, de Pierre Ech-Ardour

Il fut soir il fut matin, poésie bilingue français/occitan, Institut d’Estudis Occitan Erau, mai 2021
Traduction en occitan par Florian Vernet
Encres de Chantal Giraud Cauchy

 

Plus encore que dans ses précédents recueils Pierre Ech-Ardour poursuit dans Il fut soir il fut matin une aventure personnelle très singulière, à travers les labyrinthes du langage et de la mémoire. Une aventure poétique – en l’instant suspendue – incarnée dans les lieux familiers ou lointains, dans l’histoire proche ou ancienne des cultures et des sensibilités de la Méditerranée.

 

EXTRAIT

À la lisière des arbres
aux fruits de la terre
des célestes demeures
du jardin d’Eden
du rocher à la vie
de la pitié aux
suprêmes hauteurs
irrévocable serment
veilleur de vie
sous la langue
d’un nuptial lieu au
goût lacté de miel
apparaît l’informe au
crépuscule des mots Lire la suite…

Migre déraciné un temps, de Pierre Ech-Ardour

Migre déraciné un temps, poésie, éditions Levant, avril 2021
illustration de 1ère de couverture : Vague à l’âme. Lueur de vie, 2018, Étienne Schwarcz (peinture sur papier d’art 100 x 100 cm)

 

Le recueil contient cinquante-cinq poèmes écrits au jour le jour d’une période privée de liberté durant laquelle l’espoir n’a jamais cessé de motiver le calame, d’inscrire en la temporalité de l’expérience la nécessité de clamer son souffle et d’affranchir sa poésie.

Gisaient des ombres en le repli des libertés. M’interpellait le joug de déshumanisation.  Chaque mot sur le chemin de la langue discernait en le temps et un lieu le dépassement de mon enfermement. Sédentarisée courait en conscience l’inspiration jusqu’à m’ouvrir salvateurs des horizons, nouvelles des pistes d’errance.  Jour après jour, prégnante pointait en le souffle de mes mots, expressive l’écoute d’un monde en déviance. L’apparence diaphane masquait le visage. Imprévisibles les distances creusaient les écarts. Messagères des possibles et contraires sapèrent les influences espérance et confiance. (Note de l’auteur)

L’édition originale comporte 300 exemplaires dont 50 numérotés signés de l’auteur et du peintre.

Poèmes Passe-montagnes, de Jean Azarel

Poèmes Passe-montagnes, livre d’artiste (série limitée), réalisé en plomb mobile à l’aide de presses manuelles typographiques, éditions Les Monteils

 

Du Mont Lozère à Conques, des ruisseaux aux prairies d’altitude, au gré des éléments, le poète a écrit en liberté des pérégrinations poétiques illustrées par des gravures de Marc Granier.

 

Les bêtes à l’abri sont chocolatées d’un automne infini.
Parfois dans la lenteur d’ici qui respire entre deux phrases,
les regards se tournent vers le Mont
Il neige sur Finiels.

Les toits du Fel au loin étincellent. La route se tortille, creuse le schiste d’étreintes fiévreuses en chisteras volages. Vallées profondes émiettées de lumière. Sur les pentes, cerisiers blancs, aubépines et jonquilles coiffent la vigne d’un peine indécis.

 

 

Marc Granier est né en 1953 et vit dans les Cévennes gardoises à Roquedur où il a installé son atelier. Peintre et graveur, il expose dans de nombreuses galeries et fabrique des livres d’artistes avec des poètes quand les textes  « lui parlent ».

          

Cantique de Pierre Ech-Ardour

Cantique, recueil de poésie, Ségust Editions, mars 2021
Illustrations : encres de Chantal Giraud Cauchy

 

Sollicité par l’éditeur en quête d’un recueil « solaire », le projet d’écriture devait défier la morosité générée par la difficile période sanitaire traversée et offrir en lecture un petit ouvrage de poèmes d’amour, enluminé d’œuvres lumineuses, propice à remonter le moral.

Si le « Cantique des Cantiques » a inspiré l’écriture de la poésie du recueil, Abishag la Sulamite chemine ici par de cosmologiques poèmes jusqu’à l’acmé de sa féminité.

Chantal Giraud Cauchy a créé pour ce recueil de flamboyantes enluminures encrées.