Carte blanche à Danielle Helme, Mille poètes en Méditerranée, Narbonne, 6 mai 2022

Mille poètes en méditerranée donne carte blanche à Danielle Helme

une rencontre lecture dédicaces de son recueil « Temps Modifié » Ed. de l’Aigrette

le vendredi 6 mai à 21h

Nils Oriard au piano. Présentation : Philippe Lemoine.

la Place des Arts / 10 Place Voltaire / Narbonne

 

Les Trois Livres du tendre, de François Szabó

Les Trois Livres du tendre, poésie, Obsidiana Press, avril 2022

 

À chaque Sant Jordi, François Szabo sort une publication célébrant Carole.
Et c’est ici avec une immense tendresse que se conjugue la poésie : L’Abri côtier, L’Éventail inventorié, Semer semaine après semaine. Textes qui se succèdent et indéfiniment recomposent la vie amoureuse, une offrande lyrique en quelque sorte…

(un livre électronique gratuit)

 

Les Trois Livres du tendre, c’est ici

consultable à volonté, demeure parole délivrée, à vous de la goûter.

 

Création&Psychanalyse : réverbérations – un séminaire proposé par Luminitza C. Tigirlas, Gazette café, 16 avril 2022

Luminitza C. Tigirlas reçoit la poète Sylvie Durbec au Petit-Théâtre du Gazette-Café pour discuter à partir de ​ses livres Ça, qui me poursuit, Fughe, Territoire de la folie et d’interroger plus particulièrement le rapport à la mort des écrivains Jacob Lenz, Adalbert Stifter, Robert Walser, Georg Trakl​, etc​.

L’accomplissement amoureux, de François Szabó

L’accomplissement amoureux, poésie, Cap de l’Étang éditions, mars 2022
image de couverture Laurence Crinquant / préface de Monique-Marie Ihry

 

Cet ouvrage est le résultat d’une lente et longue sédimentation et cristallisation d’un amour éperdu ancré dans une réalité vécue où la passion a toute sa place, irrémédiablement. Déclinaison amoureuse et poétique dans la concision de micro-poèmes reliés ensemble en un seul, langue affranchie mais affirmée, à l’œuvre de l’énonciation.

 

PRÉFACE (Monique-Marie Ihry)

L’accomplissement amoureux de François Szabó est un recueil de poésie intimiste dédié à Carole, « La femme/ Inouïe/ Et permanente », l’être « unique » de ses pensées. Il est composé de 85 poèmes courts et concis écrits en poésie libérée, s’enchaînant dans une ode dédiée à l’amour, le but ultime de la vie étant l’accomplissement amoureux.
Le poète se demande si la vie se prolonge au-delà de la mort ou si la vie elle-même perdure « en l’amour ». Une seule chose demeure certaine : l’amour « dure/ Et perdure », l’amour, cette « force immortelle » sans laquelle nous ne serions rien, cet élément essentiel à la survie de l’être. Une promesse de printemps symbolisée par la floraison de l’aubépine en décembre demeure suspendue au-dessus des « ravins » de la vie, présageant un destin « tranquille » confirmé par le cornet à dés, et ce grâce à la concrétisation du partage amoureux. Notons la présence affirmée d’un vocabulaire mystique, dont la « ferveur », la présence de Dieu, l’évocation du regard céleste : « les yeux/ Permanents/ Des cieux ».
Le propos intense, l’amour ‒ passion sublimée et éternelle ‒ font de cet ouvrage un hymne au sentiment amoureux, cet état précieux et privilégié sans lequel la vie n’aurait a priori aucun sens.

 

Enceinte d’infinitude délivre la lumière le silence, de Pierre Ech-Ardour

Enceinte d’infinitude délivre la lumière le silence, recueil de poésie, Éditions les Poètes français, mars 2022
Illustration de couverture : œuvre d’Iris Terdjiman

 

 

Ce sont des poèmes respectueux de leur destinataire, qui accordent une place importante à la pluralité de sens et à la liberté de compréhension. Le fait qu’ils n’aient pas de titres évite notamment d’en figer l’interprétation. Ils donnent accès à ce que Jean-Bertrand Pontalis désignait pour évoquer un texte en prose (dans son livre Le dormeur éveillé) la « mémoire rêveuse », qu’il définissait comme « traversée d’images, de souvenirs, d’instants ».
(commentaire d’Annie Pibarot)

 

 

EXTRAIT

S’épanche imperceptiblement
lustrale l’élégie de ta langue
Par-delà pénombre et apparence
depuis l’orbe fugaces déversent
tes mots spacieuses moult exhalaisons

Comment ne pas étreindre tes accents
impétueux aux atemporels messages ?
Dans la soif de nos apartés
à satiété se contient ta voix
tel un chant qui me déleste

Ténue tatoue assouvie ton écriture
le sépulcre où reposent nos insomnies
Effeuillés et mordus
témoignent ces os desséchés
Confluence de nos vies

 

Carole l’amour tambour battant, de François Szabó

Carole l’amour tambour battant, poésie, éditions les Poètes français, mars 2022

 

C’est une voix singulière qu’il faut savoir écouter pour en apprécier les nuances « un monde à l’orée de la perception » – pour reprendre les mots mêmes du poète. François Szabó, lecteur passionné de poésie dans toutes les langues de la planète, nous livre des textes qui pourraient faussement sembler légers, éthérés, et en fait ce sont de bien délicates broderies tissées avec « la ferveur / De chaque instant [avec laquelle] […] se définit le monde offert / A capter la goutte dans la lumière ». L’amour est le sujet majeur de la poésie, et c’est lui, bien sûr, qui préside à ce fin travail de tisserand. Ainsi François nous montre à nouveau que « La poésie est contagieuse ô combien / Aucun barrage contre son pacifisme / Elle désarme interroge questionne ».

Lisons et relisons ces lignes limpides, et peu à peu jaillira l’enchantement, au-delà du « labyrinthe du dicible » le texte s’ouvre sur l’infini, « C’est acquiesçant et ardent / Que le parcours s’enlumine » et nous réalisons avec une certaine griserie que « tout poème contient un cosmos ».
(Jean-Frédéric Brun)

Luminitza C. Tigirlas au Gazette café, Montpellier, 19 mars

Découverte de la saveur du sel de la vie à travers la poésie de Luminitza C. Tigirlas invitée par l’association de lecteurs Les Collecteurs. Entretien et lectures.
L’association Les Collecteurs s’associe au Gazette Café pour accueillir cette autrice libératrice.

découvrir Luminitza C. Tigirlas ici

 

Saisons de lagunage de Stéphane Amiot

Saisons de lagunage, poésie, éditions unicité, mars 2022
préface : Marie Vermunt / photographie de couverture : Emmanuel Tecles

Stéphane Amiot porte au fond de lui-même ces paysages qui ont fini d’être fleuve et qui ne sont pas encore mer. Sa plume trempée dans l’écume des souvenirs dessine le regard du lecteur sur les paysages de Saintonge, flottant parmi les goélands /à l’échancrure des dunes, jalonnés d’ajoncs, ces hautes jambes d’herbes/Tressées de lumière.
Plus loin, au large, une île sculpte l’océan, Autre tentacule continental / Aile / Remords de terre / Qui s’isole et s’insule. Des images, singulières, puissantes, émergent des flots. Les arabesques des mots moutonnent à marée montante, Une écriture des marées qui nous apprend la geste funambule du mort et du vif.
Stéphane Amiot tapisse le jusant, de ses paysages intérieurs sous l’aubier de lune. Ce recueil est une invitation des sens pour écouter car Tout chante sous le voile du silence. (extrait de la préface)

 

FRAGMENT

toi qui marches comme on prie
dans le silence et la fraternité des gouffres
qui vas traversé de folles déroutes
enfrichant de chaque pas le chemin
dans le genêt des escapades
tu éprouves l’apesanteur des sèves
toi qui marches contre la canicule
et ses cigales clouées à l’écorce des arbres
tu sais que longue
est la traversée des pleurs
parmi le saintbois et ses semis hallucinés
qui vouent nos soifs aux cimetières du vent
tu sais la litanie des défaites
les cris repris par les sables
les enfances jugulées
et les bras perdus à étreindre la boue
toi qui marches sur la tombe des pins
tu sais que vivre n’a qu’un temps
que nous sommes tous
des oiseaux sacrifiés
au pèlerinage des flots

 

Sous ma fourrure de mots, lecture de Jeannine Teisson, Gazette café, Montpellier, 17 mars 2022

au Gazette café , 6, rue Levat, Montpellier
le jeudi 17 mars, à 19h

Sous ma fourrure de mots

mois de mars, Printemps des poètes
Janine Teisson lira des poèmes inédits ou extraits de ses recueils

Icare mon amour, Renaître et Au clair de la nuit.

Sa poésie nous dira les fêlures, l’enfance, le temps qui passe, l’amour, la beauté et la douleur du monde, l’écriture vitale et la mort et l’humour.