Éthéré hypogée, recueil de poésie, éditions Levant, janvier 2026
Illustration de couverture : Nissrine Seffar (détails de l’œuvre Guernica Huella)
Tome III de la trilogie.
Ce recueil clôt dans la même séquence poétique l’étroite analogie des sujets présents dans les deux précédents de la trilogie. Le premier recueil dédié aux villes de Sète et de Céret traduit l’immatérielle errance entre deux lieux où s’expriment nocturnes en face à face l’utopie et les mots en principaux acteurs. Le deuxième résonne d’amours, de renaissances, de lumières qui saisissent le poète, venues d’ailleurs, le rendant dépendant d’une prégnante imprésence.
Placé face au défi de l’ultime traversée vers l’innommable, les poèmes du troisième recueil adhèrent aux thèmes évoqués, leur insufflant spirituelle et espérée une ascension de l’enfouissement vers l’éther. Nul n’aurait imaginé Céret lieu d’écriture des tout derniers poèmes.
TROIS POÈMES extraits du recueil
1
Des micacés joyaux en tes mèches, du khôl de tes yeux,
de ton jardin bien clos sourd une source celée.
Tes inoubliables saveurs sanctifient la reine Shabbat.
Quelques tournoiements
puis figure ton absence
Et pourtant
se révèle allusif
ton visage en le chant
En deçà de lui-même
un novice silence
erre
vers l’étincelle
Interroge la lecture
le schème de pauvreté
Feint de te sauver le temps
pour en la pénombre
des verbes
résister vainement
à l’éternelle absence








