« Tu connais celle de Socrate et de l’eunuque ? » : anatomie du plus vieux recueil de blagues de l’histoire

sur Slate, par Nicolas Mera, 16 août 2026

Compilé autour du IIIe siècle en Grèce antique, le « Philogelos » recense près de 300 histoires drôles. Mais les blagues de nos ancêtres sont-elles toujours efficaces de nos jours ? À vous de juger.

Même en dehors du cadre domestique, l'humour stimule la société antique. | Paola Capelletto via Unsplash
Même en dehors du cadre domestique, l’humour stimule la société antique. | Paola Capelletto, Unsplash

Depuis quand se raconte-t-on des blagues ? Aristote, philosophe grec du IVe siècle av. J.-C., disait de l’homme qu’il était «le seul animal qui ait la faculté de rire». Si l’on imagine plus volontiers les Grecs s’appesantir sur des sujets sérieux de philosophie et de mathématiques, force est de constater que les Anciens appréciaient aussi l’humour, et ce sous toutes ses formes: la satire, l’humour noir, l’absurde, l’ironie, l’humour scato ou coquin, le calembour et la parodie ponctuent leurs échanges quotidiens.

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HUGO, protection contre la fouille de texte : trucs et astuces, août 2026


Vous aimeriez bien inscrire toutes vos œuvres dans la base Hugo, proposée gratuitement par la SGDL, mais vous êtes dérouté par l’ampleur de la tâche ?
Une astuce pour vous aider : téléchargez votre biographie sur la Sofia, vous trouverez tous vos numéros d’ISBN (ou presque, pour quelques ouvrages très anciens, le numéro n’est pas aux normes!) sans avoir à compiler votre bibliothèque ou la base Opale plus…
Et, miracle, vous découvrirez sans doute des rééditions ou autres éditions dont vous ignoriez ou aviez oublié l’existence !

(très bon conseil d’Evelyne Châtelain-Diharce, posté sur LinkedIn)

Le dépôt de fichier manuscrit n’est pas gratuit… tarifs 2026 ici, en revanche le service de gestion du droit d’opposition à la fouille de textes et de données l’est ! voir ici.

Au placard les cauchemars !, de Marie-Hélène Lafond

Au placard les cauchemars !, album jeunesse, éditions Lirabelle, juin 2026
Illustrations : Xenya Alexeeva

Le soir, dans le noir, des monstres viennent me voir. Ils espèrent bien me faire peur, mais…

Un dragon, un loup, une sorcière ou encore un fantôme rendent visite à notre jeune héros. Mais l’enfant ne cède pas à la peur et les imagine en personnages drôles et inoffensifs.

Un album tendre et plein d’humour pour apprivoiser ses peurs et dire avant de dormir.

EXTRAIT

Le soir, dans le noir,
des monstres viennent me voir.
Ils espèrent bien me faire peur,
mais…

Quand c’est un dragon
qui vient me voir,
narines fumantes et air méchant,
je l’imagine…

En maillot à pois
avec masque et tuba

Quand c’est un loup
qui vient me voir,
grosses griffes et grandes dents,
je l’imagine…

Chaussé de claquettes,
jouant des castagnettes.

Quand c’est une sorcière
qui vient me voir,
chapeau pointu et nez crochu,
je l’imagine…

À l’opéra
en petit rat.

Au placard les cauchemars !, illustration page 29

Éloges, de François Szabó

Éloges, poésie, Cap de l’Étang Éditions, août 2026

Éloges est une quête mais une quête sans fin, dont l’objet est de faire perdurer des êtres chers. Cette ardeur à proposer leur présence c’est ce qui est sens de vie par-delà tout. Reconnaissance et gratitude se mêlent incessamment. Si dire a un sens…

PRÉSENTATION DE L’ÉDITEUR

Éloges est une œuvre de la maturité d’une profondeur subtile et remarquable.

La parole devient puissance fondatrice, le chemin. Elle est vectrice de transmission, de dépassement de soi et lien entre les êtres. Cette symbolique associant la lumière à la vérité intérieure confère à l’ouvrage une tonalité résolument positive. Le poète ne décrit pas le monde sensible, il cherche à saisir le fondement de l’existence.

Les nombreux recueils composés par l’auteur pourraient constituer les chapitres successifs d’un seul et infini grand poème. La composition semble fondée sur une conviction simple et exigeante : malgré la précarité du temps, il demeure possible de célébrer la lumière, les êtres aimés et le don de vivre.

Les êtres chers auxquels François Szabó dédie ces Carnets deviennent les sujets d’une expérience humaine plus vaste. À travers eux sont célébrées de nobles vertus positives : la parole, une quête spirituelle de l’être, une esthétique de la lumière, la gratitude et la persévérance. Éloges est une œuvre singulière de par sa fidélité à la transmission familiale et une forme rare de confiance poétique dans le monde.

Rémunération “dérisoire” de l’auteur : la justice annule deux contrats décisions | ActuaLitté, 10 août 2026

un article d’Antoine Oury, ActuaLitté du 10/08/26

Ils sont très compréhensifs dans cet article de parler de « coédition » entre un auteur et l’Harmattan alors qu’il s’agit plutôt, tout bêtement, d’édition « à compte d’auteur » ! Mais l’Harmattan n’est que l’arbre (bien connu…) qui cache la forêt ! En tout cas une décision de justice qui pourrait faire jurisprudence ?…

éditions L’Harmattan, Paris, Wikimedia Commons

Le 8 juillet dernier, le tribunal judiciaire de Paris a rendu une décision notable, qui s’appuie sur la notion de « rémunération appropriée » de l’auteur inscrite dans le Code de la propriété intellectuelle. Il a en effet estimé que la rémunération prévue par deux contrats des éditions L’Harmattan avait un caractère « dérisoire », les rendant de fait nuls et entraînant leur anéantissement rétroactif.

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une communication d’Hervé Pijac


Écumer l’instant, de Jean-Yves Tayac

Écumer l’instant, poésie, éditions La Cartonera (Cuernavaca, Mexique), juin 2026
(chaque exemplaire est unique)

Écumer l’instant est le deuxième ouvrage de Jean-Yves Tayac publié à La Cartonera
Il s’agit d’un recueil de vingt poèmes qui transportent le lecteur des rivages de la Méditerranée aux îles indonésiennes ou le font voyager du Finistère jusqu’aux cieux, où la mythologie grecque rappelle la finitude de l’existence humaine.
Une simple empreinte dans le sable désigne le lieu idéal pour mourir.

PRÉSENTATION DU LIVRE PAR LES ÉDITEURS
Tayac est un observateur attentif de l’humanité et du monde qui l’entoure. Fort d’une culture riche acquise à travers ses études, il fait preuve d’une grande sensibilité et d’un don pour exprimer ses sentiments. Il a la chance de vivre à deux endroits : à Rodez, au cœur des montagnes du centre de la France, et dans la magnifique ville de Sète sur les bords de la Méditerranée. Ces derniers temps, son écriture s’est tournée vers la poésie, où il peut exprimer librement sa sensibilité, ses observations perspicaces, ses émotions et son amour du voyage. (Dany Hurpin et Nayeli Sánchez, La Cartonera)

À PROPOS DE LA FABRICATION DES LIVRES
Ces livres, qualifiés « d’art populaire » par l’auteur, sont fabriqués à partir de carton de récupération. Ils sont réalisés par des artistes connus au Mexique ou encore par des gens du quartier ou de passage à Cuernavaca qui peignent à leur idée et avec leur style plutôt en fonction du thème de l’ouvrage (mais pas toujours !).
La maison d’édition La Cartonera a été créée pour se souvenir de la crise en Argentine où les gens ramassaient du papier et du carton dans les rues pour faire des livres. De cette réaction populaire pour conserver la culture, est née La Cartonera qui existe dans plusieurs pays d’Amérique latine.

Les ouvrages produits par celle de Cuernavaca sont présents dans les bibliothèques des plus grandes universités (Harvard, Cambridge…). La reliure est soignée, à la japonaise. Le papier est fabriqué à partir de fibre de canne à sucre. Le tirage limité (entre 100 et 170 exemplaires) et numéroté en fait des objets rares. Les artistes sont volontaires, gratifiés de quelques exemplaires, souvent bilingues. Avec un prix de vente modeste, les comptes sont équilibrés sans vraiment de bénéfice mais tout le monde peut y avoir accès.
« C’est pour moi une magnifique aventure, notamment en raison des valeurs qui y sont associées. », affirme Jean-Yves Tayac.

La Cartonera a publié à ce jour 108 ouvrages représentant plus de 20000 œuvres peintes différentes.

De Borges à Superman : la bibliothèque d’Umberto Eco s’ouvre enfin au public

sur ActuaLitté, le26/07/2026 par Hocine Bouhadjera

Portrait d’Umberto Eco, Wikimedia Commons

Dix ans après sa mort, la bibliothèque légendaire d’Umberto Eco s’ouvre enfin au public. Plus de 32.000 livres, autrefois réunis dans son appartement milanais, permettent désormais de pénétrer dans l’atelier intellectuel de cet humaniste encyclopédique, qui faisait dialoguer philosophie médiévale, sémiotique, romans policiers, science-fiction et bandes dessinées. À Bologne, les ouvrages ont été disposés selon l’ordre imaginé par l’érudit, offrant une cartographie vivante d’un esprit insatiable.

Lire ici

Dans l’article, ne pas manquer le lien vers la fantastique ITW du maître – Derrière les portesréalisée pour Arte, absolument passionnante.

Une communication de Joëlle Wintrebert

Inédit dans la revue Sigila pour Françoise Renaud | n° 57 : « Conversions – Conversões » | printemps – été 2026

une revue transdisciplinaire franco-portugaise sur le secret

En bois de grenadille, nouvelle inédite, juin 2026

découvrir le sommaire N° 57 ici

en savoir davantage ici sur le site de Françoise Renaud

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est 20260626_094243-1024x768.jpg.

Être en Poésie (12), de François Szabó

Être en Poésie, c’est être perpétuellement à l’affût, à l’écoute, à la captation de tout événement immense ou minime. Être à la fois vigilant mais offert, avec la nuance et la tendresse qui rendent apte à saisir le miroitement de la vie.

Puisque les mots peuvent être nos alliés, dire et évoquer sont les moyens de se tracer une voix existentielle. On va plus loin en formulant, on va à l’essentiel en définissant, on va où le bonheur nous mène si l’on peut exprimer nos sentiments et notre perception.

Ainsi libéré des attaches paralysantes, le poème œuvre à notre indépendance, constamment, sans relâche, ardemment.

Rien de tel que le poème pour nous affranchir des affres du quotidien.

Nommer n’est rien de moins que de recréer son monde, haute valeur inestimable de la fiction qui en devient réalité formelle et définitive.

La lecture est cette valeur fondamentale qui permet le partage, l’admiration, le contentement, l’adhésion, l’interrogation. Ne pas lire ce serait oublier de voir, ce serait l’extrême cécité, ce serait le retour fracassant des ténèbres, ce serait un monde sans limites humaines : aussi, tout commence par la lecture, cette base fondamentale dont tout dépend.

Alors, ne tardons pas, lisons ! Et toutes les personnes engagées dans le domaine du livre demeurent ainsi nos plus proches amis, par le livre reliés.

Photographie de l’auteur : Fontaine à Montpellier

Mat le cinglé, nouvelle fantastique, de Stéphane Amiot

in Horrifique n°168, L’Unique zine d’horreur au Québec, mai 2026

Illustrations : Laurine Spehner et Jeff Grimal
Coauteurs : Yves-Daniel Crouzet et Pat Isabelle

Présentation :
Le soir d’Halloween, Jérémy accompagne un groupe d’enfants dans leur collecte de bonbons, à travers les rues désertes du bourg de Montsouris-La-Garde.
Un détour aux Glycines est prévu pour aller rendre visite aux résidents de l’Ehpad, à la lisière de la forêt. Avant même d’y arriver, Jérémy comprend que c’est une mauvaise idée.