Brassens – Pas à pas à Sète, de Bernard Lonjon

Brassens – Pas à pas à Sète, petit guide, coauteur Bernard Wagnon, éditions L’An Demain, juillet 2020
avec photos d’époque, cartes postales, photos modernes

Vous cherchiez à suivre les traces de Georges Brassens dans sa ville natale ? Voici le guide qui vous accompagnera. Conçu par des spécialistes reconnus de la vie et de l’œuvre du troubadour sétois, il vous entraîne dans tous les lieux favoris du poète, là où il est né, où il a grandi, où il a fait ses premières gammes où il s’est amusé, où il a chanté, où il est enterré. À travers les cartes postales d’époque, les anecdotes de jadis et les photos d’aujourd’hui, les deux Bernard vous invitent à emboiter le pas du géant de la chanson française qui, comme tout poète, ne meurt jamais

 

Blanche, châtelaine du Gévaudan, d’André Gardies

Blanche, châtelaine du Gévaudan, roman, TDO éditions, juillet 2020

Valbrèges, le château merveilleux que découvrit Paul Fréval quand il était enfant et qu’il n’a jamais oublié. Des années plus tard, comme un rêve qui se réaliserait, il y séjourne en résidence d’écriture, invité par la comtesse Blanche Maufoid, née de Ségouzac. Outre le roman sur lequel il travaille, Paul Fréval devra réaménager la vaste bibliothèque familiale et faire le tri dans les papiers et documents du défunt Marquis, le père de Blanche. De conversations en conversations il devient bientôt son confident avant d’en être l’amant en dépit de leur différence d’âge.
Mais l’implication de chacun dans cette relation amoureuse ne tarde pas à se déséquilibrer…

Une histoire où il est question d’une femme d’un certain âge qui, du fait de sa naissance et de son éducation, sera toute sa vie à contretemps, jusque dans ces dernières amours. Le tout sur fond d’éoliennes.

 

EXTRAIT – chapitre 1

Tout un luxe de cheminées, de lucarnes, de pans coupés, de toits coniques, ceux des tours d’angle, ceux des échauguettes, se découpe sur le ciel et miroite sous l’éclat des écailles d’ardoises. Un véritable château de contes de fées.
C’est ce que découvre l’homme qui a garé sa 2CV sur le bas-côté de la route, qui, les mains sur le volant, s’attarde un instant avant de s’extirper de son siège puis de traverser la chaussée. Il longe le haut mur d’enceinte qui court sur plus de deux cents mètres, tout en cherchant à regarder par-dessus. De temps à autre il s’arrête, se dresse sur la pointe des pieds, tend le cou, sautille sur place. Tout juste s’il aperçoit le faîte du toit que masquent les frondaisons des grands arbres.
Bientôt, là où le mur s’abaisse légèrement, il prend appui des deux mains, engage le bout de ses chaussures de marche entre deux anfractuosités et, d’un coup de rein, il se hisse. Ayant gagné une quarantaine de centimètres, il a enfin sous les yeux l’arrière du château planté au cœur d’un vaste parc.
Malgré sa position inconfortable –la pointe du pied peine à supporter le poids du corps, la pierre rugueuse est douloureuse sous la main – il reste longtemps à contempler la belle demeure en pierres de granit taillées. Est-elle habitée ? Tous les volets sont fermés. Aucun bruit. Aucune activité tout autour. La toiture est en parfait état, comme neuve, les huisseries bien entretenues. Là-bas, vers l’entrée, un portail est ouvert. Les dépendances à l’arrière sur la colline, deux grosses fermes, semblent elles aussi inoccupées. Aucun bruit. Aucun aboiement, aucun coq qui chante ni dinde pour glousser. Personne ne se montre.
Il s’apprête à quitter son poste d’observation quand, masquée jusque-là par le château, une fourgonnette remonte à faible allure l’allée centrale du parc pour se diriger vers la sortie. Une fourgonnette bleue avec un bandeau rouge et blanc délavé. Une voiture de l’EDF. Un modèle plutôt ancien. L’employé chargé de relever les compteurs certainement. Voilà pourquoi le portail est ouvert.
Il saute du mur et se précipite vers l’entrée. Une bonne centaine de mètres à parcourir. Il accélère le pas quand le capot bleu franchit le seuil. Trop tard, il va arriver trop tard, sauf si le chauffeur s’arrête pour refermer le portail derrière lui. Non, il continue. Mais, la chance ! il remonte dans sa direction. Il lui fait signe de la main pour qu’il s’arrête. Pas trop impérieux, juste ce qu’il faut, comme un appel, une demande de service. La route est déserte et la montagne vaste.
Il s’avance à la rencontre du véhicule ; le chauffeur ralentit mais ne s’arrête pas tout en lui faisant comprendre qu’il va se garer quelques mètres plus loin. Le temps d’une dizaine de pas, quand l’homme arrive à hauteur de la voiture la vitre latérale est déjà baissée.
Surprise ! Au volant, sous une casquette ordinaire de toile blanche, de celles qu’on distribue à titre publicitaire, une femme l’accueille. Sur ses gardes puisqu’elle n’entrouvre pas la portière. Visage plutôt sévère. Pas loin de la soixantaine que soulignent l’absence de fard et le chignon ramené sous la coiffure. Mais les yeux ! De très beaux yeux bleus qui laissent venir tout en le sondant des pieds à la tête cet homme encore jeune. Plutôt beau et bien mis malgré sa tenue décontractée et ses grosses chaussures de randonneur.
-Bonjour madame. Excusez-moi de vous déranger. Le château, vous ne savez pas s’il est encore habité ?
Elle le regarde longuement.
– Bien indiscrète votre question, monsieur. Si, bien sûr.
Une pause avant d’ajouter avec un sourire gentiment moqueur :
– Par moi. Comtesse de Ségouzac.
Interloqué. La propriétaire ! La comtesse elle-même ! Sous des habits de paysanne au travail ! Au volant de cette voiture fatiguée dont il comprend maintenant la provenance. Un de ces véhicules usagés dont l’Administration se débarrasse en les vendant aux enchères. Une véritable gentlewoman-fermière, l’élégance vestimentaire en moins.
– La chance est avec moi. Je prépare un livre sur la région et je souhaitais y faire figurer le château de Valbrèges que je trouve tellement beau.
– Vous le connaissez ?
– Il y a longtemps. Avec mon grand-père, quand j’étais enfant.
– Et vous êtes ?
– Excusez-moi, je ne me suis pas présenté. Paul Fréval. Je loge pas loin d’ici, à Saint André de Randon, jusqu’à la fin de l’été, sinon je vis dans le Midi.
– Et ce livre ?
– Sur les beautés de la région, du Gévaudan plus précisément. Des textes et des photos.
-Je ne sais pas si le Marquis, mon père, aurait apprécié. Il a toujours préféré la discrétion. Il n’aimait pas voir s’étaler au grand public le château familial.
– Alors, je n’insiste pas madame la Comtesse. C’est comme cela que je dois vous appeler ?
– Comtesse ou madame, pas les deux. Madame Maufoid, car j’ai été mariée.
– Vous savez que depuis tout jeune le château n’a cessé d’habiter mes rêveries ? Quand, enfant, je lisais la Belle au bois dormant c’est à Valbrèges que je songeais. Plus tard, à l’adolescence, le « domaine mystérieux » du Grand Meaulnes, s’est paré des couleurs de Valbrèges, même à la lecture des Mémoires d’outre-tombe… Peut-être que le rêve parle plus fort que la réalité.

Tandis qu’il s’exprime, elle garde les yeux posés sur lui. Son visage a perdu sa sévérité, s’est radouci sans abolir pour autant une forme de distance. Non, pas celle avec laquelle on toise les gens, plutôt celle de l’écoute attentive, qui est au point d’équilibre, qui accueille sans pour autant verser dans la commisération. Toutefois quelque chose dans le port de tête ainsi que dans le visage pas entièrement tourné vers son interlocuteur dit cet art de s’adresser à l’autre, de l’écouter, tout en marquant son rang. Le résultat d’une éducation très tôt inculquée.
– Au moins vous avez la délicatesse de demander la permission. Si vous saviez le sans-gêne des gens aujourd’hui. Un jour j’ai été obligée de chasser un homme qui se promenait au milieu du parc comme s’il était chez lui. Il ne faisait rien de mal, m’a-t-il tranquillement répondu, il cherchait des mousserons. Une autre fois, c’est une famille entière, la mère, le père et leurs cinq marmots, que j’ai trouvés en train de s’ébattre autour du bassin, à côté de l’entrée. Ils m’ont juste demandé si l’eau était potable avant de remplir deux bouteilles. Sans un merci, sans s’inquiéter de quoi que ce soit. S’il n’y avait pas eu les enfants je leur aurais envoyé les chiens. La chapelle aussi vous intéresse ? Vous savez qu’elle est classée.
– J’ignorais. Mais bien sûr.
– Allez-y. Mais l’extérieur seulement.
– Pardon ?
– Je vous donne l’autorisation.
– C’est que…
Il bafouille. Son appareil photo, il ne l’a pas avec lui. Seulement son smartphone mais les images qu’il donne ne sont guère exploitables. Il n’était pas venu pour ça. Il se promenait avec juste l’envie de revoir le château.
-Si cela ne vous dérange pas je préfèrerais revenir avec mon matériel. Quand ça vous convient. Je suis à votre disposition.
– Mardi prochain. Pas trop tôt car j’aurai de la famille avec les bébés. Ils dorment tard. A dix heures. Vous n’aurez qu’à vous avancer jusqu’à l’entrée du parc.

Elle remonte la vitre. Enclenche une vitesse et la fourgonnette s’éloigne en direction des dépendances, sur la colline voisine. Au-delà, sur les crêtes plus lointaines, face au vent, les silhouettes d’une demi-douzaine d’éoliennes surveillent l’horizon.

Report de la déclaration Urssaf au 1er septembre

une communication de la SGDL, 24 juillet 2020

La date limite de déclaration à l’URSSAF de vos revenus d’auteur de 2019 a été reportée au 1er septembre, pour les auteurs déclarant leurs revenus en traitements et salaires (TS) comme en bénéfices non commerciaux (BNC).
Cette déclaration annuelle de revenus est obligatoire. Toutefois, si vous avez perçu en 2019 moins de 1500€ de droits d’auteur, aucune pénalité ne sera appliquée en cas d’absence de déclaration.
Si vos cotisations sociales sont précomptées par vos éditeurs ou vos diffuseurs au moment du versement de vos droits, cette déclaration annuelle de revenus n’engendrera aucun appel de cotisations supplémentaires.Par ailleurs, si vous déclarez vos revenus d’auteur en traitements et salaires et que vos cotisations sont précomptées, vous n’avez pas besoin de demander un numéro de SIRET. Celui-ci n’est nécessaire que pour les auteurs déclarant leurs revenus en bénéfices non commerciaux.

Informée par certains d’entre vous des différents dysfonctionnements constatés sur le portail de l’URSSAF (codes d’activation du compte URSSAF non reçus ; envoi par l’URSSAF d’un numéro de SIRET non demandé par l’auteur…), la SGDL en a saisi l’URSSAF, qui procède actuellement aux ajustements nécessaires. N’hésitez pas à nous signaler les éventuelles difficultés que vous pourriez également rencontrer.

Communication de la SGDL, 21 juillet 2020

Début le mois de juin 2020, la SGDL réclamait plusieurs mesures de soutien aux auteurs, que la crise sanitaire a installés dans une précarité inédite. Parmi celles-ci, le Gouvernement a choisi d’accorder aux auteurs une exonération de cotisations sociales au titre des quatre mois durant lesquels ils ont subi d’importantes pertes de revenus du fait du confinement.

La Loi de finances rectificative pour 2020 prévoit ainsi que :
– les auteurs dont les revenus artistiques 2019 sont compris entre 3.000 et 8.000€ bénéficieront d’une exonération forfaitaire de 500€ ;
les auteurs dont les revenus artistiques 2019 sont compris entre 8001 et 20.000€ bénéficieront d’une exonération de 1.000€ ;
– les auteurs dont les revenus artistiques 2019 sont supérieurs à 20.000€ bénéficieront d’une exonération de 2.000€.
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Le point URSSAF : la déclaration annuelle de revenus, le bug de l’été, 18 juillet 2020

une communication de La Charte, 17 juillet 2020

La déclaration annuelle de revenus artistiques est disponible depuis trois semaines dans vos espaces sur le site Artistes-auteurs Urssaf. Trois semaines de difficultés et de bugs à la chaîne.
Malgré la remontée à l’Urssaf, de tous les dysfonctionnements répertoriés grâce à vos nombreux témoignages, malgré la demande de prolongation de la date limite fixée au 31 juillet, la situation n’évolue guère.

Le pas à pas de l’Urssaf

Si vous avez la chance de pouvoir accéder à votre espace personnel et d’y trouver la déclaration tant convoitée, vous êtes invité·e à lire le « Mode opératoire d’aide à la déclaration de revenus artistiques des artistes-auteurs » rédigé par l’Urssaf.

Rappel du programme des réjouissances

La déclaration en ligne est censée être pré-remplie : si vous êtes au précompte, tous les diffuseurs pour lesquels vous avez travaillé en 2019 et qui ont reversé les cotisations sociales doivent figurer sur votre déclaration. Lire la suite…

Pierre Ech-Ardour, festival de poésie Voix Vives, Sète, 18/25 juillet 2020

Pierre Ech-Ardour sera présent sur le festival :

– Le dimanche 19 de 18 à 19 heures, dans la cour du Temple protestant, 32 rue Maurice Clavel (Plan 7). « Poète en voisin », présenté par Kristell Loquet.
– Le lundi 20 de 15 à 17 heures, Place du Livre (Plan 1). « De voix en voix », présenté par Josyane de Jesus-Bergey.
– Le samedi 25 de 16 à 17 heures, Cour du Seamen’s Club, 24 quai du Maroc (Plan 8). « Poètes, Pêcheurs, Jouteurs et Gens de la Mer », avec Jean-Louis Lambert (pêcheur), présenté par Georges Drano.

Son ouvrage Au bras du Ciel sera présenté au stand des Éditions de l’Aigrette, Place du Livre (Plan 1)

 

Jean Azarel, au festival de poésie Voix Vives, Sète, 18/25 juillet 2020

Jean Azarel sera présent sur le festival :

– le 18 de 15 h à 17 h (place du Livre, avec d’autres poètes de la méditerranée)
– le 19 de 19 h à 19 h 30 (galerie Open space)
– le 20 de 17 h à 18 h (Haut du jardin, parc Simone Weil)
– le 21 de 15 h à 16 h (Jardin rue du Génie, avec Cécile Richard)
– le 23 de 16 h à 17 h (Bas du jardin, parc Simone Weil, avec Felip Costaglioli)
– le 24 de 12 h à 12 h 30 (place du Livre, accompagné d’Hérold Yvard, guitare et instruments virtuels)
– le 25 de 11 h 30 à 12 h (galerie Open space, accompagné d’Hérold Yvard, guitare et instruments virtuels)
Et bien sûr au hasard des événements du festival…

Il lira des extraits de la plupart de ses ouvrages, dont Marche Lente, Love is eveywhere, Trois trous dans la fièvre, Papy beat generation, mais aussi des inédits à paraître. Avec le musicien Herold, ils interpréteront Le ciel du dessous (éditions la Boucherie Littéraire), et Encore plus nu (éditions Gros Textes) qui seront disponibles sur le marché du livre.

Le programme complet du Festival Voix Vives 2020 est disponible au téléchargement en version PDF
ÉDITION 2020 ADAPTÉE À LA CONJONCTURE AVEC RESPECT DES NORMES SANITAIRES EN VIGUEUR.

 

Scandale Agessa, La Ligue des Auteurs professionnels, juin 2020

BULLETIN DE LA LIGUE DES AUTEURS PROFESSIONNELS
N°5 – Juin 2020

LE POINT SUR LA SITUATION
La Ligue des auteurs professionnels, le Comité pluridisciplinaire des artistes-auteur·trices (CAAP), la Guilde française des scénaristes, la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et le Syndicat national des photographes (SNP) se sont associés pour affronter le scandale des retraites Agessa.

Un cabinet d’avocats performant et spécialisé dans les contentieux d’assurance vieillesse (Pincent Avocats à Paris) a été saisi il y a plusieurs mois déjà par nos organisations professionnelles. Il a à son actif de grandes victoires juridiques contre une caisse de retraite de professionnels indépendants. Par exemple, ce Cabinet a fait reconnaître par la Cour de cassation le 23 janvier dernier qu’une caisse de retraite avait truqué les droits à la retraite de 300 000 auto-entrepreneurs. Ces avocats obtiennent aussi régulièrement des condamnations à créditer gratuitement des droits à la retraite sur des périodes pouvant atteindre 30 années pour réparer la faute de l’organisme n’ayant pas correctement traité le compte de retraite d’un adhérent. Lire la suite…

Le cabas de madame Rita, de Marie-Hélène Lafond, avril 2020

Le cabas de madame Rita, roman jeunesse, éditions Averbode, avril 2020

Madame Rita est une petite dame qui habite seule Rue des Rosiers. Lorsqu’elle sort, elle emmène toujours un immense cabas à carreaux. Il parait qu’elle lui parle… Aujourd’hui, c’est jour de marché. Olivia rejoint ses copains, Théodore, Dimitri et Quentin sur le mur des remparts. Les quatre compères ont en effet décidé de percer le mystère du cabas de Madame Rita !

 

EXTRAIT : Rendez-vous au marché

Essoufflée d’avoir couru, Olivia arrive enfin sur le haut des remparts. Quentin, Théodore et Dimitri sont déjà présents, assis sur le parapet, les jambes dans le vide. Ces trois-là sont les meilleurs copains d’Olivia. Les trois mousquetaires comme les appelle sa mère.
– Désolée, lance Olivia en reprenant son souffle. Elle est déjà arrivée ?
– Non pas encore, répondent en cœur les trois garçons.
Olivia se penche par-dessus le mur. Comme tous les samedis, c’est jour de marché sur la place du village en contrebas.
Les forains s’interpellent et se saluent. Leurs étals regorgent de produits du terroir (huile d’olive, gâteaux, charcuterie, fruits et légumes, miels, confitures…etc.). Tous plus odorants et colorés les uns que les autres. Un vrai plaisir pour les yeux et le nez !
Malik échauffe sa voix. Il harangue les premiers passants de sa voix de stentor « Du beau, du bon et du pas cher ! » Juste à côté, Gaston finit de monter sa pyramide d’oignons doux, tandis qu’à sa femme Marie suspend des chapelets d’ail tressé. Un peu plus loin, un poissonnier rafraîchit sardines, maquereaux et tranches de thon rouge en jetant de la glace pilée dessus.
Pour l’instant, les allées sont relativement vides. Tout à l’heure, les touristes, aisément reconnaissables, leurs tenues décontractées et leur visage rose bonbon, vont envahir le marché, si nombreux que le moindre déplacement ressemblera au parcours du combattant.
– Vous l’avez vu ? demande Olivia, en se penchant dangereusement par-dessus le muret.