La Source intérieure, de Michel Théron

La Source intérieure (nouvelle édition enrichie), spiritualité, édition BoD, novembre 2017
avec une préface d’André Gounelle

“La source ne se trouve pas ailleurs mais en nous. Le pèlerin de l’intériorité vit la religion comme lecture de soi et recueillement en soi, et non comme asservissement ou sujétion à une communauté ou à des autorités. Il chemine, cherchant inlassablement à travers les mots la parole, source de vie ou vie à sa source…

Ce livre m’a charmé et enrichi, il a stimulé ma réflexion et ma méditation. Le souci de la beauté l’anime autant que celui de la vérité. Je suis sensible à son étonnant mélange de sérieux et d’humour, de profondeur et de jeu, de bienveillance et de polémique. Je lui en ai une très grande reconnaissance, une reconnaissance que, je le pense et l’espère, éprouveront tous les lecteurs de ces pages d’une qualité exceptionnelle.”

André Gounelle

 

Propos croisés – sur la vie, sur la Bible et sur Dieu, de Michel Théron

Propos croisés – sur la vie, sur la Bible et sur Dieu, roman par lettres, éditions Golias, mars 2016

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C’est un petit roman par lettres, destiné à montrer de façon sensible et vivante la polyphonie essentielle de la Bible.

(format : 14 x 14 cm, 106 pages)

Réflexion, de Michel Théron

Laïcité, de Michel Théron

Face aux horribles assassinats qui viennent de se produire, le premier mouvement a été la stupeur, la sidération. Le deuxième, la compassion, l’empathie, toutes marques d’émotion. Ces réactions-réflexes sont inévitables, et évidemment je les ai eues moi-même. Mais ensuite doit venir, et de cela je voudrais bien être sûr, sans en être pour autant persuadé, le moment de la réflexion.

Il est évident que le terrorisme s’est installé sur le chaos qu’ont créé les interventions impérialistes des puissances occidentales dans des pays qu’elles connaissaient très mal. Le prétexte a été l’instauration chez ces pays d’une démocratie, mais on n’a pas assez réfléchi qu’on n’y vient pas en un clin d’œil, en partant d’un régime tyrannique. Chez nous même, la démocratie s’est installée lentement, et au prix de beaucoup d’épreuves et de souffrances. À tout le moins, l’Occident s’est montré extrêmement léger dans son analyse, si du moins analyse de ce type il y a eu, car je pense qu’on s’en est tenu à la politique, bien banale de la part de pays anciennement colonisateurs, de la canonnière. L’enjeu bien sûr était bien moins noble que celui de la démocratie : l’intérêt économique des pays intervenants, le pétrole au Moyen-Orient, les richesses minières du Mali. L’indignation actuelle de beaucoup de dirigeants qui ont défilé pour la « liberté d’expression » n’est que de la tartuferie.

En second lieu, puisqu’on situe les attentats actuels par rapport au fait religieux, je pense qu’on ne défendra jamais assez et dans tous les cas la laïcité, qui fait relever la religion de l’espace privé et de celui du culte, et qui la prohibe radicalement de l’espace public. Il ne faut pas transiger là-dessus, et ceux qui sont pour une « laïcité positive », c’est-à dire plus ou moins tolérante quant aux intrusions religieuses dans l’espace public, ne savent pas à quoi ils s’exposent. Aussi, lors des défilés de protestation, j’aurais bien aimé qu’au lieu du compassionnel « Je suis Charlie ! », répété comme un mantra mais qui ne dépasse pas le stade de l’émotion, on ait vu ou entendu : « Pour la laïcité ! ». Mais il est vrai que cela eût demandé plus de réflexion !

Illustration : Montage de Michel Théron

Ce texte paraît également dans la rubrique habituelle de Michel Théron  (À contre-courant) du journal Golias Hebdo.