Être en Poésie (10), de François Szabó

Les Mouettes, Simone Derocque

Surtout ne pas avoir peur de la réitération : à la forge, un seul coup ne suffit pas, la forme s’obtient avec la persévérance. C’est vers le but que s’obtient le poème, que sa destination prend sens… Ainsi, patience et longueur de temps valent mieux.

Ensuite la langue poétique est langue étrange-étrangère qui ne s’apprivoise qu’en y consacrant les sens à l’affût et une immense patience. C’est du domaine du merveilleux et de tous les possibles. C’est une permanence et une constance, c’est le propos dédié à la vie comme sublime don.

Le poème se déploie à l’envergure même de l’oiseau et cela ne s’entend, ne se conçoit que dans la ferveur tendre des cieux. Ce moment inouï est tellement marquant que le songe qui en découle ne peut jamais s’oublier : Aimer c’est aussi se remémorer !

Lorsque la suite des jours joue sa mélodie, tout paraît évident et c’est sans doute cela l’extase : entre fragilité et force sublime.

La facturation électronique pour les artistes-auteurs.ices | 22 février 2026

Si vous avez un numéro de Siret, et que vous éditez des factures pour vos activités d’auteur ou d’autrice, qu’il s’agisse de percevoir des droits d’auteur ou des revenus février accessoires, la réforme de la facturation électronique vous concerne. Elle sera obligatoire à partir du 1er septembre 2026 pour toutes les entreprises et microentreprises.

Lire l’article Comment s’applique la réforme de la facturation électronique pour les artistes-auteur·ices ? sur le site du CAAP – Comité Pluridisciplinaire des Artistes-Auteurs et des Artistes-Autrices

Cette réforme est voulue par l’État pour contrôler les arrangements avec le ciel en matière de déclaration de TVA.
Si vous pensez être exclus de la réforme parce que vous faites des déclarations en franchise de TVA (comme vous y êtes autorisés quand votre chiffre d’affaires reste inférieur à 50 000 euros), vous vous trompez. La facturation électronique sera obligatoire, quels que soient vos revenus et votre statut.
Même si vous n’avez édité qu’une seule facture ou si vous n’en avez reçu qu’une seule, vous aurez l’obligation de passer par une plateforme de dématérialisation agréée.

Si vous passez déjà par Chorus Pro pour vos prestations en milieu scolaire ou à destination d’autres collectivités territoriales ou gouvernementales, vous n’avez pas de souci à vous faire, vous éditez déjà vos factures sous la forme requise.

Si vous vous demandez quelle plateforme agréée choisir, il en existe de gratuites. Frédéric Maupomé, qui a présenté le nouveau système lors du p’tit déj des auteurs de l’Agence Unique Occitanie Culture à Montpellier, vendredi dernier, nous conseillait celle qu’il utilise lui-même Indy Essentiel, et dont il est content.

Une précision : vous pouvez être en franchise en base pour vos déclarations en BNC artistes-auteurs jusqu’à 50 000 euros pour vos ventes d’œuvres et revenus en droits d’auteur, **à quoi s’ajoute un chiffre d’affaires inférieur ou égal à 35 000 euros pour vos revenus accessoires**.

Vous trouverez tous les éléments pour comprendre sur le Guide de l’artiste-auteur.

une communication de Joëlle Wintrebert

La formation des artistes auteurs

Beaucoup d’auteurs et d’autrices ne profitent pas des formations que leur ouvre leur statut d’artiste auteur pour peu que leur revenu en droits d’auteur et revenus accessoires aux droits d’auteur ait égalé au moins 7 212 euros brut au cours des trois dernières années de la demande en formation (soit environ 2 400 euros par an).

Plus d’information sur le site de l’AFDAS.

  • En particulier pour savoir, si l’artiste auteur est éligible, comment justifier ces revenus.
  • Et ici pour des renseignements sur les barèmes, plafond de prise en charge, participation aux frais de transport, hébergement et repas si votre lieu de stage est éloigné de votre lieu de résidence. Quels financements ?

Les artistes auteurs peuvent aussi prétendre à formation via leur Compte personnel de Formation.
À noter qu’il existe un temps de carence entre les formations, qui dépend de la durée de la formation.

Ils peuvent bénéficier d’une formation non gérée par l’AFDAS, pour peu que leur centre de formation ait reçu la certification Qualiopi.
Ainsi, la SGDL propose elle aussi des formations, entre lesquelles existe également un temps de carence (six mois de carence pour un stage de 1 à 3 jours, 1 an de carence pour un stage de 4 ou 5 jours, 18 mois si le stage a duré 6 à 8 jours, et deux ans au-dessus). Voir Les Formations de la SGDL

une communication de Joëlle Wintrebert, 22 février 2025

Agessa, les ministères enfoncent les artistes auteurs | actualité du 7 février 2026

un article de Nicolas Gary, le 7/02/2026 sur le site ActuAlitté

Scandale Agessa : quand l’État préfère les finances du régime aux droits des artistes

Un courrier ministériel du 15 janvier 2026 révèle ce que beaucoup redoutaient : alors que l’intersyndicale artistes-auteurs avaient enfin obtenu un vote du conseil d’administration de la SSAA mettant un terme aux appels systématiques contre les victimes du scandale AGESSA, les ministères de tutelle ont décidé de bloquer cette décision. Une victoire morale annulée, et une violence institutionnelle qui se poursuit.

Une victoire syndicale arrachée de haute lutte

Le 9 décembre 2025, le conseil d’administration de la Sécurité sociale des artistes-auteurs (SSAA) a adopté deux délibérations historiques : cesser de former à l’avenir des recours contre les artistes-auteurs dans les contentieux liés au passif de l’AGESSA et se désister des appels en cours.

LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE ICI


une communication de Joëlle Wintrebert, 12 février 2026

CA et dîner du 3 février 2026 | brasserie Le Dôme, Montpellier

Dîner joyeux suite au conseil d’administration du mardi 3 février.

De haut en bas et de gauche à droite – 1 : François Cherrier, Henri Lehalle, Philippe Castelneau, Chloé Millet / 2 : Sylvie Léonard, Francis Zamponi, François Szabo / 4 : Eve-Marie Lobriaut, Janine Teisson, Danielle Ferré, Joëlle Wintrebert, Line Fromental, Antoine Barral / 6 : Sylvie Léonard.

Être en Poésie (9), de François Szabó

Comme tout a un début et une fin, le premier mot est la promesse d’une suite. Inaltérée, cette suite offre un discours peu à peu audible malgré toute extravagance, malgré toute ponctualité.

Vivre est cheminer vers l’absolu, quête secrète et sacrée, l’offrande est cette détermination infinie, cette ouverture au monde, cet élan prompt et vigoureux qui réalise l’être dans sa totalité. Vivre ivre de poésie telle que bain somptueux du succès engrangé au long du temps pour retrouver toujours la ferveur du dit.

Demeure alors le lieu et le temps marqués au fer de l’identité, du propre et du personnel, de l’amour et de la plénitude.

Œuvrer à cela c’est résister à l’immobilisme, à l’indifférence et à l’oubli. Dire et nommer font existence et réalité réunies. Ne jamais céder à la facilité : il n’y a que le dire d’amour qui subsiste à jamais.

Ainsi opérant la formulation unique réalisatrice du désir, le poème ne fait pas qu’ouvrir la brèche, c’est la création même d’une définition ferme et précise de la réalité au mitan du monde.

Un outil de diagnostic pour les auteurs ?

Un outil pour estimer la compatibilité d’un manuscrit avec une maison d’édition

Une fois le manuscrit terminé, une autre étape s’ouvre pour l’auteur qui souhaite faire publier son texte par un éditeur : trouver la bonne maison d’édition. Afin de viser juste et de ne pas multiplier les envois sans réponse, l’auteur Xavier Mayot s’est fait codeur, pour concevoir un outil de diagnostic en ligne de compatibilité entre création et maison d’édition. Accessible gratuitement, il encourage l’utilisateur à « s’investir dans l’envoi de son manuscrit ».

Lire la suite sur Actualitté ici

une communication de Joëlle Wintrebert

Auteurs et autrices dramatiques | charte des rémunérations 2026

Une communication de Joëlle Wintrebert

Ce début d’année voit la publication d’une nouvelle charte pour les rémunérations des auteurs et autrices dramatiques. Elle concerne les différentes activités qu’ils et elles peuvent exercer. Elle est diffusée par les EAT (Écrivaines et écrivains associés du théâtre) qui l’ont réactualisée en fonction des nouveaux décrets. Les artistes y trouveront comment défendre leurs droits, quelque domaine qu’ils touchent.

Vous pouvez la télécharger ici ou en cliquant sur la couv.

AMAEL, instance de médiation auteur-éditeur | 8 janvier 2026

une communication de Joëlle Wintrebert

Je vous avais parlé de cette nouvelle instance de médiation auteur-éditeur, longuement accouchée, et qui paraissait prometteuse.
Il semblerait que sa création n’entraîne pas l’adhésion pleine et entière des associations et syndicats d’auteurs, et même des représentants des petits éditeurs.
Bref, avec la prise en main du syndicat national de l’édition, la présence d’OGC dans la gouvernance, un nombre de voix lié aux contributions des membres fondateurs et associés, il semble bien que « les conditions indispensables à la création d’une instance de médiation crédible et équilibrée » n’ont pas été réunies, comme le souligne La Ligue des auteurs professionnels. Laquelle s’est retirée du dispositif, tout comme La Charte et l’ATLF.

L’article complet sur les tenants et aboutissants à retrouver sur ActuaLitté.

Lancement de la saison 3 du Prix Jacques Sadoul | déc 2025

Jacques Sadoul, auteur, éditeur et anthologiste, a fortement contribué à l’émergence d’une contre-culture en France. Il a été l’un des premiers à publier des littératures de genre à destination d’un large public, via les collections mythiques qu’il a créées pour les éditions J’ai lu, dont il a assuré la direction éditoriale pendant trois décennies.

Le logo du Prix Jacques Sadoul est l’œuvre d’Eddie Pons

Le Prix Jacques Sadoul, dont le lancement a lieu le jour de l’anniversaire de Jacques Sadoul, est un concours de nouvelles. Il récompense chaque année le meilleur texte de « mauvais genre », jugé en fonction de sa qualité d’écriture, de l’imagination dont fait preuve son autrice ou son auteur, de son originalité et de son respect, ou de son irrespect assumé et conscient, des conventions propres au genre imposé.

POUR NOTRE TROISIÈME ÉDITION,
LE GENRE CHOISI PAR LE JURY EST…
L’HORREUR !

Afin de donner un peu de fil à retordre aux participantes et au participants et d’orienter leur imagination et leur mauvais esprit, nous leur proposons une phrase tirée de Je suis tout ouïe d’un œil distrait, le recueil des meilleures punchlines de Jacques Sadoul, compilées par ses collaborateurs.

CETTE ANNÉE, LA PHRASE CHOISIE EST :
« Y A QUELQU’UN QU’EST MORT.
J’ESPÈRE QUE CE N’EST PAS MOI. »

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