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sur ActuaLitté, le26/07/2026 par Hocine Bouhadjera
Dix ans après sa mort, la bibliothèque légendaire d’Umberto Eco s’ouvre enfin au public. Plus de 32.000 livres, autrefois réunis dans son appartement milanais, permettent désormais de pénétrer dans l’atelier intellectuel de cet humaniste encyclopédique, qui faisait dialoguer philosophie médiévale, sémiotique, romans policiers, science-fiction et bandes dessinées. À Bologne, les ouvrages ont été disposés selon l’ordre imaginé par l’érudit, offrant une cartographie vivante d’un esprit insatiable.
Dans l’article, ne pas manquer le lien vers la fantastique ITW du maître – Derrière les portes, réalisée pour Arte, absolument passionnante.
Une communication de Joëlle Wintrebert
Être en Poésie, c’est être perpétuellement à l’affût, à l’écoute, à la captation de tout événement immense ou minime. Être à la fois vigilant mais offert, avec la nuance et la tendresse qui rendent apte à saisir le miroitement de la vie.
Puisque les mots peuvent être nos alliés, dire et évoquer sont les moyens de se tracer une voix existentielle. On va plus loin en formulant, on va à l’essentiel en définissant, on va où le bonheur nous mène si l’on peut exprimer nos sentiments et notre perception.
Ainsi libéré des attaches paralysantes, le poème œuvre à notre indépendance, constamment, sans relâche, ardemment.
Rien de tel que le poème pour nous affranchir des affres du quotidien.
Nommer n’est rien de moins que de recréer son monde, haute valeur inestimable de la fiction qui en devient réalité formelle et définitive.
La lecture est cette valeur fondamentale qui permet le partage, l’admiration, le contentement, l’adhésion, l’interrogation. Ne pas lire ce serait oublier de voir, ce serait l’extrême cécité, ce serait le retour fracassant des ténèbres, ce serait un monde sans limites humaines : aussi, tout commence par la lecture, cette base fondamentale dont tout dépend.
Alors, ne tardons pas, lisons ! Et toutes les personnes engagées dans le domaine du livre demeurent ainsi nos plus proches amis, par le livre reliés.
Photographie de l’auteur : Fontaine à Montpellier
Mercredi 13 mai 2026 au Théâtre de la Concorde à Paris ont eu lieu les premiers États généreux des autrices et auteurs, à l’initiative d’autrices et auteurs Grasset ; ils ont suscité une forte mobilisation. Autrices et auteurs, juristes, avocats, responsables d’associations d’auteurs, syndicats, sénatrices… se sont succédé pour dresser un bilan de la situation actuelle et tracer des voies d’actions possibles. À cette occasion, le site internet des États généreux a été dévoilé – lien en commentaire. Ces États généreux sont ouverts à tous les artistes-auteurs qui souhaitent réfléchir ensemble sur ces sujets, en dialogue avec les autres acteurs du monde du livre.
Pour connaître la suite : rendez-vous sur le site internet, rubrique “Rester informé”, en bas de page.

Le Poème en lui-même se suffit. C’est cette graine et tout son potentiel, en terreau favorable, un peu d’eau permet de révéler son avenir, sa promesse, ce qui advient dépasse les espérances. Offrir les mots ce n’est pas seulement entretenir, c’est également réparer, cicatriser, c’est donner par le rêve une existence forte et sensible.
La Poésie est sentinelle de vie, là où elle est improbable. C’est le lichen attaquant la pierre muette et apparemment insensible, c’est la force de l’expression qui libère l’être de sa gangue paralysante.
Le Poème émet de la lumière en pleines ténèbres, c’est ce qui jaillit aussi bien que l’eau d’une anfractuosité. La Poésie est le domaine du possible dans ce qui est couramment jugé impossible.
Rien de plus conséquent finalement que la Poésie, comme acte d’amour insurpassable.
Illustration : Buddha d’Odilon Redon
un article de Clément Solym, publié le 9/04/2026 sur le site ActuaLitté
Le Sénat a adopté une proposition de loi censée faciliter l’action des ayants droit certains qu’un ou plusieurs de leurs livres ont servi à entraîner une ou des IA. Ce serait désormais aux fournisseurs de contenus d’apporter la preuve qu’ils ne se sont pas servis des œuvres protégées. Et non plus aux créateurs d’apporter la preuve d’un usage illicite.

Le Sénat a adopté à l’unanimité une proposition de loi qui change un point décisif dans les litiges liés à l’intelligence artificielle : la preuve. Sans interdire l’entraînement des modèles, le texte facilite l’action des ayants droit face à des systèmes opaques. Derrière cette mécanique juridique, auteurs, éditeurs et artistes obtiennent un appui concret dans leur bras de fer avec les fournisseurs d’IA.
Lire la suite de l’article ici
une communication de Joëlle Wintrebert
photographie sous licence Creative Commons

Outre effectuer un dépôt numérique, vous pouvez vous opposer à la fouille de vos textes par les IA, et obliger d’éventuels opérateurs à contrôler que vous n’avez pas manifesté un droit d’opposition légal.
Vous pouvez consulter la liste pour vous assurer que vos livres y figurent. Et s’ils n’y sont pas, créer votre compte pour faire valoir ce droit d’opposition.
une communication de Joëlle Wintrebert
une comm

Un moment qu’on aime particulièrement dans l’année, parce qu’il nous réunit, parce que c’est un moment heureux dans l’échange autour de notre métier et dans la convivialité.
Une belle présence de 19 membres et plus d’une trentaine de représentés.




Lettre d’information | 11 mars 2026 Nous sommes heureux de vous annoncer que les chiffres de vente quotidiens sont désormais disponibles sur la plateforme Filéas. Vous pouvez dès à présent vous connecter à votre espace pour les consulter. Comme évoqué précédemment, ces données correspondent aux ventes réelles, « les sorties de caisse », collectées directement auprès des points de vente partenaires de Filéas. Elles viennent en complément des données de ventes hebdomadaires et extrapolées issues du paneliste GfK. Le réseau Filéas est constitué de 700 points de vente, il a vocation à s’élargir progressivement grâce à la participation volontaire de nouveaux libraires. La liste des librairies partenaires peut être consultée depuis la plateforme. Information importante quant à l’interprétation des chiffres : Les chiffres hebdomadaires GfK et les chiffres quotidiens Filéas reposent sur des sources de collecte et des méthodes de calcul différentes. Ils ne s’additionnent pas et ne sont pas comparables l’un à l’autre. Ils proposent des éclairages complémentaires sur les ventes de vos livres : une estimation statistique au niveau national pour l’offre hebdomadaire (GfK) et un chiffre des ventes réelles réalisées par le réseau de libraires Filéas pour l’offre quotidienne. Les chiffres de vente quotidiens sont accessibles depuis l’interface que vous utilisez habituellement. Vous pouvez passer d’une vue à l’autre simplement et adapter vos préférences d’affichage selon vos besoins. ![]() Si souhaitez en savoir plus sur les données mises à disposition, n’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux données, ou notre FAQ. Notre équipe reste également à votre disposition pour vous accompagner et répondre à vos questions. Se connecter à Filéas prochains webinaires le mercredi 25 mars de 11h à 11h45 ou le jeudi 2 avril de 11h à 11h45. Contactez l’équipe Filéas FILÉAS 115 Boulevard Saint-Germain 75006 Paris © Copyright Filéas 2026 |
Être en poésie, c’est pour moi être habité par une lucidité hors du commun. Une lucidité due à un surcroît de sensibilité et d’imagination.
N’est-ce pas la poésie qui fissure ce qui est et ouvre des possibles nous permettant de voir enfin le monde tel qu’il est ? Maria Zambrano dit : « Si le poète a gagné quelque chose à travers les siècles, c’est cette lucidité, cette conscience éveillée, toujours plus éveillée et lucide, comme en témoignent les poètes modernes, comme le prouve leur père à tous, Baudelaire. «
Chaque fois que le besoin m’en vient et que je prends la plume, me revient la même question : parviendrais-je à leur dire ? Yves Bonnefoy dit : « Il me semble que pour expérimenter l’impossible, il faut recommencer sans fin, comme Sisyphe avec son rocher, ce mouvement d’espérance que je nomme la poésie. » Ce ne sont pas des préoccupations esthétiques, ce ne sont pas seulement des mots qui fondent un poème, comme le dit Mallarmé, c’est pour moi le besoin de partage. Dans ce monde en proie au devenir, où tout nous conditionne, où pour le poète, la réalité est élusive, changeante, douteuse, où tout l’étonne, lui pose question, l’interpelle, ne serait-il pas le voyant dont la sensibilité exacerbée le contraint à partager le surcroît d’émotions qui l’assaillent ? Ce partage avec autrui, n’est-il pas pour lui une exigence, une nécessité impérieuse ? Je pense qu’il y a ceux qui font une œuvre pour être appréciés et ceux qui font des travaux, par urgence, pour pouvoir communier avec autrui, comme on transforme sa main en la mettant dans une autre, selon la formule de Paul Éluard. Pour partager, il n’est besoin que d’entrer en résonance, en empathie avec l’auteur.
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