Pour être franc, je n’aime pas le jeu, ni aucun même. J’aime la franchise, mais sans tendresse cela n’est pas vertu. J’ai bien conscience que la langue, la traduction, la poésie elle-même pourrait-être du domaine du Joca Seria, mais je n’ai jamais été ou voulu être Homo Ludens. Ensuite la vérité est difficile car la parole est précaire et parfois se fourvoie à l’opposé du réel. Partant de là, la timidité n’est pas une qualité : on ne respirera pas les myosotis de mon âme.
Même les amours les plus sublimes ont leurs moments de torpeur et d’errance et cela, en soit, est vraiment désolant !
Que dire, que faire alors dans cette incertitude qui ne peut être viable, si ce n’est que de trouver cet état lumineux, cette permanence éclairante permettant l’impossible : Oui en amour tout est possible !
Même dans les états de faiblesse, ne laisser aucune place aux démons.
Alors, le seul jeu admis demeure celui de la Marelle, coordination et célérité des sens et du corps, de l’esprit et de l’âme.
Retrouver cette part offerte, cette générosité originelle, retrouver l’harmonie du monde
Au commencement était l’amour, et la fin également n’est que conclusion d’amour.
illustration : stockphoto 499518692 – crédit PR3p3nd3r