Colère, de Guth Joly

Guth Joly a eu la mauvaise surprise dimanche dernier, d’arriver à un salon du livre et de ne pas avoir de livres à signer sur sa table. Omission du libraire ? Défaillance de l’organisation, du système tout entier ? … peut-être une goutte d’eau dans la marée de nos problèmes d’auteur, mais elle a fait déborder le vase !

Il fut un temps très proche où il n’était nul besoin de spécifier qu’on voulait ses livres lorsqu’on était un écrivain invité sur un salon. Le libraire, partenaire, savait qui venait et faisait le nécessaire pour la commande. Depuis trente ans, je suis invitée dans des salons et je découvre que les choses ont changé. La librairie du Vigan, partenaire du salon du livre de l’Espérou ne connaissait pas les invités. Sur ma table, aucun de mes livres, il me fut répondu que je ne les avais pas demandés et que mon éditeur, Belin ne faisant pas les retours, elle ne travaillait plus avec lui. En résumé, elle commande pour pouvoir retourner, ce qui est étonnant car habituellement, un commerçant commande pour vendre. Ayant été libraire pendant plus de dix ans, je connais assez bien la vente, la gestion du stock effectivement problématique mais si on s’intéresse aux livres et aux auteurs, on se dit que puisqu’il est là, il y a moyen d’écouler le stock. Apparemment non. J’aurais été le prix Nobel que sans doute cela n’aurait rien changé si le prix Nobel avait été publié chez Belin. Et je ne suis pas le prix Nobel, j’édite des romans jeunesse, des bandes dessinées mais je dédicace pas mal de livres lorsque les salons sont capables d’attirer le public. En bref, je n’ai jamais planté un libraire moi.

Je les ai toujours soutenus et j’ai toujours travaillé avec eux.

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Vers une rémunération minimum de la présence des auteurs en Festival et Salon

“Depuis maintenant deux ans, les manifestations soutenues par le Centre National du Livre doivent accorder une rémunération aux auteurs. À compter de janvier 2016, tout soutien financier du CNL doit impliquer de rétribuer les auteurs, pour certaines interventions. Mais le SNAC BD entend aller plus loin, pour « assainir les relations entre festivals et auteurs ».”

Lire l’article de Nicolas Gary du 23 juin 2017 sur le site ActuaLitté

Rémunérer la présence des auteurs de BD en festival va “assainir les relations”

informations transmises par Joëlle Wintrebert