Être en Poésie (9), de François Szabó

Comme tout a un début et une fin, le premier mot est la promesse d’une suite. Inaltérée, cette suite offre un discours peu à peu audible malgré toute extravagance, malgré toute ponctualité.

Vivre est cheminer vers l’absolu, quête secrète et sacrée, l’offrande est cette détermination infinie, cette ouverture au monde, cet élan prompt et vigoureux qui réalise l’être dans sa totalité. Vivre ivre de poésie telle que bain somptueux du succès engrangé au long du temps pour retrouver toujours la ferveur du dit.

Demeure alors le lieu et le temps marqués au fer de l’identité, du propre et du personnel, de l’amour et de la plénitude.

Œuvrer à cela c’est résister à l’immobilisme, à l’indifférence et à l’oubli. Dire et nommer font existence et réalité réunies. Ne jamais céder à la facilité : il n’y a que le dire d’amour qui subsiste à jamais.

Ainsi opérant la formulation unique réalisatrice du désir, le poème ne fait pas qu’ouvrir la brèche, c’est la création même d’une définition ferme et précise de la réalité au mitan du monde.

Idylles de Montpellier, de François Szabó

Idylles de Montpellier, poésie, Cap de l’étang éditions, janvier 2026

Idylles de Montpellier est le temps particulier du sens amoureux qui évoque en même temps la splendeur et l’étonnement, la permanence et le développement à l’infini des ressources intimes de cette ville magnifique et quelque peu énigmatique. Ici se conjuguent beauté et origine, rencontre définitive qui scelle son pouvoir tel un charme.

PRÉFACE

            Là est le lieu où s’annonce la vie, la ville arpentée qui recèle la beauté cachée, offerte au persévérant, miroir de l’âme et de l’esprit : conjugaison sublime !

            Au détour d’une place, d’un hôtel particulier, une histoire singulière s’associe.

            Pierre et jardin ici c’est Montpellier, creuset de tous les possibles, des métissages culturels et ici telle une résurgence l’eau féconde surgit : C’est tout à la fois un rire, une culture, une beauté, un accent, un partage, une tendresse, une délicatesse, une vision et la tolérante acceptation de l’autre.

            Se côtoient passé et avenir, entre mer et montagne, les âges de la vie, les cosmopolites visiteurs, étudiants, enseignants, chercheurs… Et tant d’artistes !

            Ville qui ne cesse de se réinventer, ferveur jamais démentie, volontaire et imaginative, tolérante et accueillante tout ici facilite l’approche. Cependant, tout n’est pas livré immédiatement, c’est avec patience et douceur que se reçoit le don comme somptueuse offrande. Le nier ne serait pas délicatesse. Vérité sans tendresse n’est pas vertu.

François Szabó

Être en Poésie (7), de François Szabó

Résurgences 6, Monique Ariello Laugier

Quel est donc le rôle de la langue en poésie ? Si ce n’est l’évidence même qui subjugue ? La poésie est langue à la fois étrangère et familière, pure objectivité et réalité magique, Œuvre de tempérance et d’action, sens intrinsèque inaliénable, vérité de combat, de résistance qui s’ouvre et se déploie infiniment tel est le testament du poète dans l’intransigeance de sublimer vie et à propos de l’être.

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Être en Poésie (5), de François Szabó

Passiflore avec feuilles et colonne dans l’œuvre d’art (The New York Public Library) – sur Unplash

Être en Poésie c’est la quintessence de l’existence, c’est être au-delà du concept, c’est formuler la cible de toute espérance, c’est œuvrer à l’Humanité, c’est acte de réconciliation au monde, c’est l’effervescence de l’imagination, c’est la valeur du dit et de l’évoqué.

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Être en Poésie (4), par François Szabó

Être en Poésie, c’est aussi rester curieux, ne jamais cesser d’apprendre, savoir s’émerveiller de ce qui se doit. C’est décliner la vie et la littérature dans sa diversité et ses nuances, c’est beaucoup de finesse et d’empathie, c’est une tendresse totale, offerte au monde.

Pratiquer la Poésie c’est aussi d’abord lire constamment, ne pas craindre l’altérité, trouver la réalité parfois cachée, c’est aussi un idéal affirmé.

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Ruée vers l’Or, de François Szabo

Ruée vers l’or, poésie Format de Poche, Cap de l’Étang éditions, 10 mai 2025

Ruée vers l’Or est une quête hâtive vers le sublime, c’est une urgence à combler, c’est l’indispensable réponse à l’étonnement, c’est la parole de l’éveil, c’est la poésie qui ouvre la porte du merveilleux, c’est l’autel de la sérénité. C’est l’évidence du mutisme sur la surrection du monde, c’est cette musique silencieuse qui par harmonique transmet toutes les vibrations de l’être dans sa connaissance la plus totale, la plus exacte et exigeante. C’est la réappropriation du sacré, c’est une mise à l’épreuve du feu.

Là où rien ne s’achève, de François Szabó

Là où rien ne s’achève, poésie Format Poche, Cap de l’Étang Éditions, 23 avril 2025
Illustration de couverture : Monique Ariello Laugier 

Là où rien ne s’achève est la persistance de l’amour, c’est l’ardeur quotidienne qui insiste, têtue, aveugle, obstinée. Que dire sinon ce qu’exprime le vers inlassablement avec foi et détermination. Tout ici est conçu autour de l’aimée. Un été en plein hiver, un soleil omniprésent dont l’amour est le fruit. Le mot s’arrime à la quête amoureuse et célèbre l’évidence : ultime sagesse que d’aimer 

Poèmes à l’Orée du Temps, de François Szabó

Poèmes à l’Orée du Temps, poésie, Cap de l’Étang Éditions, 14 février 2025

Dans ce recueil poétique Poèmes à l’Orée du Temps, l’auteur trouve le ton nécessaire et indispensable pour s’adresser à Carole. Clé multiple du sens offrant des horizons au-delà du désir, au-delà de la sublimation, ici tout importe, chaque mot son sens, chaque vers sa cadence, chaque poème sa teneur d’éternité. Ainsi le recueil conserve sa cohérence et sa portée au-delà de l’éphémère, au-delà du Temps dans un amour total et sans concession.
Aussi lire et relire c’est toujours relier cet amour à travers les pages émotionnelles et tendres dans la permanence. C’est acquiescer à cet élan vital qui jamais ne cesse.

Hommage à Pierre Torreilles | lecture de poésie par François Szabó | librairie Sauramps, Montpellier, 21 février 2025

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Pierre Torreilles né à Aimargues le 21 mai 1921 et mort à Montpellier le 22 février 2005, est un écrivain, libraire et poète français. Il est le fondateur, en 1946, des librairies Sauramps à Montpellier.