Ukiak, héros de guerre, de Marie-Hélène Lafond

Ukiak, héros de guerre, roman jeunesse, éditions Nouvelle Bibliothèque Jeunesse, novembre 2018


Ukiak est un jeune chien de traîneau qui n‛a jamais connu que son petit bout de bush d‛Alaska. Alors quand Amaguq, son maître inuit, l‛emmène, lui et ses compagnons Sam et Will, rejoindre la ville de Nome, qui aurait pu imaginer qu‛il allait traverser la moitié du globe, pour venir prêter main-forte aux soldats français engagés dans la Grande Guerre.

Dopés par ses cris d‛encouragements, nous prenons immédiatement de la vitesse. En tête, je mène la danse. Derrière moi, mes « swing dogs » suivent sans forcer. Quant aux « wheel dogs », eux courent consciencieux, appliqués, la tête continuellement baissée, pour garder l‛allure. Bientôt le traîneau de Sam n‛est plus qu‛un lointain souvenir.
Mais la réalité nous rattrape soudain. Absorbé par la course, j‛ai failli de ne pas le remarquer : ce sifflement si caractéristique. Un premier obus dans les sapins à droite de la piste. Aussitôt, Germain saute en bas du traîneau et court à côté. Il nous rattrape et puis nous dépasse. Mais voilà qu‛un autre bruit se fait entendre : celui d‛une mitrailleuse. De la neige mêlée à de la terre et des éclats de bois fusent de toute part. Pas le temps de réfléchir, Germain renverse le traîneau et se laisse traîner dans la neige pour freiner. Le traîneau s‛immobilise. Nous nous plaquons au sol pour éviter de nous faire massacrer.

 

 

Papier froissé, de Marie-Hélène Lafond

Papier froissé, roman jeunesse, Averbode éditions, collection Récits Express, février 2018
Illustrations : Patrick Chenot

Après avoir déménagé à l’autre bout de la France pendant les vacances de Noël, Juliette découvre sa nouvelle école.
Très vite, elle se rend compte qu’une fille de sa classe, Colombe, parait exclue, voire même persécutée.
Juliette essaie alors de comprendre pourquoi et tente de faire bouger les choses.

 

Un été cathare, de Nicolas Ancion

Un été cathare, roman jeunesse, éditions du Cabardès, avril 2017

Aude part en vacances au cœur des Corbières chez une vieille tante des plus originale. Est ce l’anneau qu’elle lui offre, ou bien l’ambiance mystérieuse qui règne, chaque nuit va entraîner Aude au Moyen Âge et lui faire revivre l’histoire des cathares. Et puis dans ces vacances pas ordinaires, il y a aussi Quentin avec sa moto, et leurs folles échappées sur les routes des Corbières.
Ces vacances marqueront à jamais Aude qui repartira chez elle mûrie, changée par tout ce qu’elle aura vécu. Un roman palpitant rempli d’aventures qui fera découvrir aux jeunes lecteurs l’histoire des cathares.

(à partir de 12 ans)

site des éditions du Cabardès
article de presse, L’indépendant, 14 mai 2017

À la dérive, de Marie-Hélène Lafond

À la dérive, roman jeunesse (10-13 ans), Averbode éditions, collection Récits Express, novembre 2016
Illustrations : Anne-Catherine De Boel

2016_couv_lafont3Ali a 14 ans. Il a décidé de rejoindre la côte et de s’embarquer pour l’Europe comme des milliers de ses compatriotes. Mais la traversée est semée d’embuches… Au jour le jour, au fil des heures, l’auteure raconte l’odyssée d’Ali, ses peurs et, aussi, ses espérances.

« Zarzis, jeudi 17 mai 2011, 23 heures 30
Karim les fait courir en rangs serrés. Les candidats à l’exode se massent sur le bord du quai. C’est une véritable cohue.
Ali découvre alors avec consternation un sardinier de 12 m.
Peu avant leur arrivée, il a été débarrassé de tout ce qui est inutile, pour faire de la place. Pour embarquer le plus de monde possible. Sur son flanc, une main malhabile a peint un nom : «Houria». Ali se demande s’il doit prendre cela pour un bon présage.
Mais le jeune homme ne peut ignorer son état épouvantable : sa peinture qui s’écaille dévoilant le gris du bois, la rouille est partout présente. Ce n’est pas un bateau : c’est une épave.
Face à un tel constat, Ali ne peut s’empêcher de frissonner : c’est sur ce rafiot qu’ils vont faire la traversée ? C’est de la folie !
Ali hésite, recule. Il se rappelle alors ces rumeurs selon lesquelles certains bateaux ne seraient jamais arrivés à bon port. Et d’autres auraient dérivé pendant des jours…
Ali avait interrogé Hassan, un étudiant, qui avait parlé de légendes, de conspirations pour dissuader les jeunes de partir. Quant à Karim, il s’était contenté de hausser les épaules en déclarant « De toute façon, le risque zéro ça n’existe pas ! »
– Surtout ne te mets pas à la proue. Ni trop près du bastingage.
Ali sursaute et se retourne pour voir qui vient de lui parler. Derrière lui se tient un jeune homme très grand, très maigre, qui lui sourit.
– Je m’appelle Bilal…
Mais Ali n’a pas le temps de lui répondre. Déjà, poussé par des harragas impatients, il enjambe le garde-corps et monte à bord. »

En mille morceaux, de Nicolas Ancion

ccouv_ANCIONEn mille morceaux, roman jeunesse, éditions Mijade, 2015

« Je m’appelle Jessica et je ne suis pas dans le livre que vous tenez entre les mains… parce que je suis morte.
Ceux que vous allez rencontrer, ce sont mes potes : Léa, Phil, Karine, Erik et tous les autres. Ils continuent leur route en se demandant ce qui a bien pu m’arriver pour finir comme ça, avant même d’avoir dix-huit ans. Banal accident ou meurtre prémédité ? Maltraitance, overdose, suicide ou autre chose encore ? Malheureusement, je ne suis plus là pour répondre à leurs questions. »

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