Les 12 et 13 mars prochains se tiendra à Lunel la première édition des rencontres polars et vins baptisée Du Rouge au Noir. Le temps d’un week-end, 12 auteursn dont Janine Teisson, et 12 vignerons seront rassemblés pour parler de leur passion et partager avec vous un moment convivial à Lunel, Espace Castel.
Auteur/autrice : Autour des Auteurs
Lettre de Pascal Dessaint
En France, faire disparaître les auteurs, “on se demande s’il n’en est pas question”
article publié sur le site ActuaLitté – 15.02.2016
Depuis le 30 décembre 2015, les associations et organisations syndicales défendant les artistes auteurs ne décolèrent pas. La réforme de la sécurité sociale, largement contestée, a été entérinée avec le décret d’application, signé de la main du Premier ministre. La rue de Valois n’a finalement pas eu grand-chose à dire, tant le ministère des Affaires sociales avait verrouillé l’ensemble de cette réforme. Aux auteurs, maintenant, de se faire entendre.

Pascal Dessaint © Philippe Matsas /Opale
C’est ce que Pascal Dessaint, auteur de polars multirécidiviste (chez Payot) a décidé de faire. Il s’est lancé dans une adresse au Premier ministre, Manuel Valls. Il fait suite à une pétition adressée à François Hollande, signée par les artistes auteurs, et bien d’autres personnes encore, sensible à une situation délicate.
Aujourd’hui nous demandons au gouvernement l’abrogation immédiate du décret RAAP-IRCEC et l’ouverture de négociations avec nos représentants. Ce décret est parfaitement inadapté aux spécificités de nos professions artistiques. Il dégrade encore un peu plus nos conditions d’exercice professionnel déjà extrêmement précaires. (retrouver la pétition en ligne ici)
Avec l’autorisation du romancier, nous publions sa lettre ouverte.
« Monsieur Valls, votre décret sera fatal à certains auteurs » […]
lire la lettre de Pascal Dessaint ici
Conférence d’Isabelle Colleau, 19 février 2016
Les Vases communicants, croisements d’écriture
François Bon, Tiers Livre, et Jérôme Denis, Scriptopolis, sont à l’initiative du projet des Vases Communicants.
Le principe, c’est ne pas écrire pour, mais chez l’autre. A charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement.
On peut se donner un point de départ, s’échanger une photographie, s’inspirer d’un poème… on crée comme on veut. Le rendez-vous, c’est le premier vendredi de chaque mois.
Voici le programme du 5 février 2016 sur le blog : Le rendez-vous des vases communicants, tenu désormais par Marie-Noëlle Bertrand, ayant pris la suite d’Angèle Casanova et de Brigitte Célérier.
Deux auteurs de ADA, Philippe Castelneau et Françoise Renaud, se sont proposés des photographies noir et blanc dont ils sont l’auteur. Et chacun a écrit sur la photo de l’autre. Richesse de l’échange, croisement des histoires, force des univers ainsi confrontés.
Le Couteau, texte de Françoise Renaud écrit à partir de cette photographie de Philippe Castelneau,
publié sur le blog Rien que du bruit
Le Réservoir, texte de Philippe Castelneau écrit à partir de cette photographie de Françoise Renaud,
publié sur son blog Terrain Fragile
Contes et nouvelles lesbiennes, de Paula Dumont
Contes et nouvelles lesbiennes, éditions de l’Harmattan, février 2016
Ce recueil contient de nouvelles versions de contes traditionnels tels que La Belle au Bois dormant, Cendrillon, La petite fille aux allumettes et Le Chat botté. On y trouvera également des nouvelles qui mettent en scène des lesbiennes, illustres et obscures, qui ont des soucis identiques à ceux des autres femmes : vivre des relations authentiques, qu’elles soient amicales ou amoureuses, tout en gardant leur liberté et leur autonomie grâce à un métier plus ou moins épanouissant.
Les lesbiennes qui peuplent ce recueil sont donc des femmes qui aiment, souffrent, travaillent et survivent dans un monde misogyne et lesbophobe. Femmes d’hier et d’aujourd’hui, célèbres ou cachées, en proie à bien des difficultés, mais courageuses, aimant la vie et prêtes à se battre pour faire évoluer une société archaïque et machiste. Les textes qui les mettent en scène n’ont d’autre ambition que de faire réfléchir en amusant, comme les autres contes traditionnels des pays européens.
Illustration de couverture : Odile Barrière
Pourquoi la gauche finit-elle toujours par perdre ?, de Jean-François Morin
Pourquoi la gauche finit-elle toujours par perdre ?, éditions Laurène Herman, 2016
Un essai politique sur un courant de pensée entravé par ses dérives et ses dysfonctionnements.
Alternance, classes sociales, collaboration, communisme, connivences, consommation, contrat social, critique, découragement, délégation de pouvoir, démocratie, divisions et chapelles, domination, la droite dans la gauche, gauche, écologie, économie, égalité, éloquence, ignorance, injustice, intellectuels, leaders et chefs, liberté, lutte, mensonge, morale, paresse, peur, politiciens, psychologie, ruptures, socialismes, violence, vivre, tels sont quelques-uns des concepts-clés développés dans cet ouvrage.
Les auteurs, toujours dernière roue du carrosse…
Voici relayés ici deux excellents articles d’ACTUALITTÉ, sur l’avenir sombre qui se profile pour les auteurs.
RAAP : “Plus que la paupérisation, c’est une disparition des auteurs qui se profile”
article de Nicolas Gary – 26.01.2016
[…] L’auteur ne se passera pas de son éditeur, à l’avenir, « mais il devra peut-être le contourner pour se sauver. Travailler avec une maison de temps à autre, et se positionner comme auto-auteur, sur le modèle de l’autoentrepreneur, d’autres fois », estime un scénariste. « Auteur, demain, qu’est-ce que cela signifie ? Ce n’est pas la même chose fiscalement, au niveau de la sécurité sociale, dans la législation, et en pratique, n’en parlons pas. »
Des auteurs autopubliés, bientôt comme norme ? « Le problème c’est que les bourses comme celle du CNL sont calquées sur un modèle tiré des années 70. Il faut un contrat d’éditeur, voire plusieurs, sinon on n’y souscrit pas. Et dans le même temps, on ne peut pas distribuer sans limites un argent qui se raréfie. Il y a d’autres types de subventions et elles suivent le même principe : pour être auteur, il faut être publié par un éditeur. » […]
et
Loi Création : le Sénat veut supprimer le seul article consacré aux auteurs
article de Clément Solym – 28.01.2016
Illustration : ActuaLitté, CC BY SA 2.0
Nîmes Noir, du 11 au 13 février 2016
Trois journées colorées noires et polardes
Nîmes Noir
Premier salon nîmois du roman noir
du 11 au 13 février 2016
Ces trois journées ont pour raison d’être de donner à ce genre littéraire fécond toute sa place auprès d’un public toujours large, divers, passionné ou simplement curieux.
Des rencontres avec des auteurs, des séances-dédicaces, des lectures, une table ronde, des débats autour de thèmes divers, des interventions dans école et collège :
- Un hommage à Henning Mankell, lecture par Denis Lanoy
- De la peste brune au roman noir,avec l’auteur Roger Martin et lecture par Denis Lanoy
- Broyeurs de Noir, quelle dimension sociologique dans le roman noir, avec les auteurs invités sur le salon et Philippe Corcuff
- Cartes blanches pour lectures noire avec les auteurs, Gilles Del Pappas, Pascale Ferroul, Gildas Girodeau, Michel Imbert
- Aussi un atelier d’écriture animé par Jean-Paul Michallet : Écrire le Noir
Et pour conclure un repas noir, dans un restaurant nîmois, tenue noire exigée et surprises noires au menu mais pas que… (réservation obligatoire pour l’atelier d’écriture et pour le repas)
Lisez donc le programme !
Journées organisées par Les Amis de la Librairie Diderot
Pour en savoir plus, contacter Colette Noyer
Courriel : lesamisdediderot@gmail.com
Adresse : 2 rue Émile Jamais – 30900 Nîmes
Tél : 06.19.56.40.49
Retrouver la manifestation sur Languedoc-Roussillon livre et lecture
Poussin vert, de Marie-Hélène Lafond
Poussin vert, album jeunesse, illustration de Gwenaëlle Doumont, Éditions La Palissade, janvier 2016
Un enfant rencontre un poussin vert et se met à le taquiner sur l’air de la chanson « Une souris verte ». S’en suit un dialogue absurde et insolent dans lequel notre petit garçon essaye de pousser à bout le drôle de volatile. Mais le poussin au fort caractère, n’est du tout prêt à se laisser faire et a d’autres tours dans son sac…
Qui lit à l’Élysée ? d’Yves Carchon
Les commémorations se suivent en ce mois de janvier. François Hollande, dit le Petit, se tourne vers François le Grand qui repose à Jarnac. Pense-t-il trouver un nouveau souffle et une inspiration en dialoguant avec le Vieux ? Vingt ans après, le mousquetaire qui faisait la synthèse comme personne, est à son tour devenu président. Il manie certes avec adresse le fleuret, maîtrise parfaitement l’art de l’esquive, embrouille brillamment son monde, est roi de la palinodie et prince de la volte-face. Que manque-t-il au spadassin qui a flingué Sarko ? François le Grand lisait et connaissait l’Histoire. Hollande le Petit, en bon énarque, ne lit jamais et semble de ne pas connaître notre Histoire… En géographie, voire en géostratégie, on savait Mitterrand imbattable. Il savait où était la Saintonge, par exemple… Pas sûr qu’Hollande le sache ! En revanche, il semblerait qu’avant son accession à l’Élysée, Hollande le Petit n’ait jamais vu d’autres pays que la seule France. Bigre ! Le voyage ouvre pourtant sur le monde… Il semblerait que même en science économique, qu’on enseigne à l’ENA, il n’ait pas beaucoup de lumières. Conduire une vespa ne suffit pas à guider le char de L’État ! Tendre vers la normalité non plus. François le Grand doit bien rire dans sa tombe. Il avait assuré, un peu avant sa mort, que ceux qui le suivraient aux manettes de L’État ne seraient plus que des comptables. C’est pire : ce ne sont plus que des surfeurs qui prennent la vague quand il le faut, avec pour seul souci d’être portés par elle le plus longtemps possible et le plus loin.
On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive
un article critique de Jean AZAREL, 14 janvier 2016
à propos du dernier livre d’Hélène Dassavray, collection Sur le billot, éditions lBl, la Boucherie littéraire, 2015

« On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive ». Tel est le postulat, et le titre, du dernier recueil d’Hélène Dassavray paru aux éditions La Boucherie Littéraire. À mots découverts délicatement posés à l’aune de la féminité, Hélène Dassavray raconte l’histoire dans l’Histoire des femmes fontaines, et c’est un bonheur de boire cette eau-là qui mène en douceur à l’au-delà poétique.
« Si une petite mort / Fait jaillir une fontaine de l’aven / Qu’en est-il de la grande et de ses abysses / La femme sage / Le sait / De source sûre ».
On me dira que c’est la moindre des choses que les poèmes ruissellent, coulent, inondent, éclaboussent parfois, s’épandent de page en page comme le meilleur engrais. Certes, mais ils le font ici avec une élégance mesurée, une écriture au doigté fertile, un respect de la matière transfigurée, qui appartiennent à celles qui ont vraiment vécu et savent le raconter avec une humilité palpable.
« Une femme voit couler son sang à chaque lune / Peut être pour cela / Qu’elle éprouve moins le besoin / De Verser celui des autres ».
Il me faut l’avouer : j’ai longtemps cru que les femmes étaient les seules à pouvoir sauver le monde, et accessoirement (égoïstement) ma personne, avant de me rétracter. À la fin de la traversée délicieusement liquide effectuée avec « On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive » d’Hélène Dassavray, je me suis remis à espérer.










