De la Loge de Saint-Jean, de Salvatore Cinque

De la Loge de Saint Jean, Franc-maçonnerie Ésotérisme Philosophie, éditions L’O.L. (L’Orient de Lumière), février 2026

On s’étonnera sans doute que parmi les auteurs d’une association comme celle qui réunit les auteurs du Languedoc, à savoir l’ADA, se trouve au moins un Franc-maçon qui ose lever le voile sur son identité profonde.
Dans ce livre, l’auteur présente l’ordre maçonnique en ce qu’il est l’héritage philosophique de l’apôtre Saint Jean et de ses écrits connus pour leur ésotérisme. Il revient sur les symboles maçonniques fondamentaux, expose des vues personnelles et nouvelles et entreprend même de montrer que tout être humain est profondément déterminé par un inconscient « reptilien », obéissant donc sans le savoir à un véritable code libidinal doublant le code génétique. 

EXTRAIT
Chapitre I.
Du salut par la Franc-maçonnerie.

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La lecture des œuvres maçonniques qui, il faut bien le dire, sont de plus en plus nombreuses et étoffées, l’audition des émissions radiophoniques ou télévisuelles, la pratique des rituels en loge, et surtout, la rencontre fraternelle avec les Francs-maçons, permettent de nos jours de se faire une idée objective, non passionnée, de l’institution ou de l’Ordre maçonnique, du parcours initiatique, du travail à faire en loge ou sur soi-même, une idée débarrassée de toute déviation « complotiste » anxieuse et anxiogène.

Chacun peut savoir, à notre époque, trois siècles après la révélation de la Grande Loge Unie d’Angleterre et de ses racines écossaises et irlandaises, et quel que soit le niveau de son intellect, ce que sont les bâtisseurs, les constructeurs de Temples, de cathédrales ou de simples chapelles à l’intérieur desquelles l’esprit aime se détendre dans une rêverie contemplative à la recherche du divin.

Il est clair, en effet, que l’initiation maçonnique, véritable prise de conscience progressive, par degrés, du caractère brut de sa pierre[1], appelle un changement personnel, une mutation intérieure, une rénovation, un pas ontologique. L’être qui s’y astreint sincèrement, ouvertement, reconnaît qu’en lui-même agissent des « esprits animaux », des « forces mythiques », des pulsions pour utiliser un terme plus familier et plus moderne, qui le condamnent à n’être qu’un futile jouet, à n’être que le jouet du Destin. Déjà l’Orient, puis la Grèce à sa suite, avaient reconnu ces forces « telluriques » et charnelles, les nommaient, les déifiaient, à défaut de les analyser à l’œuvre à l’intérieur de la psyché. Éros était ainsi considéré comme une divinité inéluctable d’une grande puissance, de même qu’Arès et son penchant destructeur. Aucun être ne pouvait échapper à leur emprise fatale, sauf à recourir au prêtre, au magicien, au chaldéen ou au devin, chacun de ceux-ci étant le dépositaire d’une gnose[2] à prétention salvatrice. De là est venue la nécessité d’un appel à une puissance supérieure face au désarroi habituel des êtres, face à leur souffrance, de là est née la conviction d’une unité transcendante et le besoin de dépasser ces énergies inférieures et organiques, l’une attractive et l’autre répulsive, par le recours à une Providence céleste et par l’usage affirmé de la Volonté humaine[3]. Ce que nous dit l’initiation, c’est ceci : nous sommes tributaires de deux types de forces intérieures, d’une force à tropisme sexuel et d’une force à tropisme agressif, dont le but inconscient – donc non soumis à la Volonté divine – est, à la manière de deux serpents magnétiques, de nous enchaîner à la matière. Mais, il ne s’agit pas de vouloir rejeter ces deux serpents originels qui s’entrelacent inséparablement autour de notre être, comme le montre le caducée d’Hermès. En réalité, il n’appartient qu’à nous-mêmes de donner libre cours à notre volonté afin d’être au-dessus, afin de sublimer leurs énergies, de nous conformer à ce que nous appelons par endroits la Providence, afin, et mieux, de participer à la divinité de l’Esprit Universel et de marcher franchement, ouvertement, sincèrement, devant Celui qui attend notre éveil et notre lever. A chacun son heure, tant l’œuvre demeure possible à tous. En cela, l’initiation maçonnique justifie à elle seule d’être Franc-maçon, un Maçon libre, d’être cette pierre dont la singularité ne lui vaut pas d’être jetée et rejetée, mais au contraire d’être employée très justement au sein de l’édifice social.

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Exilés en Margeride, de Françoise Barry

Exilés en Margeride, roman, TDO éditions : Terre d’Occitanie, avril 2025

En 1963, Michel Debré est élu député de la Réunion où la démographie et la misère sont galopantes. Le bureau d’immigration des départements d’outre-mer voit alors le jour. Il permettra d’organiser le transfert d’une partie de cette jeunesse dans les départements les moins peuplés de la métropole.
Sur l’île, la peur s’installe… Même si tous savent que la métropole apporterait un meilleur avenir à leurs enfants, tandis que rester sur l’île serait synonyme de chômage assuré.
Marceau et sa petite sœur Camille sont sur la liste des départs. Ils sont entourés d’amour par leurs parents et leur grand-mère. Ils refusent de quitter leur île et tous ceux qu’ils aiment.

Les promesses seront-elles tenues ? S’habitueront-ils à la rudesse du climat lozérien ?
Un incroyable périple de La Réunion à la Margeride, vécu par 1600 petits Réunionnais arrachés à leur famille !

EXTRAIT

En juin, Camille avait eu ses premières règles. De ce jour, il ne l’avait plus regardée de la même façon. Lorsqu’il la croisait, il faisait en sorte de frôler sa jeune poitrine. Un soir, comme elle décrochait le linge sec, il avait glissé sa main sous sa jupe qu’il avait relevée en riant bêtement. Elle avait enlevé la main du gamin brusquement, les lèvres retroussées sur ses dents pointues de bête sauvage. Il avait reculé en souriant comme si tout était évident, qu’il pouvait, qu’il allait. Presque qu’il était dans son bon droit. Alors elle avait levé la main pour le gifler et avait bondi se réfugier dans la cuisine. Là, elle avait saisi un couteau qui traînait sur la table et avait tranché l’air devant elle.

Agessa, les ministères enfoncent les artistes auteurs | actualité du 7 février 2026

un article de Nicolas Gary, le 7/02/2026 sur le site ActuAlitté

Scandale Agessa : quand l’État préfère les finances du régime aux droits des artistes

Un courrier ministériel du 15 janvier 2026 révèle ce que beaucoup redoutaient : alors que l’intersyndicale artistes-auteurs avaient enfin obtenu un vote du conseil d’administration de la SSAA mettant un terme aux appels systématiques contre les victimes du scandale AGESSA, les ministères de tutelle ont décidé de bloquer cette décision. Une victoire morale annulée, et une violence institutionnelle qui se poursuit.

Une victoire syndicale arrachée de haute lutte

Le 9 décembre 2025, le conseil d’administration de la Sécurité sociale des artistes-auteurs (SSAA) a adopté deux délibérations historiques : cesser de former à l’avenir des recours contre les artistes-auteurs dans les contentieux liés au passif de l’AGESSA et se désister des appels en cours.

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une communication de Joëlle Wintrebert, 12 février 2026

CA et dîner du 3 février 2026 | brasserie Le Dôme, Montpellier

Dîner joyeux suite au conseil d’administration du mardi 3 février.

De haut en bas et de gauche à droite – 1 : François Cherrier, Henri Lehalle, Philippe Castelneau, Chloé Millet / 2 : Sylvie Léonard, Francis Zamponi, François Szabo / 4 : Eve-Marie Lobriaut, Janine Teisson, Danielle Ferré, Joëlle Wintrebert, Line Fromental, Antoine Barral / 6 : Sylvie Léonard.

Portraits poétiques, de Fabienne Savarit | du 9 au 14 février 2026 à Toulouse

Fabienne s’est lancé dans une drôle d’aventure, une exposition de textes écrits durant l’été passé en écho aux portraits dessinés par Anne-Marie Pamelard.
Ce sera à Toulouse, galerie du 21 rue des Polinaires du 9 au 14 février.

Honorine la Maudite, de Cathy James

Honorine la Maudite, roman historique, éditions Book Envol, juin 2025

1889, Saint-Étienne-de-Baïgorry, Nouvelle-Aquitaine.

Bouc émissaire de la société pyrénéenne, Honorine Carpentier appartient à la communauté des intouchables cagots. Accablée de haine et de mépris, elle va se battre contre les préjugés, pour devenir libre et respectée, un parcours semé d’embuches jusqu’à sa rencontre avec le bel Adam de Saint-Armand…
Qui étaient les cagots ? Pourquoi étaient-ils rejetés ? Honorine parviendra-t-elle à s’affranchir de sa misérable condition ?

2020, Gruissan, Aude.

À vingt et un ans, et après la perte douloureuse de ses parents dans le terrible attentat de Nice, Caroline Delmas décide de réaliser son rêve, de redonner à sa maison de vacances de Saint-Étienne-de-Baïgorry, son lustre d’antan et ainsi d’ouvrir des chambres d’hôtes. Pleine d’enthousiasme, elle se rend sur place, mais se heurte, à peine arrivée, à l’inexplicable hostilité d’Agatha Cazeneuve et Julian de Saint-Armand, qu’elle ne pensait plus jamais revoir.
C’est le début, pour ces deux jeunes femmes, d’une aventure haletante et extraordinaire.

lire LES CAGOTS : une race maudite pendant huit cents ans.

EXTRAIT


Tandis que Modeste s’agenouillait sur le prie-Dieu, Jeannou se retourna vers Honorine, et s’écarta pour l’inviter à s’asseoir entre eux deux. Soudain, Honorine explosa, elle n’en pouvait plus :
— Non, non. L’époque où l’on nous considérait comme des créatures impures est révolue depuis longtemps, chuchota-t-elle d’une voix amère.
On l’avait humiliée, malmenée, soumise aux regards malveillants depuis l’enfance. Elle était cagote, cela signifiait-il qu’elle fût moins honorable qu’une autre ? Oui, elle était une paria au sein même de la communauté chrétienne.
— Mais…Je ne comprends pas ton attitude ! murmura son frère.
— Si je continue à faire ce qu’ils me demandent, la honte et l’humiliation continueront à s’abattre, non seulement sur moi, mais aussi sur nous tous.

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Être en Poésie (9), de François Szabó

Comme tout a un début et une fin, le premier mot est la promesse d’une suite. Inaltérée, cette suite offre un discours peu à peu audible malgré toute extravagance, malgré toute ponctualité.

Vivre est cheminer vers l’absolu, quête secrète et sacrée, l’offrande est cette détermination infinie, cette ouverture au monde, cet élan prompt et vigoureux qui réalise l’être dans sa totalité. Vivre ivre de poésie telle que bain somptueux du succès engrangé au long du temps pour retrouver toujours la ferveur du dit.

Demeure alors le lieu et le temps marqués au fer de l’identité, du propre et du personnel, de l’amour et de la plénitude.

Œuvrer à cela c’est résister à l’immobilisme, à l’indifférence et à l’oubli. Dire et nommer font existence et réalité réunies. Ne jamais céder à la facilité : il n’y a que le dire d’amour qui subsiste à jamais.

Ainsi opérant la formulation unique réalisatrice du désir, le poème ne fait pas qu’ouvrir la brèche, c’est la création même d’une définition ferme et précise de la réalité au mitan du monde.

Idylles de Montpellier, de François Szabó

Idylles de Montpellier, poésie, Cap de l’étang éditions, janvier 2026

Idylles de Montpellier est le temps particulier du sens amoureux qui évoque en même temps la splendeur et l’étonnement, la permanence et le développement à l’infini des ressources intimes de cette ville magnifique et quelque peu énigmatique. Ici se conjuguent beauté et origine, rencontre définitive qui scelle son pouvoir tel un charme.

PRÉFACE

            Là est le lieu où s’annonce la vie, la ville arpentée qui recèle la beauté cachée, offerte au persévérant, miroir de l’âme et de l’esprit : conjugaison sublime !

            Au détour d’une place, d’un hôtel particulier, une histoire singulière s’associe.

            Pierre et jardin ici c’est Montpellier, creuset de tous les possibles, des métissages culturels et ici telle une résurgence l’eau féconde surgit : C’est tout à la fois un rire, une culture, une beauté, un accent, un partage, une tendresse, une délicatesse, une vision et la tolérante acceptation de l’autre.

            Se côtoient passé et avenir, entre mer et montagne, les âges de la vie, les cosmopolites visiteurs, étudiants, enseignants, chercheurs… Et tant d’artistes !

            Ville qui ne cesse de se réinventer, ferveur jamais démentie, volontaire et imaginative, tolérante et accueillante tout ici facilite l’approche. Cependant, tout n’est pas livré immédiatement, c’est avec patience et douceur que se reçoit le don comme somptueuse offrande. Le nier ne serait pas délicatesse. Vérité sans tendresse n’est pas vertu.

François Szabó

Un outil de diagnostic pour les auteurs ?

Un outil pour estimer la compatibilité d’un manuscrit avec une maison d’édition

Une fois le manuscrit terminé, une autre étape s’ouvre pour l’auteur qui souhaite faire publier son texte par un éditeur : trouver la bonne maison d’édition. Afin de viser juste et de ne pas multiplier les envois sans réponse, l’auteur Xavier Mayot s’est fait codeur, pour concevoir un outil de diagnostic en ligne de compatibilité entre création et maison d’édition. Accessible gratuitement, il encourage l’utilisateur à « s’investir dans l’envoi de son manuscrit ».

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une communication de Joëlle Wintrebert