Point social – Le fonds de solidarité (janvier 2021)

infos communiquées par la Charte du 13 janvier 2021

Autres aides : CNAP & CNL
Soutien exceptionnel du CNAP à destination des artistes des arts visuels

Le montant forfaitaire du secours exceptionnel du Centre national des arts plastiques (CNAP), aide sociale ponctuelle aux artistes qui rencontrent des difficultés économiques et financières, est relevé et fixé à 1 500 € (contre 1 000 € précédemment).
Les disciplines artistiques concernées par cette aide sont : arts décoratifs, création sonore, design, design graphique, dessin, estampe, gravure, film, vidéo, installation, nouveaux médias, peinture, performance, photographie, sculpture.

Dépôt des demandes : jusqu’au 12 février 2021
Prochaine commission : le 20 avril 2021
Montant du soutien : 1 500 €
Informations et marche à suivre ici.

Fonds d’urgence CNL/SGDL : pas de justice fiscale

Un amendement de la Société des gens de lettres (SGDL) proposant la défiscalisation des fonds d’aides d’urgence sectoriels aux artistes-auteurs, adopté par le Sénat, a été supprimé par l’Assemblée nationale, avec l’aval du gouvernement.
Cette aide d’urgence sera donc imposable quand celle du fonds de solidarité sera exonérée d’impôts.
Par ailleurs, à ce jour une reconduction du fonds d’urgence n’est pas envisagée. Lire la suite…

La Mère amère Mer Méditerranée, texte en ligne de François Szabo

La Mère amère Mer Méditerranée, texte en ligne, poésie, Obsidiana Press, janvier 2021

Déclinaison de vingt et un poèmes en faveur de S.0.S. Méditerranée

Après Non à la peste brune (pamphlet contre le nazisme, 2012) et après Visa Permanent (poèmes en faveur des migrants, 2017)

accessible en ligne ici

 

La Lorita, de Simone Salgas

La Lorita, roman, éditions 19, janvier 2021

L’écrivaine…
Silvina aime les jolis mots, elle les roule dans sa bouche, les retourne, les répète, leur invente une histoire… Elle finira bien par être cette écrivaine qu’elle a toujours voulu devenir.
Silvina écrit dans de grands cahiers mauves. À l’encre mauve, toujours. C’est une adorable petite peste – bavarde, très bavarde. Volubile ! – entourée d’amis, dans ce lycée français de Santiago du Chili, de professeurs attentifs, de parents aimants – père taquin, mère câline -, d’un petit frère aimé.

Entre l’azur sans nuage du désert d’Atacama et les vents glacés de la Terre de Feu, Simone Salgas mène le récit, tout de digressions, de bavardage espiègle, avec les mots de l’enfance, avec ses douleurs. Sa fraîcheur aussi. (…)
Silvina, une enfant encore, presque une adolescente, vive, rêveuse. Sa vie commence ici… Ce sera à elle d’écrire la suite !

 

EXTRAIT (pages 37-38)

Je préfère écrire de la science-fiction. On peut inventer sans que personne nous mette en doute, on peut vraiment faire du n’importe quoi. On peut former ou déformer des visages, créer des villes, des paysages, des machines de guerre bien entendu. On peut même inventer des mots. J’ai démarré comme ça mon deuxième roman. Plus facile que de raconter la mort des hommes vrais, ceux qui ont été des maris, des papas, des frères. J’ai abandonné les 50 pages de mon premier roman que j’avais intitulé : « Confidences à moi-même ».
Je serai écrivaine d’autres espaces, d’autres mondes.
Écrivaine intersidérale. Ce sera dur. Il y en a beaucoup qui veulent faire comme moi. J’ai intérêt à avaler toutes les vitamines qu’on me présentera.

Le Don des chimères, de Joëlle Wintrebert

Le Don des chimères, récit d’anticipation, Armada, octobre 2020
Illustration : Jean Mathias

Qui ne rêverait de rencontrer la créatrice des chimères, ces créatures fabuleuses dont la mue permet de récolter la fourrure ?
Idunn n’en éprouverait que du plaisir si on ne l’y avait contrainte. Quand vous devez élever seule votre enfant et que c’est une autiste, les propositions les plus détestables ne peuvent se refuser.
Vous ne manquez ni de talent ni d’énergie. Cela suffira-t-il pour triompher de l’adversité ?

 

EXTRAIT

Dès qu’elle retrouve le Fairmont Narbonne, Idunn perd l’assurance affichée plus tôt devant Karen Elysium. Son sentiment de culpabilité la tenaille. Qu’est-ce qui lui prend, de s’apprêter à livrer sa fille, un être sans défense, à ces folles égoïstes ? Et tu prétends plier pour la protéger ? Tu aurais dû envoyer la damnée présidente au charbon.

Elle gare la voiture et tire sa progéniture de l’habitacle, exaspérée de mesurer une nouvelle fois le poids qu’elle représente. Poids dans ma vie, poids au bout de mes bras, pense-t-elle en secouant doucement le corps inerte. L’enfant voit-elle seulement ce qui l’entoure ? Les étangs et la mer miroitant au soleil maintenant que la tempête a cédé ? Les tours du Palais des Archevêques, au loin, qui se dessinent, graphiques au-dessus du damier des tuiles de la vieille ville ? Entend-elle les mouettes inlassables crier dans le bleu cru du ciel ? Et les chauds arômes de résine, d’écorces et d’aiguilles qui proviennent du bois de pins d’Alep, les sent-elle ? Au moins, le changement radical de ses habitudes ne paraît pas l’angoisser. Les thérapeutes prédisaient une réaction majeure, elle ne s’est pas produite. Ou pas encore ?

Baromètre SNE-SGDL-SOFIA des usages numériques du livre, octobre 2020

une communication SGDL, 15 décembre 2020

Chaque année, la SGDL s’associe au SNE et à la SOFIA pour établir un baromètre des usages du livre numérique. Il nous semblait important d’étudier l’évolution des comportements pendant le confinement du printemps 2020, de mesurer l’apparition de nouveaux lecteurs ou de nouvelles pratiques de lecture et d’interroger la pérennisation de ces résultats.
A ce titre, nous avons établi une édition spéciale du baromètre des usages du livre numérique, présenté hier lors des Assises du livres numériques organisées par le SNE.

Cette édition spéciale porte sur la période du confinement du printemps 2020. Elle a été menée en ligne par Médiamétrie, entre le 13 et le 20 octobre 2020. Elle permet de dégager 3 points forts :

    • Une augmentation des pratiques de lecture
    • Une diversification des supports utilisés
    • Un lectorat numérique qui s’est rajeuni

Vous trouverez sur cette page, le détail de cette analyse. Vous pouvez également consulter les résultats de l’étude réalisés par Médiamétrie et visionner la présentation qui s’est tenue lors des Assises du livres numérique.

Simplifier, oui.  Uniformiser, non !, une communication de la SGDL, 10 déc 2020

Chers auteurs,

Une étude du Ministère de la Culture de 2015 sur la situation économique et sociale des auteurs de livres a montré que les 3/4 d’entre nous déclarions nos revenus en traitements et salaires – TS dans notre jargon. Pour les uns, qui exercent une autre activité professionnelle, comme pour les autres, qui exercent le seul métier d’auteur, ce choix de déclarer tous ses revenus au sein d’un seul et même régime, un mot l’explique et le légitime : simplicité. D’autres choix existent, également légitimes : déclarer tout ou partie de ses revenus en bénéfices non commerciaux – BNC dans notre jargon. Dans ce cas il faut avoir un numéro de SIRET. Mais jusqu’à nouvel ordre ne pas avoir ce numéro et ne pas déclarer ses revenus en BNC n’a jamais empêché un auteur d’être rémunéré pour les livres qu’il écrit, pour les interventions qu’il fait dans les salons ou les festivals, pour les rencontres qui lui sont proposées pour parler de son œuvre. L’administration fiscale s’est toujours accommodée d’une situation qui ne lésait personne.

Aujourd’hui, la question de la simplification des démarches administratives est un enjeu majeur dans la concertation que nous menons avec les pouvoirs publics. Nous nous débattons avec une URSSAF qui a beaucoup de mal (le mot est faible) à nous identifier, à nous comprendre et à nous guider. Enfin notre réflexion collective se concentre sur la définition d’un statut spécifique qui nous conforterait en tant qu’artistes-auteurs et nous garantirait un plein accès à nos droits sociaux. Et c’est dans ce contexte qu’une organisation de plasticiens décide, sans concertation avec l’ensemble des associations professionnelles, de réclamer que l’État impose à tout auteur qui voudrait participer à un salon, animer un atelier d’écriture, faire une demande de bourse, intervenir dans une classe pour un projet d’Education Artistique et Culturelle, de disposer d’un numéro de SIRET et de se soumettre aux contraintes administratives qui en découlent – gestion des acomptes trimestriels par exemple. Lire la suite…

Matthieu Becker, au Carré Rondelet, Montpellier, REPORTE A JANVIER

La pièce de Matthieu Becker va se jouer le 16 décembre au Carré Rondelet, Montpellier

réserver des places Carré Rondelet c’est ici
réserver des places sur la FNAC, c’est ici 
visionner la bande annonce ici 

en savoir plus sur l’auteur

 

Démocratie : Oniris, Carole & Hóc, de François Szabó

Démocratie : Oniris, Carole & Hóc, poésie, Obsidiana Press, décembre 2020

A PROPOS (extrait)

Si les miscellanées sont un genre de livre qui peut se lire et consulter à volonté c’est parce qu’il recèle une multitude d’informations. Démocratie : Oniris, Carole & Hóc n’est drôle quasiment que par les citations de 100 Titres de Clémentine Mélois aux éditions Grasset, qu’elle en soit remerciée et je vous engage à acquérir tous ses livres.
Mon petit livre, carnet amoureux et sensible d’une ville, Montpellier, d’un régime politique, la Démocratie, d’une femme, Carole… N’est pas exhaustif, loin de là. Il se veut incitatif, à voir et visiter ma ville, aimant et sensible, offert.

Il en ressort des affinités électives, pourtant, même ainsi, tout le monde n’y est pas, même si dans cette ville de Montpellier la Maison de la Poésie dénommée Jean Joubert en est un axe affectif.
Bienvenue dans un monde d’amour et de tolérance, de culture et d’échange, dans un monde viable et juste.[…]

REPORTÉ – Casanova et Waiting for Tina, soirée cinéma littérature, 22 déc, Nîmes

Dans le strict respect des règles sanitaires, Jean Azarel vous proposait de vous retrouver le mardi 22 décembre au Sémaphore à Nîmes à 17 h 30 où il présentera le film Casanova de Federico Fellini avec Donald Sutherland et Tina Aumont. Un film de 1976 ressorti fin 2019.
A l’heure de MeToo, qu’en est-il aujourd’hui du mythe de Casanova, mis à mal il y a plus de 40 ans par Fellini ? Coulisses de tournage, anecdotes inédites, analyses critiques à débattre…

 

REPORTÉ A UNE DATE ULTERIEURE

dédicaces et échanges autour de sa biographie romanesque « Waiting for Tina »
(A la recherche de Tina Aumont), éditions l’Autre Regard

Cotisations IRCEC

une communication de la SGDL, 27/11/2020

Si vous êtes affiliés à l’IRCEC pour votre retraite complémentaire (RAAP), vous avez reçu, ou allez prochainement recevoir, un courrier de l’IRCEC vous invitant à choisir, sur votre espace adhérent, votre option de cotisation (taux de droit commun de 8% ou, si vous remplissez les conditions pour y prétendre, taux réduit à 4%).
Si vos revenus d’auteur de 2019 étaient inférieurs au seuil d’affiliation au RAAP, vous pourrez également opter pour le dispositif de surcotisation, qui vous permet de valider des droits à la retraite complémentaire.

Vous avez jusqu’au 30 novembre 2020 pour indiquer vos choix.

Les auteurs, dont au moins 50% des revenus artistiques proviennent de leur activité d’auteur de livres, bénéficient d’une prise en charge par la Sofia de 50% de leurs cotisations. Si tel est votre cas, nous vous invitons à vérifier si cette prise en charge apparaît bien sur votre dernier appel de cotisations (ou dans votre espace adhérent IRCEC). Si ce n’est pas le cas, vous devez prendre rapidement contact avec l’IRCEC (contact@ircec.fr) pour le leur signaler.

Par ailleurs, le paiement de votre cotisation au titre de 2020 est d’ores et déjà possible, mais en raison de la crise sanitaire, la date limite de paiement est repoussée au 31 décembre 2021.
Afin de ne pas cumuler à cette date le paiement des cotisations au titre de 2020 et de 2021, vous pouvez également solliciter la mise en place d’un échéancier (en écrivant à contact@ircec.fr)

Plus d’informations ici.

Chronique de Jean Azarel : Des forêts de couleuvre/Frontalière, de Laure Anders

Échos de lecture de Jean Azarel à propos du livre Des forêts de couleuvre / Frontalière, de Laure ANDERS (La Boucherie Littéraire, 2020)

Il ne fait généralement pas bon avaler des couleuvres…sauf quand elles habitent les forêts de Laure Anders.
Avec Des forets de couleuvres / Frontalière, Laure Anders nous subjugue de deux textes incandescents qui se suivent (ils auraient pu tout aussi bien s’entrecroiser) sur le même thème d’une relation amoureuse nomade revue et corrigée par le temps.
Lorsqu’on cherche dans un livre quels extraits faire partager dans une chronique, c’est soit très mauvais, soit très bon signe. Ici, la deuxième hypothèse réduit à néant la première. Extraits donc, au gré du hasard des pages ouvertes.

Des lits défaits s’étalent dans le ciel / Plus loin à portée d’horizon constellation de hauts fourneaux / divisant le vert des mélèzes en zones de désir.

En serpentant avec un art consommé de la suggestion qui érotise en point de croix une histoire somme toute banale dont elle transforme le plomb en or, Laure Anders élève haut la condition humaine jusque dans ses bas arrangements de dominant (l’homme) à dominée (la femme).
Si la poésie la meilleure est aujourd’hui très largement féminine (et pas nécessairement féministe), le fait que le sexe dit faible (tout un symbole) soit issu d’un peuple qui a beaucoup souffert, dixit Tonton David, y est de toute évidence pour quelque chose.

Dans ce recueil cueilli et recueilli, le sortilège tient  tout entier dans le degré de tolérance complice dont la narratrice fait preuve à l’égard des foucades de son amant. Pas illogique puisque si la couleuvre pique, son venin est inoffensif. Le consentement masochiste de l’auteure, héritière à sa façon du Passe-muraille de Marcel Aymé, vaut autant absolution de la possession qu’acceptation de la flétrissure. Le renoncement choisi au classicisme amoureux, lui permet d’accéder via des rites de passage singuliers à l’initiation intime dans laquelle se reconnaîtront bien des femmes. In fine, « parce que c’était lui, parce que c’était moi », qu’importent le mâle, le comportement, la posture ; la morsure demeure, sous la gouvernance répétitive de la fantaisie, avant la rupture programmée.

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Prise en charge partielle des cotisations retraite complémentaires des auteurs affiliés au RAAP

une communication de la Sofia, 24 novembre 2020

Le RAAP (IRCEC) vient d’adresser à ses auteurs adhérents l’appel à cotisation 2020.
Cet appel à cotisation, envoyé par courrier et mis à disposition sur le portail adhérents de l’IRCEC, correspond au montant à régler au titre de l’année 2020 pour la retraite complémentaire. Son calcul s’appuie sur l’assiette sociale 2019 (calculée sur la base des revenus de droit d’auteur perçus en 2019) communiquée à l’IRCEC par l’URSSAF ou, à défaut, celle déclarée par les auteurs dans le cadre de la campagne de pré-appel IRCEC.
Les auteurs qui souhaitent régler leur cotisation cette année sont invités à le faire en ligne dès à présent. Pour les autres, compte tenu de la crise sanitaire Covid-19, la date limite de paiement est exceptionnellement fixée au 31 décembre 2021.
Les auteurs n’ont en revanche que jusqu’au 30 novembre pour exprimer leurs options de cotisation ou opter pour le dispositif de surcotisation.
Les modalités actuelles du transfert du recouvrement des cotisations de la MDA et de l’AGESSA à l’ACOSS et les difficultés observées dans le cadre de la mise en œuvre de leur portail de déclaration ne permettent pas à l’ACOSS de recenser de façon exhaustive les auteurs de livres concernés par la prise en charge partielle de leurs cotisations par la SOFIA*.
Face à ces dysfonctionnements et dans le contexte de la crise sanitaire Covid-19, le conseil d’administration de la SOFIA a décidé de reconduire automatiquement la prise en charge de la moitié de leurs cotisations retraite complémentaire RAAP au titre de l’année 2019 pour tous les auteurs qui en avaient bénéficié en 2019 au titre de l’année 2018 et qui ont eu en 2019 un revenu supérieur au seuil d’affiliation au RAAP soit 9 027 euros (ou qui optent pour le dispositif de surcotisation), quand bien même ils n’auraient pas été identifiés comme auteurs de livres par l’ACOSS.
Cette prise en charge (de 50 % jusqu’à deux fois le plafond de la sécurité sociale) doit être visible sur l’appel à cotisation de l’IRCEC que vous avez reçu ou allez recevoir ces jours-ci dans votre boîte aux lettres et sous l’onglet « Mes documents » dans votre espace adhérent IRCEC (la mention de la prise en charge Sofia n’est pas directement indiquée dans la page « Mes cotisations »). Si ce n’est pas le cas alors que vous êtes concerné par cette prise en charge, nous vous conseillons de contacter l’IRCEC.
Les auteurs dont l’IRCEC ne connaîtrait pas l’assiette 2019, parce que leur déclaration URSSAF n’a pas encore été validée et qu’ils n’ont pas déclaré directement leurs revenus auprès de l’IRCEC, sont également invités à se rapprocher de ce dernier.

Posez vos questions en écrivant à contact@ircec.fr