Partage de la valeur entre éditeurs et auteurs | ActuaLitté, 14 février 2024

un article du site ActuaLitté, 14 février 2024

Le Syndicat national de l’édition, organisation patronale du secteur, a présenté le 1er février les données de son étude sur le partage de la valeur du livre entre les maisons d’édition et les auteurs. Une étude dont les méthodes et la présentation des résultats ont été largement décriées par les auteurs et leurs représentants. Le Conseil Permanent des Écrivains (CPE), dans un texte reproduit ci-dessous, signifie ses propres réserves, mais aussi ses attentes vis-à-vis du ministère de la Culture.

Lire la suite de l’article ici

 

On peut trouver l’étude économique du SNE sur le partage de la valeur ici

Également l’article d’Antoine Oury du 6 février 2024 : « Stupeur et colère des auteurs devant l’étude du SNE »

 

 

 

Lettre à mon ami Shan, de François Szabo

Lettre à mon ami Shan, poésie épistolaire, collection Plume d’ivoire n°43, Cap de l’Étang éditions, février 2024

 

 

Lettre à mon ami Shan est une œuvre épistolaire poétique qui retrace l’amitié de deux poètes, François Szabó et Shanshan Sun, au croisement des chemins, au carrefour entre la Chine et le Languedoc.
C’est aussi la certitude et l’évidence de ce qui fonde l’amitié, le partage des civilisations et de la poésie. De ce qui est irréductible et permanent, chaque jour réitéré.
C’est une condensation poétique des plus grandes significations humaines et civilisationnelles, c’est un texte de référence célébrant de manière érudite et esthétique ce parcours affectif des origines.
C’est également la fidèle évocation de Carole si longtemps occultée et maintenant désormais affirmée

 

Dîner des auteurs | Montpellier, mardi 6 février 2024

Nous avons eu beaucoup de plaisir à nous retrouver pour notre repas mensuel ce mardi 6 février.
Sur la mezzanine, l’ambiance était joyeuse, animée, conviviale, chaleureuse et… feutrée. Pas de concert hier soir ! Un grand merci à l’équipe du Dôme pour avoir choisi de réserver désormais les premiers mardis du mois aux réunions peu bruyantes.
Bienvenue à Chloé Millet, sympathique et dynamique coéquipière qui rejoignait notre groupe pour la première fois.
Nous espérons être plus nombreux encore pour partager le repas du 5 mars, après notre Assemblée Générale.

De gauche à droite : Photo 1 – Philippe Castelnau, Danielle Ferré, Chloé Millet, Danielle Helme, Sylvie Léonard, Henri Lehalle.
Photo 2 – Henri Lehalle, Raymond Alcovère, Joëlle Wintrebert, Pierre Ech Ardour, Thierry Crouzet, Line Fromental, Janine Teisson.

Texte et photographies : Line Fromental.

Des nuages blancs au thé sublime, de Christian Malaplate

Des nuages blancs au thé sublime,sur la route de l’Inde au Népal, carnet de voyage, éditions Traces de Lumière, novembre 2023
avec ces photographies de l’auteur

L’ouvrage est composé de deux carnets de route.
Le premier carnet s’intitule « Des nuages blancs au thé sublime ». L’auteur y retrace un voyage qu’il a accompli de l’Inde au Népal en passant par le Sikkim, l’Assam et le Ladakh. Un voyage qui a duré une année.
Le second carnet, intitulé « Sur les chemins de vie », retrace ses séjours en Chine, au Sahara, à l’île de Pâques, en Polynésie, au Pérou, en Égypte, et à Conques.

 

EXTRAIT

D’aller à travers mes carnets de route, à la rencontre d’autres religions, d’autres peuples, d’autres paysages, d’autres regards, d’autres présences…  

Toute poésie est un voyage dans les bruissements des mots parmi les feuilles de route. Elle doit être un acte de présence au monde. Les poèmes sont des lieux de rencontres parce qu’on retrouve les froissements de la vie dans les replis de l’âme. Les murmures du cœur deviennent des sons pour des échanges incessants entre le monde réel et le monde spirituel. Ils s’éloignent de la nuit d’exil. Ils reflètent les pulsations secrètes du corps, de l’univers ou de l’âme confondus. Il faut éviter que l’univers soit orphelin de la parole, pour que l’âpre feu du jour continue à illuminer la fleur de la nuit.

Arthur RIMBAUD L’alchimie du Verbe, par Christian Malaplate, Montpellier, 8 février 2024

Soirée poésie, jeudi 08 février 2024 à partir de 18 h

Arthur RIMBAUD – L’alchimie du Verbe

par Christian Malaplate

Salle Pétrarque / à Montpellier

RIMBAUD est impatient de se libérer et de libérer l’homme de tous les préjugés, de toutes les insuffisances, de retrouver en lui une pureté sauvage égale à celle des éléments. Il est un de ces êtres qui ne sont jamais satisfaits de l’existence telle qu’ils sont condamnés à la vivre. Ils projettent leurs désirs dans un monde plus pur, plus intense et plus beau.
Il garde en lui une force sauvage. Mais dans cette âme forte, il y a place pour de la fraîcheur et de la spontanéité enfantines. Parfois il prend sur lui toute la souffrance du monde, et c’est là que réside le tragique de sa vie, et bien entendu de son œuvre.

Christian Malaplate est membre du Comité de la Société des Poètes Français.

Entrée libre / Scène ouverte aux poètes.

Marcher. Joies et bienfaits du proche au lointain, de Pierre-Jean Brassac

Marcher. Joies et bienfaits du proche au lointain, essai, collections Rue des écoles, éditions L’Harmattan, 2024
Préface de Christian Pastre, historien et auteur

 

Qu’apporte donc la marche à ceux qui la pratiquent pour de multiples bonnes raisons et qui voudraient peut-être la pratiquer davantage ? Quels sont les bienfaits, pour votre corps et votre esprit, de ce simplissime moyen de locomotion ? Des réponses à ces questions guident les pas du lecteur tout au long de ce livre qui explore les innombrables facettes d’une pratique à la fois spirituelle et physique, éminemment bienfaisante. Qu’elle se nomme randonnée, marche, flânerie, trek ou promenade… L’auteur apporte des réflexions personnelles, ainsi que des idées de randonnées auxquelles il associe des expériences vécues et des témoignages de penseurs de tous les temps.

 

EXTRAIT
MARCHER POUR… CAPTER LE MONDE PAR LES NARINES

Contrairement aux organes de la vue et de l’ouïe qu’impressionnent des vibrations qu’ils transmettent à notre cerveau, l’odorat et le goût sont deux de nos précieux laboratoires chimiques privés. Leur lien avec notre satisfaction, notre plaisir ou leur contraire, s’affirme incessamment, même pendant notre sommeil.
Lorsque nous quittons l’espace domestique pour un séjour prolongé à l’extérieur, notre odorat nous fournit consciencieusement toutes sortes d’indices sur la teneur olfactive des espaces que nous traversons. Ces données viennent compléter ce que nous transmettent les autres modes de perception dont nous disposons.
Nos facultés olfactives sont réputées correspondre à une phase ancienne du développement de la physiologie humaine. Il s’agit d’une forme moléculaire, chimique de perception. Chemin faisant, saveurs et odeurs nous gratifient d’un contact direct avec le monde —un contact qui n’est ni vibratoire, ni magnétique, mais charnel, matériel, concrètement sensuel.
Il existe un lien subtil entre mémoire et olfaction que chacun expérimente en de multiples situations tout au long de l’existence. Le bulbe olfactif se situe dans notre cerveau à côté de l’hippocampe, fidèle enregistreur de nos souvenirs. Cette coopération de tous les instants dans notre boîte crânienne fonde le lien entre les odeurs, nos émotions et notre mémoire.
Où que l’on se trouve, la plupart du temps des effluves viennent impressionner notre odorat et enrichir ainsi de notes olfactives très concrètes le tableau que nous avons sous les yeux. Encore faut-il que la température, l’hygrométrie et l’état de notre muqueuse nasale soient satisfaisants.
Émanations volatiles portées par l’air ambiant, les odeurs se modifient selon la température, la sécheresse ou l’excès d’humidité ; ces variations altèrent ou empêchent la perception olfactive.On le vérifie en hiver : le chemin n’a guère d’odeur ; en revanche à la fin du printemps et en été, souvent, une véritable symphonie de notes parfumées accompagne le marcheur. Le sentier se déroule alors comme une pièce musicale composée d’accords et de mouvements successifs où les fragrances se succèdent comme l’une des formes d’expression enchanteresse du paysage.
Dans le Parc naturel régional du Queyras, dans les Hautes-Alpes, en arrivant par Abriès, une acide odeur de digitales s’impose à l’odorat. En insistant et en humant l’air aux abords de ce village, la première impression olfactive fait place à une sensation caractéristique de fraîcheur et d’eau, de notes âcres puis douces et de relents sirupeux. Nouvelle symphonie concertante : les bois jouent chacun à leur tour avant de jouer ensemble de virtuoses arômes.
Cette palette olfactive s’imprime dans la mémoire de ces montagnes, aussi sûrement que les images transmises par la rétine. Lire la suite…

Phileausophons de Pierre-Jean Brassac

Phileausophons, aphorismes, Monts-Déserts, 2ème semestre 2023
photographies de Didier Almon

L’eau, trésor vivant !
Qu’en faisons-nous ?
Nous la pensons inépuisable, tout comme nous jugeons les ressources naturelles de la Terre illimitées. Nous ne parvenons pas, dans ce domaine comme dans d’autres, à concevoir la finitude de la planète que nous habitons.

Nous n’aimons pas assez l’eau. Nous devrions la chérir ! Tel est le parti pris de ce livre, dont les admirables photographies et les textes incitent à l’amour de ce fluide vital. Phileausophons…

EXTRAITS

Turbidité
Cherchant un passage vers le lait,
l’eau engrange les éléments
opaques de sa blancheur,
devient brume fluide.

*

Limpidité

Si rien n’arrête la lumière,
quand aucune de ses particules
ne retient une miette de clarté,
le fluide est dit limpide.

*
Source

Lucarne la source,
passage des eaux
d’un monde à l’autre.
Seules, inchangées,
Elles jaillissent
après des siècles de sommeil,
de conception d’une pureté.

*

Jaillissement

Vif bouillon fertile à venir,
l’eau s’évade de la lithosphère,
jaillit, explose, s’évapore,
ambitionne l’éther,
féconde à tout va.