Auteurs en lecture, un événement Comédie du livre 2020 transformé en lectures-vidéos

Auteurs en lecture est un événement coorganisé depuis plusieurs années par notre association Autour des Auteurs et par Occitanie Livre & Lecture à l’occasion de la Comédie du Livre à Montpellier. Le salon a été annulé cette année en raison de la crise sanitaire. Les textes, qui avaient été sélectionnés suite à un appel à textes sur le thème de la Croatie, pays invité de la Comédie 2020, devaient être lus en public comme de coutume à l’auditorium du Musée Fabre de Montpellier. ils ont donc été lus par leurs auteurs et enregistrés, puis montés en vidéo (certains également par leurs auteurs).

Quatre écrivains de notre association ont fait partie de cette belle aventure, suivies de près et avec beaucoup de cœur par Sylvie Léonard, notre secrétaire et coordinatrice de l’événement.

Pour accéder aux vidéos, cliquer sur le nom des auteurs ci-dessous

Béatrice Bourrier : Le flamboyant
Danielle Ferré : Le jeune homme et la coccinelle
Françoise Renaud : Fin de saison à Opatija
Simone Salgas : Me duele Croacia

 

accès à la playlist complète sur la chaîne YouTube Occitanie Livre & Lecture ici

Écrire la Croatie : appel à contribution pour Auteurs en lecture

Dans le cadre de l’action Auteurs en lecture qui se déroulera pendant la Comédie du livre 2020, Occitanie Livre & Lecture et ADA lancent un appel à contribution. Vous êtes adhérent, vous avez écrit un texte court se déroulant en Croatie ou vous avez envie d’écrire une nouvelle « impliquant » la Croatie ? Participez !

lire la suite ici sur le site Occitanie Livre & Lecture

Partage des savoirs : journée com 2, 11 octobre 2018

Belle rencontre entre membres de Autour des Auteurs sur le thème « Communiquer plus efficacement autour de nos événements d’auteur (compositions de message, traitement d’image, utilisation des réseaux sociaux, teasers et autres objets de communication ». Reçus par Sylvie Léonard et conduits par Françoise Renaud, tous ont progressé dans leurs pratiques quotidiennes et sont repartis avec quelques outils supplémentaires dans leur musette et des pistes à creuser !
Convivialité au rendez-vous. Et bien sûr qu’on recommencera…

Photographies : Sylvie Léonard et Françoise Renaud, octobre 2018

Notre rentrée septembre 2018

    

     

Notre conseil d’administration faisait sa rentrée ce mardi (4 septembre 2018) dans son repaire habituel montpelliérain. Diverses questions à l’ordre du jour, comme un questionnaire en trois points à envoyer aux adhérents ou l’histoire du lien à établir avec les auteurs Midi-Pyrénées. Deux nouveaux adhérents invités ce soir-là, Matthieu Becker venu de loin et Jean-Marie Durand. Un dîner a suivi la réunion.

Photographies : 1 : Line Fromental / Raymond Alcovère / Françoise Renaud – 2 : Joëlle Wintrebert / Henri Lehalle – 3 : Danielle Ferré / Janine Teisson / Matthieu Becker – 4 : Matthieu Becker / Jean-Marie Durand.

LES ATELIERS D’ADA : partage des savoirs 2018 (1)

Ce jeudi 22 mars 2018, une journée Partage des Savoirs a rassemblé six de nos adhérents autour du thème « Communiquer plus efficacement autour de nos événements d’auteur » (formation proposée par Françoise Renaud).

La demande de la part des participants était claire pour cet atelier : repartir de la base pour ce qui est de l’usage de certains logiciels (en particulier les logiciels courrier) afin de composer par exemple un carton d’invitation pour une lecture, une rencontre, ou une annonce de parution.
À partir d’une séquence d’analyses de messages, il a été question de formats, d’insertion et de traitement d’images, de liens hypertextes, de signatures. Et puis de composition. Des exercices pratiques ont permis de commencer à mettre en place ces nouvelles connaissances. Pour résumé : communiquer simplement et clairement, mots et images connectées, sans discours. Rien que l’essentiel pour donner envie.

Chacune (puisque nous étions toutes des femmes…) est repartie HEUREUSE… avec quelques outils informatiques et quelques savoirs indispensables supplémentaires. Un premier pas dans le développement d’une esthétique plus personnelle pour une communication en cohérence avec la nature de son travail littéraire.

 

 

Les échos après coup

Françoise virevoltante & compétente, Sylvie accueillante
Et moi (nous) ravie(s)
On en voudrait encore des journées comme celle-là
Où chaleur et initiation font si bon ménage.
Jeanne

Après cette mise au point sur « Qu’est ce que la communication aujourd’hui » via des exemples concrets, je suis repartie avec une énergie nouvelle, allégée des vieux codes de convenance, enrichie de nouvelles pistes de créativité à explorer. Maintenant, y’a plus qu’à !
Hélène

J’ai plus appris en cette journée que dans les différents stages (décevants) non spécifiques aux auteurs.Merci à toutes pour ce bain dynamisant qui me redonne du cœur à l’ouvrage…. (j’en avais, je l’avoue, grand besoin)
Anne-Marie

Réfléchir ensemble dans un cadre aussi accueillant – merci Sylvie !,
avec une formatrice si compétente et attentive – merci Françoise !,
quel bonheur d’apprendre…
Partager le pique-nique au soleil dans le jardin, faire la connaissance d’adaïstes jamais rencontrées, on ne pense qu’à recommencer…
En toute amitié !
Line

Est-ce possible d’allier efficacité, convivialité, harmonie du groupe et travail personnel ? Oui ! Ce jeudi 23 mars, nous en avons eu la preuve.
Merci Françoise pour ta pédagogie et ta patience.
Merci Sylvie de nous avoir ouvert ton havre de paix.
Jeanine

ADA fait sa comédie – Auteurs en lecture, 2017

  

Auteurs en lecture

Rafraîchissant
« Il était si convaincant, le Petit Nicolas*, lorsqu’il nous a raconté ses histoires de gamin, son papa poète, son prénom rétro, ses papiers irisés, ses manœuvres de conjuration pour se protéger des filles…
Joli mélange, ce Grec à l’accent Belge qui fait parler ses mais comme un gars du Midi !
Grand merci, Nicolas, tu nous as régalés avec ton récit enlevé et ton humour, ta fraîcheur, ton entrain ! » (Line Fromental)

« Cette rencontre, organisée de main de maître par Raymond Alcovère réunissait, outre le « petit Nicolas », d’autres auteurs ADA qui ont su nous émouvoir, comme Anne-Marie Jeanjean ou Sandrine Willems. En contrepoint final, Geneviève Gavignaud-Fontaine nous parlait avec maestria des notions de justice et d’égalité dans la Grèce antique. Un très bon moment !
On croise les doigts pour que ces lectures se pérennisent dans la nouvelle Région.» (Joëlle Wintrebert)

Mon dimanche – Comédie du Livre
« Jour de lecture donc… et c’était un grand plaisir pour la poète sauvage et solitaire que je suis, de me retrouver avec des personnes liées à l’écriture dans des expressions très diverses. Chaque fois, cela produit un effet dynamisant que j’apprécie infiniment.
L’objectif de cette lecture étant si j’ai bien compris, la valorisation des écrivains, il me paraît important de pointer deux petits points faibles.
1 – Le titre : un titre très parlant (« Cap sur… », J’avais proposé, mais trop tard : La Grèce : des liens singuliers, etc.) un titre -comme tout- se travaille. Sans doute serait-il utile de demander aux prochains participants des propositions en même temps que leur texte.
2 – Présentation d’ensemble : … aussi se travaille….
– Le mot formation* est à bannir : c’est le montage et des voix et des textes les uns par rapport aux autres qui avec Cépage d’encre, s’est effectivement préparé …comme toute lecture en public. (Parle t-on de formation pour des préparations de lecture avec ou sans comédien …?!)
– Nous ne sortions pas d’un atelier d’écriture !!! (ce n’est pas un hasard si les auteurs impliqués se retrouvaient là, en phase avec le pays invité : c’est souvent un long cheminement, et pour la Grèce sans doute encore davantage… pour des raisons évidentes.

La banalisation par le titre et par la présentation ne va-t-elle pas à l’encontre du but recherché ? Heureusement la belle diversité de l’ensemble -soulignée par l’articulation des impros musicales de Max Greze et des présentations de Raymond Alcovère- a aisément capté l’attention du public. Dommage pour l’enregistrement raté ! Cela complète bien les photographies. J’ai eu de très bons retours côté public.
Très limitée par le temps, je n’ai pu que m’attarder un peu vers les ateliers proposés non loin de l’espace rencontres et j’ai pu feuilleter de petites merveilles présentées par les Carcassonnais. C’était aussi un grand plaisir de voir des enfants travailler la gravure et d’autres s’émerveiller devant le papier chinois. Malgré mes regrets de ne pouvoir aller sur les différents stands, je garde un très bon souvenir de cette journée et remercie vivement ADA pour son implication.» (Anne-Marie Jeanjean)

Photographies – 1: Auteurs en lecture / 2: Nicolas Ancion / 3: Max Grèze / 4: Sandrine Willems (images LR2L & Line Fromental)

Quelques-uns d’entre nous en signature sur les stands.

  

« Il a fait froid, il a fait chaud. Très chaud même le dimanche. On a mangé pas mal de poussière, nos livres recouverts et nos cheveux épaissis de terre soulevée sur l’Esplanade par un vent fort. Hormis ces conditions changeantes, on a vu du monde, on a causé, on a signé. On s’est retrouvés aussi, auteurs, libraires, amitiés construites au fil des rencontres et des salons. C’est ça la Comédie…» (Françoise Renaud)

Photographies – 1: François Szabo / 2: Françoise Renaud / 3: Janine Teisson / 4: André Gardies, Caroline Fabre-Rousseau, Florence Vertanessian (images Line Fromental)

 

Souvenir, par Line Fromental

Beaucoup s’interrogent régulièrement sur l’utilité de notre association d’auteurs.
C’est quoi ADA (Autour des Auteurs) ? ça sert à quoi ADA ? Êtes-vous sûrs que notre association ne fait pas double emploi ? Est-ce bien utile de la maintenir, sans crédits d’aucune part, sans activité propre, sans idées nouvelles ? Personnellement, je réponds invariablement : ADA m’a permis de rencontrer des gens que je n’avais aucune chance de rencontrer ailleurs. Et, ma foi, c’est bête à dire, mais il n’y a pas que des idiots dans cette association…

Vos messages suite à la disparition subite de Jacques, qu’ils soient « perso » ou « sur la liste », montent que ADA est une vraie famille d’auteurs.
Jacques, un peu en manque de famille et tellement adorateur de mots, y a tout de suite trouvé sa place. Il lisait les interventions sur la liste, il consultait le blog et intervenait quelquefois, il aimait plus que tout nos repas mensuels.

J’ai travaillé près de 30 ans avec ce fidèle en amitié.
Vous l’avez bien décrit. Réservé et attentif, bourru et souriant, intelligent et doux. Il restera, pour tous ceux qui l’ont approché, l’ami Jacques.
Il était aussi celui qui aime partager ce qu’il sait.
Il a longtemps « fait le journaliste ». De ses pages Nature & Patrimoine, dans Midi Libre du dimanche, il disait : « elles doivent, en racontant par l’anecdote, toujours apprendre quelque chose au lecteur ».
Grand admirateur de Brassens, poète à ses heures, riche de ses innombrables lectures, il se souvenait toujours au bon moment du détail biographique d’un auteur dont vous ne connaissiez même pas l’existence, de la citation exacte lorsqu’elle a été tronquée dans un article, de la phrase musicale de tel jazzman des années vingt qui n’a enregistré que trois morceaux à Philadelphie…
Et lorsque l’on s’extasiait sur sa mémoire du détail, Jacques rigolait : « c’est ce que j’appelle ma culture poil-du-cul » !
Jacques le modeste avait une autre qualité, si rare elle aussi, il n’avait jamais que du bien à dire lorsqu’il parlait de quelqu’un.

Voilà, c’était juste pour compléter ce que vous avez si justement écrit.
Il sera inhumé à Mazamet, ce jeudi 19 à 14 h. J’y emmènerai pour vous tous le meilleur souvenir des Adaïstes !

Line

Portrait de Jacques Bruyère, par Line Fromental

Miroir, mon beau miroir…(épilogue), de Nicolas Gouzy

image miroir 6

Je lève un bras vengeur et… tout dérape ! Je m’y attendais un chouïa. Mon coup rencontre le vide ! Ma masse empêtrée dans les droïdes, emportée par son poids, file à travers le trou-miroir sans rencontrer la moindre résistance, comme si je l’avais projetée à travers une  ouverture dans la cloison. Déséquilibré, je trébuche et me vautre sur le lavabo que je percute la boule en premier, plein fer sur le rebord, KO, fondu au noir !

Je me réveille dans l’état que vous imaginez…Mon premier réflexe est de vérifier cet état dans le miroir, évidemment. Figurez-vous que je m’y vois ! Normalement, avec tout partout, et dans le bon décor cette fois ! Je ne suis pas beau à voir mais c’est un tel soulagement que j’embrasserais bien mon reflet. Quel bonheur de voir cet hématome bleui et gonflé me recouvrant la moitié de la figure, cette lèvre fendue soulignée par un filet de sang coagulé ! Je ne peux regarder qu’avec l’œil droit, l’autre est gonflé, quasi fermé, mais c’est un régal ! Mes esprits me reviennent peu à peu, comme mon reflet m’est revenu et justement…Merde ! Quelque-chose cloche. Là-bas, dans le reflet, la masse a fracassé la paroi vitrée de la douche et la serviette Star-Wars gît sur une jonchée de verre brisé. Je me retourne. Tout est intact « chez moi ». Je tâte le miroir de la main, lisse, dur et frais. Le coup sur la tête a dû me faire perdre les pédales. J’ai tout rêvé dans le temps de mon petit coma, allongé sur le carrelage. Rien de tout ceci n’est arrivé et dans quelques secondes les deux côtés de mon miroir seront enfin semblables.

C’est ce que je pense, ce que je souhaite, ce que j’espère. Je vais chercher de la glace dans le congélateur de mon frigo pour me mettre sur la tronche. Je farfouillerai dans les placards pour trouver de l’aspirine quelque part et un whisky aussi. Peut pas faire de mal, vu l’état du buveur. Mais sitôt le seuil de la salle de bains franchi, j’entends dans mon dos un fracas de verre brisé et un autre choc, sourd, au sol. Je me retourne suffisamment vite pour englober dans un seul coup de l’œil qui me reste : la version face de la paroi de douche ravagée et l’image du dos d’un « moi-pile », quittant l’autre-côté de ma salle de bains dévastée « pour de vrai » tout en me faisant un doigt d’honneur tout à fait terrifiant.

Miroir, mon beau miroir… (6), de Nicolas Gouzy

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…/… La farce a assez duré. Même si le bouquet « voyeur planétaire » m’est offert sans abonnement, je trouve ça indécent. Je ne connais pas de lieu plus intime et plus secret qu’une salle de bains, même pas la chambre à coucher ouverte pourtant à tous les sextapes, comme les moulins de l’ancien temps étaient ouverts à tous les vents. La salle de bains c’est le lieu de l’abandon par excellence, le lieu de l’aveu, là où santé, propreté et beauté échappent encore un peu aux diktats et aux regards inquisiteurs d’une société obsédée par la performance. Le matin, à 6-7 heures, tu performes rien du tout, tu rampes, tu râles, tu éructes, tu craches, tu pètes, tu te cures les oreilles, tu essaies de venir à bout des mèches rebelles d’une tignasse informe. Et je ne parle même pas des batailles qu’y livrent les femmes… La salle de bains est l’endroit où se concentrent les tabous sur les corps nus, les vérités sur les silhouettes imparfaites, sur les cicatrices, les prothèses, sur les petites tromperies que permet un maquillage discret et même sur les grands ravalements. C’est aussi le lieu de toutes les promesses : celle du poids idéal reconquis comme celui de la beauté conforme et conquérante.
Vous n’imaginez pas une option « share » bombardant sur Youtube vos aventures balnéaires démaquillées, flasques et hésitantes ? Non ? Alors vous comprendrez ma décision du moment. Je fonce chez le Bricotout le plus proche. En route, je m’étais plus ou moins décidé pour un marteau arrache-clous. Il y en a de magnifiques, tout inox, aux manches gainés de caoutchouc noir, sans doute pour menuisiers sadomasos. Mais une masse à manche court, d’un bon kilo et demi, emporte finalement ma décision.

L’instant de l’hallali vitrier est arrivé. Je suis un peu fébrile et j’ai les mains moites. Je n’aurais pas fait un bon bourreau.
Dans ma salle de bains, R2D2 et C3PO sont toujours cramponnés au « démiroir ». Tant mieux, je frapperai dessus pour éviter les éclats. Je débarrasse les bords de la vasque du petit merdier qui l’encombre et en recouvre le fonds d’une seconde serviette de toilette pour y recueillir les morceaux. Ça va cogner. …/…