Petit retour sur « Auteurs en lecture autour de l’Italie » en photos et à l’écoute sur le site de Languedoc-Roussillon livre et lecture
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Photographies – 1 : ©LR2L / 2 : ©Jean-Luc Rocher
Petit retour sur « Auteurs en lecture autour de l’Italie » en photos et à l’écoute sur le site de Languedoc-Roussillon livre et lecture
Photographies – 1 : ©LR2L / 2 : ©Jean-Luc Rocher
Sortir de la douche au petit matin, dans une salle de bains froide et embuée, tout le monde le fait, souvent vite fait. Le temps d’un brossage de dents éclair devant un miroir qu’on ne regarde plus depuis le temps qu’il ne renvoie plus qu’une seule émission, celle du temps qui passe, et puis tout le monde file. J’ai pris le temps ce matin, le temps d’essuyer la buée sur mon miroir avec une serviette de bains qui filoche et que je me suis promis de jeter. Un ou deux va-et-vient qui vont laisser des traces et des peluches et…Rien ! Pas de moi en face ! Pas de face de moi là, à sa place ! Le reflet de ma douche et de l’étagère d’angle où reposent quelques produits de toilette de semi-luxe, neufs, cadeaux d’amies passées me suggérant sans doute que mon hygiène corporelle pouvait s’améliorer, mais rien de moi ! Surpris n’est pas le mot, ni interloqué, ni apeuré, ni rien ! Pas de mot ! J’en ai pourtant des tiroirs pleins, mais sur le coup, rien ! J’imagine bien que j’écarquille les yeux, que je dois avoir la mine des poissons des profondeurs sortis trop vite de la mer, mais je ne peux que l’imaginer. Je secoue connement la serviette pour vérifier que mon image n’y est pas restée collée. Je me penche, tentant de voir à mes pieds dans le miroir si mon reflet n’y gît pas, brisé, en morceaux. Bien entendu je n’arrive qu’à me cogner le front contre mon absence d’image. Je brandis mes mains, les lève bien haut. De ce côté-ci je les vois, mais de l’autre, rien, nada ! Vacance ! Vacance de moi au Pays du Miroir ! Je ne demande pas comment c’est possible. Le fait de constater que çà l’est me suffit amplement pour l’instant. J’ai une inspiration soudaine. Le miroir en pied de l’entrée ! J’y file ! J’y suis ! C’est bien moi, pas de soucis, je reconnais bien mon air gris, ma brioche, mon caleçon, mes épaules maigrelettes et mes cheveux humides ; tout est à moi, inversé comme il se doit. WTF alors avec le miroir sans moi de la salle de bains ? Mauvaise blague, grève, panne, mirage, illusion d’optique, attaque cérébrale ? J’y re-vais. Toujours pas. C’est flippant, finalement, de se voir transparent ou plutôt de se retrouver aux abonnés absents. Tout est bien là, sauf moi ! Sauf et, (tiens ?) ce que je tiens, ni reflet de peigne, ni reflet de brosse à dents, ni rien. Mais dès que je les pose ils sont bien là, bien là-bas aussi, ressurgissant du néant où mon contact les a plongés un instant […]
(à suivre)
Le Hippie cévenol, roman, TDO Editions, Collection Poche, juillet 2016
La quête initiatique d’un jeune hippie « post soixante-huitard » qui, après bien des tribulations, rencontrera un destin intense et dramatique en retrouvant ses racines au cœur des Cévennes. L’histoire – déjà ! – du mouvement hippie.
Ici relayé, le message du président du SELF, Christian Vila, du 7 juillet 2016.
« Les conclusions de l’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) donnent raison à celles et ceux – dont le SELF « personne morale », l’association ADA (LR) et 35 auteurs, pour la plupart membres du SELF – qui se sont engagés à la suite de nos camarades Yal et Sara dans le recours contre le dispositif ReLIRE, qui spolie le droit des auteurs à disposer de leurs œuvres.
« Seuls l’auteur et ses ayant-droit peuvent autoriser la reproduction de tels livres », estime M. l’avocat général.
Deux articles d’Actualitté qui traitent du sujet (de Nicolas Gary – 07/07/2016) :
ReLIRE : la numérisation des livres indisponibles considérée illégale par l’Europe
Numérisation de livres : ReLIRE hors la loi, pour avoir méprisé les auteurs
Et pour les vrais fous qui voudraient lire le texte intégral des conclusions de l’avocat général, c’est ici
Nous avons donc gagné une bataille vitale, mais pas encore la guerre. Si la CJUE suit le plus souvent les conclusions de son avocat général, elle n’y est pas tenue. Son verdict ne sera connu que cet automne, et le dossier devra ensuite revenir devant le Conseil d’État. »
Illustration : ActuaLitté CC BY SA 2.0
lire ici l’article d’Antoine Oury, du 21 juin 2016 publié sur le site ActuaLitté
Une étude réalisée par la BNF, à partir du dépôt légal. Ses conclusions ne surprendront personne, mais c’est toujours intéressant d’examiner décomptes et graphiques.
proposé par Joëlle Wintrebert / illustration graphique empruntée au site ActuaLitté
Lundi 13 juin 2016.
Les nouvelles dispositions relatives à la reddition des comptes s’appliquent dès 2016.
avec le commentaire de Joëlle Wintrebert
À noter la troisième hypothèse, fort intéressante.
Rappelons que si l’éditeur n’envoie pas ce relevé (ou envoie un relevé non conforme), l’auteur peut récupérer ses droits si l’éditeur ne s’est toujours pas acquitté de son obligation après mise en demeure (recommandé AR). L’auteur a six mois pour y procéder après le 30 juin. Et l’éditeur a trois mois pour répondre après la mise en demeure de l’auteur.
Rappelons aussi que si l’éditeur contraint l’auteur à lui envoyer une nouvelle mise en demeure l’année suivante, le contrat est résilié de plein droit dans les six mois de la nouvelle mise en demeure.
Les courriers types de la SGDL sont parfaitement opérants.
Petit à petit, les éditeurs cesseront peut-être de se montrer tout-puissants ?
Pour mémoire, tout éditeur doit, au moins une fois par an, rendre compte de l’exploitation des œuvres à ses auteurs et ayants droit et verser les droits y afférents. La reddition des comptes doit intervenir à la date prévue au contrat ou, au plus tard, six mois après l’arrêté des comptes. D’une manière générale un éditeur arrête ses comptes, chaque année, au 31 décembre.
Trois hypothèses se dégagent alors : Lire la suite…
Chronique des automnes enfuis, récit, éd. Domens, 2016
Troisième volet – La Légende (1999) et les Mélancolies d’une amazone (2004) — d’une fresque autobiographique, non préméditée comme telle — tenant plus du patchwork que du panorama –, dont le motif essentiel, à défaut d’être central, est la mère de l’auteur, en tant qu’elle-même, Nanou, mais aussi en tant que dépositaire, parfois à son insu, des mystères, déchirements, incongruités, d’une lignée.
Quelle image de lui-même renvoie-t-on à l’auteur de romans pour la jeunesse ?
Les premiers intéressés, les enfants et les ados, n’attendent que des bonnes histoires. Ils ne diront jamais « c’est bien écrit » mais « c’est trop génial ». Les enfants se moqueront bien de l’auteur qui est derrière ce bon moment de lecture. Ils se ficheront bien de son nom ou de ce à quoi il ressemble. Et je trouve ça très sain ! Les ados, c’est différent. Si vous les charmez avec une histoire, ils peuvent être d’une fidélité touchante et vous écrire des phrases comme « vous avez changé ma vie ». Ils vous demanderont pourquoi vous ne passez jamais à la télé ni dans les journaux, et vous ne saurez pas quoi répondre (votre humilité vous poussera à penser que c’est parce que vous n’êtes pas assez connu voire pas assez talentueux, et vous serez ainsi déjà tombé dans le piège du miroir tendu).
Les parents (en tout cas ceux qui montrent de l’intérêt pour ce que lit leur progéniture) se divisent en deux catégories très nettes : ceux qui considèrent les romans jeunesse comme de la littérature, et ceux qui pensent qu’il s’agit d’un médicament.
Pour lire la suite sur le blog de Florence Hinckel, cliquer ici