Casanova et Waiting for Tina, soirée cinéma littérature, Nîmes, 22 novembre 2020

Dans le strict respect des règles sanitaires, Jean Azarel vous propose de vous retrouver le mardi 22 septembre au Sémaphore à Nîmes à 17 h 30 où il présentera le film Casanova de Federico Fellini avec Donald Sutherland et Tina Aumont. Un film de 1976 ressorti fin 2019.
A l’heure de MeToo, qu’en est-il aujourd’hui du mythe de Casanova, mis à mal il y a plus de 40 ans par Fellini ? Coulisses de tournage, anecdotes inédites, analyses critiques à débattre…

dédicaces et échanges autour de sa biographie romanesque « Waiting for Tina »
(A la recherche de Tina Aumont), éditions l’Autre Regard

Cotisations IRCEC

une communication de la SGDL, 27/11/2020

Si vous êtes affiliés à l’IRCEC pour votre retraite complémentaire (RAAP), vous avez reçu, ou allez prochainement recevoir, un courrier de l’IRCEC vous invitant à choisir, sur votre espace adhérent, votre option de cotisation (taux de droit commun de 8% ou, si vous remplissez les conditions pour y prétendre, taux réduit à 4%).
Si vos revenus d’auteur de 2019 étaient inférieurs au seuil d’affiliation au RAAP, vous pourrez également opter pour le dispositif de surcotisation, qui vous permet de valider des droits à la retraite complémentaire.

Vous avez jusqu’au 30 novembre 2020 pour indiquer vos choix.

Les auteurs, dont au moins 50% des revenus artistiques proviennent de leur activité d’auteur de livres, bénéficient d’une prise en charge par la Sofia de 50% de leurs cotisations. Si tel est votre cas, nous vous invitons à vérifier si cette prise en charge apparaît bien sur votre dernier appel de cotisations (ou dans votre espace adhérent IRCEC). Si ce n’est pas le cas, vous devez prendre rapidement contact avec l’IRCEC (contact@ircec.fr) pour le leur signaler.

Par ailleurs, le paiement de votre cotisation au titre de 2020 est d’ores et déjà possible, mais en raison de la crise sanitaire, la date limite de paiement est repoussée au 31 décembre 2021.
Afin de ne pas cumuler à cette date le paiement des cotisations au titre de 2020 et de 2021, vous pouvez également solliciter la mise en place d’un échéancier (en écrivant à contact@ircec.fr)

Plus d’informations ici.

Chronique de Jean Azarel : Des forêts de couleuvre/Frontalière, de Laure Anders

Échos de lecture de Jean Azarel à propos du livre Des forêts de couleuvre / Frontalière, de Laure ANDERS (La Boucherie Littéraire, 2020)

Il ne fait généralement pas bon avaler des couleuvres…sauf quand elles habitent les forêts de Laure Anders.
Avec Des forets de couleuvres / Frontalière, Laure Anders nous subjugue de deux textes incandescents qui se suivent (ils auraient pu tout aussi bien s’entrecroiser) sur le même thème d’une relation amoureuse nomade revue et corrigée par le temps.
Lorsqu’on cherche dans un livre quels extraits faire partager dans une chronique, c’est soit très mauvais, soit très bon signe. Ici, la deuxième hypothèse réduit à néant la première. Extraits donc, au gré du hasard des pages ouvertes.

Des lits défaits s’étalent dans le ciel / Plus loin à portée d’horizon constellation de hauts fourneaux / divisant le vert des mélèzes en zones de désir.

En serpentant avec un art consommé de la suggestion qui érotise en point de croix une histoire somme toute banale dont elle transforme le plomb en or, Laure Anders élève haut la condition humaine jusque dans ses bas arrangements de dominant (l’homme) à dominée (la femme).
Si la poésie la meilleure est aujourd’hui très largement féminine (et pas nécessairement féministe), le fait que le sexe dit faible (tout un symbole) soit issu d’un peuple qui a beaucoup souffert, dixit Tonton David, y est de toute évidence pour quelque chose.

Dans ce recueil cueilli et recueilli, le sortilège tient  tout entier dans le degré de tolérance complice dont la narratrice fait preuve à l’égard des foucades de son amant. Pas illogique puisque si la couleuvre pique, son venin est inoffensif. Le consentement masochiste de l’auteure, héritière à sa façon du Passe-muraille de Marcel Aymé, vaut autant absolution de la possession qu’acceptation de la flétrissure. Le renoncement choisi au classicisme amoureux, lui permet d’accéder via des rites de passage singuliers à l’initiation intime dans laquelle se reconnaîtront bien des femmes. In fine, « parce que c’était lui, parce que c’était moi », qu’importent le mâle, le comportement, la posture ; la morsure demeure, sous la gouvernance répétitive de la fantaisie, avant la rupture programmée.

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Prise en charge partielle des cotisations retraite complémentaires des auteurs affiliés au RAAP

une communication de la Sofia, 24 novembre 2020

Le RAAP (IRCEC) vient d’adresser à ses auteurs adhérents l’appel à cotisation 2020.
Cet appel à cotisation, envoyé par courrier et mis à disposition sur le portail adhérents de l’IRCEC, correspond au montant à régler au titre de l’année 2020 pour la retraite complémentaire. Son calcul s’appuie sur l’assiette sociale 2019 (calculée sur la base des revenus de droit d’auteur perçus en 2019) communiquée à l’IRCEC par l’URSSAF ou, à défaut, celle déclarée par les auteurs dans le cadre de la campagne de pré-appel IRCEC.
Les auteurs qui souhaitent régler leur cotisation cette année sont invités à le faire en ligne dès à présent. Pour les autres, compte tenu de la crise sanitaire Covid-19, la date limite de paiement est exceptionnellement fixée au 31 décembre 2021.
Les auteurs n’ont en revanche que jusqu’au 30 novembre pour exprimer leurs options de cotisation ou opter pour le dispositif de surcotisation.
Les modalités actuelles du transfert du recouvrement des cotisations de la MDA et de l’AGESSA à l’ACOSS et les difficultés observées dans le cadre de la mise en œuvre de leur portail de déclaration ne permettent pas à l’ACOSS de recenser de façon exhaustive les auteurs de livres concernés par la prise en charge partielle de leurs cotisations par la SOFIA*.
Face à ces dysfonctionnements et dans le contexte de la crise sanitaire Covid-19, le conseil d’administration de la SOFIA a décidé de reconduire automatiquement la prise en charge de la moitié de leurs cotisations retraite complémentaire RAAP au titre de l’année 2019 pour tous les auteurs qui en avaient bénéficié en 2019 au titre de l’année 2018 et qui ont eu en 2019 un revenu supérieur au seuil d’affiliation au RAAP soit 9 027 euros (ou qui optent pour le dispositif de surcotisation), quand bien même ils n’auraient pas été identifiés comme auteurs de livres par l’ACOSS.
Cette prise en charge (de 50 % jusqu’à deux fois le plafond de la sécurité sociale) doit être visible sur l’appel à cotisation de l’IRCEC que vous avez reçu ou allez recevoir ces jours-ci dans votre boîte aux lettres et sous l’onglet « Mes documents » dans votre espace adhérent IRCEC (la mention de la prise en charge Sofia n’est pas directement indiquée dans la page « Mes cotisations »). Si ce n’est pas le cas alors que vous êtes concerné par cette prise en charge, nous vous conseillons de contacter l’IRCEC.
Les auteurs dont l’IRCEC ne connaîtrait pas l’assiette 2019, parce que leur déclaration URSSAF n’a pas encore été validée et qu’ils n’ont pas déclaré directement leurs revenus auprès de l’IRCEC, sont également invités à se rapprocher de ce dernier.

Posez vos questions en écrivant à contact@ircec.fr

Enquête européenne sur les organismes de gestion collective, réponse avant le 29 novembre

La Commission européenne va évaluer l’application de la directive sur la gestion collective des droits d’auteurs et droits voisins. Nous venons d’apprendre très tardivement qu’elle invitait tous les auteurs et interprètes d’Europe qui sont ou ont été membres d’un organisme de gestion collective à répondre à un questionnaire, dont les réponses seront traitées de façon confidentielle et transmises à la Commission européenne uniquement.

Pour une fois la parole est aux artistes-auteurs eux-mêmes. C’est ici

Attention date limite pour répondre 29 novembre.

transmis le 20/11/2020 par Joëlle Wintrebert

Défiscalisation des aides d’urgence allouées aux auteurs (com SGDL), 19/11/2020

Pour un traitement fiscal cohérent et équitable :  la SGDL demande la défiscalisation des aides d’urgence allouées aux auteurs durant la crise sanitaire

Chers auteurs,

Au mois d’avril dernier, dans le contexte de la crise sanitaire, la SGDL a mis en œuvre un fonds d’aide d’urgence destiné à verser aux auteurs qui ne pouvaient bénéficier du Fonds de Solidarité national, des aides équivalentes. La SGDL a ainsi attribué aux auteurs de l’écrit 2312 aides d’urgence pour un montant total de 2,26 M€.
La loi de finances pour 2020 ayant prévu d’exonérer d’impôts sur le revenu les aides allouées par le Fonds de Solidarité, la SGDL a demandé au Gouvernement de prendre des dispositions similaires pour défiscaliser les aides d’urgence allouées par le fonds CNL/SGDL.

Le Gouvernement n’a pas donné suite à cette demande. En lien avec plusieurs organisations d’auteurs, la SGDL a donc proposé, le 17 novembre 2020, aux parlementaires de la Commission Culture du Sénat un amendement au projet de loi de finances pour 2021, visant à défiscaliser l’ensemble des aides d’urgence allouées par les différents fonds sectoriels mis en place durant la crise sanitaire. Lire la suite…

Entre femmes, tome 3, de Paula Dumont

Entre femmes, tome 3,  250 œuvres lesbiennes résumées et commentées, dictionnaire de littérature lesbienne (1ère de couv : Odile Barrière), éditions L’Harmattan, octobre 2020

 

Dans ce troisième tome d’Entre Femmes, Paula Dumont ajoute 250 œuvres lesbiennes aux 550 qu’elle a résumées et commentées dans les deux premiers volumes de son dictionnaire de littérature lesbienne.
Le livre le plus ancien qui figure dans cet ouvrage a été publié en 1925, le plus récent en 2020. Paula Dumont a découvert des écrivaines de différentes nationalités, l’Allemande Carolin Emcke, la Chinoise Qiu Miaojin, la Nigérienne Chinelo Okparanta, la Suédoise Sarah Lovestam, la Norvégienne Anne Holt et l’Islandaise Lilja Sigurdardottir. On trouve aussi dans ce tome des notices concernant l’intégralité des œuvres de certaines autrices dont le lesbianisme est clairement revendiqué : Cy Jung, Julie Lezzie, Manon Loisvaine, Anne et Marine Rambach.
Convaincue qu’il est important de contribuer à la mémoire lesbienne, Paula Dumont aimerait que de nombreux livres mentionnés dans les trois tomes d’Entre Femmes figurent non seulement dans les bibliothèques des associations LGBT, mais encore dans les bibliothèques fréquentées par un large public.

 

EXTRAIT

ALTMAN Claire, Deux Femmes et un couffin, Ramsay, 2005.

RÉSUMÉ du LIVRE
Dans ce témoignage sous-titré Une Histoire d’adoptions homoparentales, Claire, la narratrice, vit avec sa compagne Sophie depuis des années. A trente-trois ans, ces femmes décident d’avoir des enfants. Alors que Sophie projette d’en adopter un, Claire aimerait être enceinte. Comme elles forment ce projet à la fin des années 1980, elles ont deux domiciles, l’adoption n’étant possible en France qu’à des couples hétérosexuels ou à des célibataires. Claire, fonctionnaire de l’Éducation nationale, a un logement de fonction où elle passe beaucoup de temps afin de rendre crédible son célibat et celui de Sophie. L’ouvrage est le récit bouleversant de leurs deux projets parallèles. En 1989, Sophie adopte en Amérique latine une fille de six mois qu’elles appellent Aurore. Quant à Claire, après de nombreuses rencontres avec des donneurs de sperme et de tout aussi nombreuses inséminations qui ne débouchent pas sur une grossesse, elle décide elle aussi d’adopter un bébé après avoir vu de près la misère des enfants d’Amérique latine. C’est ainsi qu’en 1991, elle adopte une fille de six mois qu’elles appellent Chloé.

COMMENTAIRE
Ce témoignage se dévore comme un roman. On sait qu’il est déjà très difficile d’adopter un enfant quand on fait partie d’un couple hétérosexuel. Or ici, on a affaire à deux lesbiennes qui doivent se faire passer pour célibataires afin de former une famille où elles accueillent deux orphelines. On comprend mieux la revendication du mariage homosexuel après avoir lu un tel récit. Claire et Sophie souhaitent qu’on voie en elles « deux femmes sortant, tour à tour, ou ensemble, avec une poussette où sourit un enfant heureux. Et non deux homosexuelles élevant ensemble un enfant adopté ». La nuance, qui est de taille, mérite d’être citée.
Claire Altman, née en 1954, est cadre de la fonction publique et membre de différentes associations à caractère humanitaire.

 

Fête la mort !, échos de lecture de Jean Azarel

Jean Azarel a lu Fête la mort, un livre de Jacques Cauda (éditions Sans crispation, 2020)

Fête la mort, ou Faîtes la mort, y compris l’amour et la guerre, pourrait-on dire pour parler du huitième roman du « peintrécrivain » Jacques Cauda, initiateur du courant pictural « surfiguratif ».

Lorsqu’on fait un portrait, et à fortiori le sien propre, il y a trois manières de poser un visage : ou de face, ou de trois quarts, ou de profil. De face, le portrait regarde son semblable, c’est-à-dire la mort droit dans les yeux. De trois quarts, il regarde Dieu, l’éternité, l’infini. Et de profil, sa postérité, comme Erasme peint par Holbein regarde son acte d’écrire. Quand en 1800, Goya peint son Autoportrait, il regardait déjà sa propre mort droit dans les yeux. Il était déjà trop tard.

Pas très réjouissant me direz-vous ? Certes, mais pas d’amalgame. En une dizaine de saynètes où l’horrible s’adoucit de jubilatoire et de poésie, Cauda nous conte des histoires à dormir debout et étreindre itou, où la réalité copule avec l’imaginaire pour nous rappeler que mourir peut être un art de vivre, si le destin n’en décidait pas trop souvent autrement.

Où donc, il est question des aventures du trio composé de l’auteur et ses acolytes foutraques Petit Muscle et Saucisson, du rapport entre le ressouvenir en avant de Kierkegaard avec le jeu de rugby (ses mêlées et ses démêlés), de la Crevette et de Rintintin, d’une lettre à Lou sur un air de Chet Baker, en passant par une cochonne répondant au doux nom de Mèrepute, via un détour très spécial au pays des merveilles de Juliette, pour s’encroumer in fine dans la mornitude professorale d’une certaine et incertaine madame L…. Lire la suite…

Les auteurs au service de la SACD ?

« SACD : le prix de la liberté pour un syndicat »; un article signé Nicolas Gary sur le site ActuaLitté, 13/11/2020

ENQUÊTE. L’assemblée générale annuelle de la Guilde française des scénaristes s’est tenue lundi 2 novembre 2020, avec un renouvellement de son conseil d’administration et l’élection d’une présidente et d’une secrétaire générale. L’occasion pour ActuaLitté de plonger dans un autre environnement de mots.

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illustration empruntée au site ActuaLitté

 

Numéro d’Agessa ?

Si l’un de vos diffuseurs vous demande un numéro Agessa pour vous payer (un écrit, une animation, une lecture, votre participation à un débat…) vous pouvez lui répondre que les numéros Agessa n’existent plus.
Vos diffuseurs ont besoin uniquement de vos nom, prénom, et numéro de sécurité sociale.

Petit rappel sur le site de l’Agessa de tout ce qui a changé en 2019 pour les artistes auteurs.

À noter que vos revenus issus de vos revenus accessoires ne peuvent excéder 50 % de vos revenus artistiques et, s’ils sont supérieurs, d’une moyenne calculée sur vos trois dernières années, faute de quoi votre revenu de l’année excédentaire serait assujetti à la Sécurité sociale des indépendants.

transmis par Joëlle Wintrebert

SIRET/BNC – le changement, c’est maintenant !, 8/11/2020

un communiqué de La Charte, 8 novembre 2020

 

Le statut social et fiscal des artistes-auteur·rices enfin clarifié

L’État a publié en septembre une note d’information clarifiant la situation sociale et fiscale des artistes-auteur·rices, précisant du même coup les modes de paiement en fonction des activités artistiques réalisées.
L’heure de rentrer dans les clous est arrivée
L’objectif de cette mise au point est d’arrêter le bricolage et l’à-peu-près qui entourent depuis des décennies le statut social et fiscal des auteurs et autrices. De tolérance en exception, chaque artiste-auteur·rice faisait comme il·elle voulait et comprenait. Aujourd’hui, les règles du jeu social et fiscal sont clarifiées, alors appliquons-les.

Le siret est-il obligatoire ?

Non : si vos revenus du droit d’auteur proviennent uniquement des éditeurs, producteurs et organismes de gestion collective (les EPO)..

Oui : pour percevoir tous les revenus artistiques qui ne proviennent pas des EPO. C’est-à-dire les revenus artistiques issus des rencontres et ateliers réalisés en salons du livre, établissements scolaires, médiathèques, etc. Lire la suite…