Moins historique que celle de Gutenberg mais peut-être plus utile pour les auteurs aujourd’hui…
Sur le site de mise en relation auteurs-éditeurs
Moins historique que celle de Gutenberg mais peut-être plus utile pour les auteurs aujourd’hui…
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L’année 2013 aura été celle de l’autoédition au Canada, promet THE STAR, qui dans un long article présente les résultats cumulés sur cette année. Selon les estimations, quelques centaines de milliers de livres ont été autopubliés cette année, un nombre significatif, en comparaison des quelques 30 à 40 000 ouvrages publiés par les maisons traditionnelles, au cours des douze derniers mois.
Canada : 2013, année de l’autoédition pour les auteurs
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« À l’aube de cette année 2014, je vous souhaite beaucoup de bonheur.
Une fois dit ça… qu’ai-je dit? Que souhaité-je vraiment ?
Je m’explique: Je nous souhaite d’abord une fuite périlleuse et ensuite un immense chantier.
D’abord fuir la peste de cette tristesse gluante, que par tombereaux entiers, tous les jours, on déverse sur nous, cette vase venimeuse, faite de haine de soi, de haine de l’autre, de méfiance de tout le monde, de ressentiments passifs et contagieux, d’amertumes stériles, de hargnes persécutoires.
Fuir l’incrédulité ricanante, enflée de sa propre importance, fuir les triomphants prophètes de l’échec inévitable, fuir les pleureurs et vestales d’un passé avorté à jamais et barrant tout futur.
Une fois réussie cette difficile évasion, je nous souhaite un chantier, un chantier colossal, pharaonique, himalayesque, inouï, surhumain parce que justement totalement humain. (…)
Entrons sur ce chantier. Pas besoin de violence. De cris, de rage. Pas besoin d’hostilité.
Juste besoin de confiance. De regards. D’écoute. De constance.
Ouvrons des laboratoires, ou rejoignons ceux, innombrables déjà, où, à tant de questions et de problèmes, des femmes et des hommes trouvent des réponses, imaginent et proposent des solutions qui ne demandent qu’à être expérimentées et mises en pratique, avec audace et prudence, avec confiance et exigence.
Ajoutons partout, à celles qui existent déjà, des petites zones libres.
Oui, de ces petits exemples courageux qui incitent au courage créatif.
Expérimentons, nous-mêmes, expérimentons, humblement, joyeusement et sans arrogance. Que l’échec soit notre professeur, pas notre censeur. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage. Scrutons nos éprouvettes minuscules ou nos alambics énormes afin de progresser concrètement dans notre recherche d’une meilleure société humaine. Car c’est du minuscule au cosmique que ce travail nous entrainera et entraine déjà ceux qui s’y confrontent. (…)
Et surtout, surtout, disons à nos enfants qu’ils arrivent sur terre quasiment au début d’une histoire et non pas à sa fin désenchantée. Ils en sont encore aux tout premiers chapitres d’une longue et fabuleuse épopée dont ils seront, non pas les rouages muets, mais au contraire, les inévitables auteurs.
Il faut qu’ils sachent que, ô merveille, ils ont une œuvre, faite de mille œuvres, à accomplir, ensemble, avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants.
Disons-le, haut et fort, car, beaucoup d’entre eux ont entendu le contraire, et je crois, moi, que cela les désespère.
Quel plus riche héritage pouvons-nous léguer à nos enfants que la joie de savoir que la genèse n’est pas encore terminée et qu’elle leur appartient.
Qu’attendons-nous ? L’année 2014 ? La voici. »
L’e-commerce du livre grignote chaque année 1 point de part de marché au détriment de la librairie traditionnelle. La part des ventes de livres imprimés sur Internet a atteint 12 % en 2013 mais l’e-book ne pèse que 3 % du chiffre d’affaires dans l’édition.
A lire, pour en savoir plus :
L’enquête de Nathalie Silbert dans Les Echos :
L’édition française face aux défis du numérique
L’analyse de Nicolas Vidal dans BSC-NEWS :
C’est le moment de signer la pétition contre la hausse de la TVA sur les revenus des auteurs :
NON A LA HAUSSE DE LA TVA SUR LES REVENUS DES AUTEURS DE LA CREATION ARTISTIQUE !
C’est peut-être aussi le moment de protéger vos données…
Pour savoir comment s’y prendre, c’est ici :
REPRENEZ LE CONTROLE DE VOS DONNEES
Et si vous voulez créer votre ePub, pour mettre vos documents en ligne, c’est là :
COMMENT CREER UN LIVRE ELECTRONIQUE AU FORMAT EPUB AVEC LIBREOFFICE
Plus riche en chiffres d’affaires, plus porteuse d’emplois, plus importante en PIB que l’industrie automobile, l’industrie culturelle française reste un formidable moteur de croissance. Seconde au monde après celle les Etats-Unis, elle concerne une partie importante de la vie économique et sociale de notre pays, s’exporte très bien et n’est pas délocalisable. C’est le résultat surprenant d’une étude réalisée par le cabinet d’audit EY (ex Ernst & Young) :
Industries culturelles et créatives en France : panorama économique
Forte de ces résultats, l’alliance France Créative, qui regroupe tous les acteurs du secteur culturel (ADAGP, ADAMI, AIPG, FESAC, SACEM, SNE…) part en croisade contre les grandes filières numériques et la tendance anglo-saxonne du copyright (le pouvoir appartient à celui qui paie) pour défendre le droit d’auteur à la française (le pouvoir appartient à celui qui crée).
Lire à ce propos l’article du Nouvel Observateur du 7 novembre 2013 et l’interview de Jean-Michel Jarre :
Un article d’Olivier Ertzscheid, maître de conférences en sciences de l’information, qui pose les bonnes questions sur ce que deviennent nos dernières acquisitions :
Il est important d’adhérer pour peser sur l’avenir de notre statut dans la région. Plus nous serons nombreux, plus nous pourrons faire entendre notre voix, et plus spécifiquement, la voix de notre association, Autour des Auteurs.
Le 9 décembre 2013, nous aurons la possibilité, justement si nous sommes assez nombreux, de peser sur l’élection du second représentant des auteurs au conseil d’administration de LR2L.
Rappelons les avantages de l’adhésion :
— Participation à la vie démocratique de l’association
— Implication dans les commissions thématiques (auteurs et vie littéraire, économie du livre, lecture publique, patrimoine, numérique…)
— Assistance et accompagnement individualisés au montage de projet
— Accès direct au service d’assistance juridique
— Inscription privilégiée aux sessions de formation et aux ateliers interprofessionnels
— Accès privilégié au centre de documentation : l’emprunt est réservé aux adhérents
— Acquisition sur demande des ouvrages récents
— Invitation personnalisée aux événements organisés par LR livre et lecture
— Accès aux annuaires et aux guides professionnels sur clés USB ou étiquettes
— Information régulière et complète sur les activités de l’association
— Mise à disposition de salles de réunion et d’espaces de rendez-vous.
Par ailleurs, des avantages culturels seront également proposés aux adhérents, dans une logique de décloisonnement des publics de la culture. Un partenariat avec le Théâtre des 13 Vents (avec lequel LR livre et lecture travaille notamment sur ses actions en milieu pénitentiaire) sera mis en place : il s’agira de proposer un tarif réduit aux adhérents pour une sélection de créations et de spectacles en lien avec les auteurs de la région.
D’autres théâtres (Théâtre Jacques Cœur à Lattes, Théâtre de la Vignette, Théâtre de Narbonne, L’Archipel, Théâtre de Nîmes, Le Cratère à Alès…), organisateurs de manifestations culturelles (Adda Scènes croisées de Lozère, Chai du Terral…) et festivals (Cinémed, Uzès danse….) seront démarchés en 2014 pour consolider ces bénéfices offerts aux adhérents.
L’adhésion coûte 15 euros et se verse à LR2L, 47, quai du Verdanson, 34000 Montpellier, et que si vous n’êtes pas dans l’annuaire, il faut être sur le point d’y entrer, ou pouvoir justifier facilement d’y être.
Joëlle Wintrebert
Michel Gueorguieff était l’un des acteurs les plus présents de la vie littéraire dans la région. Il n’était pas seulement directeur du Festival International du Roman Noir (FIRN). Infatigable passeur littéraire, il ne cessait d’animer des cafés littéraires. Son maître mot était le partage. Il savait nous passionner pour tous ces écrivains magnifiques dont il avait découvert les livres, des plus modestes aux plus illustres. Et poursuivre longtemps les discussions, au décours d’une rencontre ou d’un festival.
Il défendait aussi la cause des auteurs. Il avait participé à l’élaboration de la Charte des manifestations littéraires en Languedoc-Roussillon. Et il n’en avait pas seulement été l’un des tout premiers signataires, il avait décidé de rémunérer les auteurs qui interviendraient en débat pendant son festival. Une attitude si peu fréquente en Languedoc-Roussillon que beaucoup d’auteurs ouvraient de grands yeux en apprenant la chose. Je me souviens de sa joie quand il m’avait annoncé qu’il avait pris cette décision et qu’il allait la mettre en actes. Pure jubilation. Il savait à quel point les écrivains qui tentent de vivre de leur plume dansent sur la corde raide.
Enfin, ne l’oublions pas, Michel, c’était aussi l’homme du courage politique, celui qui avait osé accueillir et soutenir un auteur de noir particulièrement pestiféré, Cesare Battisti. C’est à Frontignan qu’on a pu voir Battisti en visioconférence, avec le parrainage, toujours indéfectible également, de Fred Vargas.