Triangle Austral, poésie bilingue espagnol, collection Poesia Mayor, Leviatan, Buenos Aires, avril 2026 Illustration de couverture d’Isabelle Biagiotti
Triangle Austral est composé de 24 narrations poétiques amoureuses. Ces narrations sont situées dans le triangle sud du continent latino-américain sous la constellation de même nom, parcourues de l’esprit des lieux, leur énergie, leur parfum, leurs gens.
De cette imprégnation tellurique, surgissent des sentiments qui frappent la mémoire pour éclore et venir modifier les états d’âme du moment et finalement le vécu.
C’est à 19 h ! De la poésie française, de la guitare et deux voix. Une mise à l’honneur des plus connus de nos poètes français de Marbeuf à Bashung ! ZAC est à la fois compositeur, chanteur et Guitariste. GINE de la Société des poètes Français écrit et dit. On y chantera la vie, l’amour, la joie d’être debout ensemble !
RÉCITAL DE GINE et ZAC
Un duo duel, un duo complice, un duo rencontre, un duo retrouvailles, un duo pour la scène et par la scène, c’est le Rouge et le Noir ! Ce sont deux amoureux de la poésie, l’une qui écrit depuis toujours, qui s’est donné pour mission de transmettre toujours et le mieux possible, l’autre qui écrit et chante pour faire connaître et aimer les textes qu’il aime. Deux voix qui se répondent, qui se tricotent, qui s’amusent, enveloppées souvent dans les accords de la guitare tantôt sèche, tantôt électrique. Des amoureux de la Mer, du Soleil et des Belles Lettres. Deux adultes bercés toujours par leurs rêves, les vents ! Deux adultes qui ont gardé leur âme d’enfant. GINE et ZAC Vous les avez rencontrés l’une et l’autre, dans d’autres circonstances, en d’autres temps avant des tempêtes dont on sort toujours plus vaillant ! Et les voilà réunis pour LE MEILLEUR, c’est sûr !
IA : le Sénat change les règles du jeu pour défendre les œuvres culturelles
un article de Clément Solym, publié le 9/04/2026 sur le site ActuaLitté
Le Sénat a adopté une proposition de loi censée faciliter l’action des ayants droit certains qu’un ou plusieurs de leurs livres ont servi à entraîner une ou des IA. Ce serait désormais aux fournisseurs de contenus d’apporter la preuve qu’ils ne se sont pas servis des œuvres protégées. Et non plus aux créateurs d’apporter la preuve d’un usage illicite.
Le Sénat a adopté à l’unanimité une proposition de loi qui change un point décisif dans les litiges liés à l’intelligence artificielle : la preuve. Sans interdire l’entraînement des modèles, le texte facilite l’action des ayants droit face à des systèmes opaques. Derrière cette mécanique juridique, auteurs, éditeurs et artistes obtiennent un appui concret dans leur bras de fer avec les fournisseurs d’IA.
Outre effectuer un dépôt numérique, vous pouvez vous opposer à la fouille de vos textes par les IA, et obliger d’éventuels opérateurs à contrôler que vous n’avez pas manifesté un droit d’opposition légal. Vous pouvez consulter la liste pour vous assurer que vos livres y figurent. Et s’ils n’y sont pas, créer votre compte pour faire valoir ce droit d’opposition.
Lundi 20 avril, 18 h, au Théâtre Beaux-Arts Tabard de Montpellier. Entrez dans cette nuit illuminée des deux textes, scrutez-la : au fond, des spectres.
C’est une manière de réfléchir à la façon dont Christophe Macquet a écrit Dâh, Dans la nuit khmère et dont je l’ai lu : une lecture devenue, au fil des jours, Approches de Dâh. Cette approximation, qui est un lire-écrire, répond au errécrire de Christophe Macquet : un très grand auteur, inclassable, radical, secret.
C’est une manière de revenir sur une façon d’approcher un texte, de s’y fondre puis de s’en arracher : traces, intensités. Dans cette quatrième tertulia chez Ubik ARt, j’évoquerai l’idiotie vérace de ces projets, qui n’est pas celle que l’on croit.
avec des textes de nos poètes Michaël Glück et Luminitza C. Tigirlas
Genèse de l’exposition
Quito, Équateur, 2012, Doïna Vieru intitule son exposition : EU, « Je » en Roumain, sa langue maternelle. Un siècle plus tôt, Maïakovski donne pour titre, à son premier recueil de poésie, Moi-même (1912). En 1913, le poète futuriste russe écrit une tragédie intitulée VladimirMaïakovski. De tels créateurs ne se cachent pas, ne se dissimulent pas derrière leurs œuvres. Doïna Vieru, comme Maïakovski, s’expose pleinement, effrontément. L’artiste impose à nos regards son élan de vie joyeux et grave. Son abstraction libre est un acte vivifiant dont nous pouvons nous soutenir. La culture demeure un des remparts à la barbarie, aux enfermements sanitairement exigés ou pas. Qu’importent les raisons, un enfermement vient heurter la fragile liberté de chacun, l’illusoire liberté individuelle.
avec les poètes Pierre Ech-Ardour, Nicolas Gouzy, Gérard Zuchetto
un ouvrage collectif, éditions Trôba Vox, 2026
Poèmes originaux en occitan basque catalan corse frioulan sicilien suédois castillan italien français arabe classique hébreu avec traductions en occitan et en français
« Cet ouvrage ne constitue pas, à proprement parler, un recueil de poésie méditerranéenne, mais joint ses mains bien volontiers, à la façon de cette mer fermée, sertie par les mille et un joyaux des peuples si divers qui viennent peu ou prou y baigner leur regard, afin de recueillir puis s’enivrer des eaux de rien moins que trois continents distincts. Le but, pour nous, poètes, y était bien moins « d’être de quelque part », que de venir nous rencontrer en ce lieu qui, n’étant la terre ni de l’un ni de l’autre, pouvait à bon droit se clamer « lieu de tous », dans la plus saine, salutaire et résolue fraternité.
Que nos humbles images poétiques, blotties dans les langues les plus anciennes, basque, hébreux, arabe classique, suédois, jusqu’aux plus jeunes, issues de la matrice latine commune, puissent rayonner de paix dans vos âmes lectrices, au mépris de toutes les fallacieuses raisons d’état qui presque toutes, ignorent délibérément le florilège vital de la diversité humaine, et nous opposent tôt ou tard absurdement. Pour aimer, ,nul n’a besoin d’une image de lui dans un miroir, mais seulement d’un cœur en lui, et d’une sœur, d’un frère, là, devant lui, quelqu’un qui ne soit donc pas sa servile copie conforme. À bon entendeur notre poétique salut. »