Itinéraire d’un camisard – Chronique huguenote 1, d’Hervé Pijac

Itinéraire d’un camisard – Chronique huguenote 1, 1er volet d’une saga en quatre volumes, éditions de Massane, 2020

Itinéraire d’un Camisard raconte la vie d’Élie Serre, un huguenot cévenol, dans une époque charnière des conflits religieux qui assombrirent la France, après la Révocation de l’Édit de Nantes.

À travers ses engagements, ses doutes, ses réflexions, son évolution au fil des événements dramatiques qui se succédèrent, on perçoit l’erreur intrinsèque d’un régime coupable de massacrer ou chasser une partie de son peuple et de se priver ainsi d’une sève bénéfique qui aurait dû l’enrichir.
Éprouver pareillement l’absurdité et l’inutilité d’une cruauté inconsciente de part et d’autre, au nom du même Dieu !
Et pourtant, que la Cévenne est belle !
S’appuyant sur des bases historiques solides et incontestables à ce jour, ce roman traite d’un thème à la fois languedocien dans son déroulement, français et international dans ses répercussions mais, surtout, universel dans sa philosophie : la liberté de conscience !

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Un déjeuner de soleil, de Jeanne Bastide

Un déjeuner de soleil, récit, L’Amourier éditions, septembre 2020
image de couverture J. Bastide et Paul-Emile Objar / collection “ Thoth ”

L’expression, initialement, dit la perte de luminosité des pigments quand ils sont exposés au soleil, ou mangés par le soleil lorsqu’il s’agit du linge étendu au soleil de midi. Devenue symbole de toute chose périssable, l’expression évoque ici le récit d’un amour décousu. Sous nos yeux de lecteur, la vie d’une femme bascule parce que son aimé s’est éloigné. Habitée par son fantôme et par le désir de comprendre ce qui lui arrive elle s’interroge, déroulant au fil des pages un monologue à forte charge poétique qui la conduit en territoire inconnu. Les lecteurs de Jeanne Bastide y reconnaîtront sa voix, la singularité de son écriture creusant sous la peau le chaos intérieur que chacun renferme. Ceux qui la découvrent sont invités à se laisser surprendre par la liberté de ses images et sensations décrites.

Non ! Quelque chose s’est ouvert avec la violence de ce non. Non ! Et le monde se fracture. La terre se fend. Le vide prend place. Jusqu’à la respiration qui se fissure. Il faudra du temps. Beaucoup de temps pour que la vie se remette en place. Que l’herbe soit verte. Le cyprès vertical. Il faudra que le vent nettoie les poumons et toutes ses alvéoles. Il faudra que le pas se fasse plus sûr, qu’il donne confiance à ce qui le porte pour avancer sans trébucher. Il faudra que le soleil, la lune et les étoiles accomplissent les circonvolutions nécessaires. Il faudra le silence. Quelques bouts de joie. Un envol de paroles muettes. La solitude pour voir enfin un sourire apparaître. Il faudra que mes pieds nus marchent sur l’herbe. Que mon corps vivant, articulé, se mette en mouvement – se déplace.

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Je m’appelle Pilou / M’apéli Piló, d’Hélène Marche

Je m’appelle Pilou / M’apéli Piló, conte animalier, collection bilingue occitan-français, éditions Hors Limite, juillet 2020
Illustrations : Angèle Andrieu
Traduction : Maurici Bóni

Histoire d’un chien appelé « Pilou », petit chien sans race mais d’une beauté extrême qui avait de nombreux admirateurs. Un caractère très enjoué, espiègle, coureur de jupons à 4 pattes ! D’une intelligence extraordinaire, auteur de nombreuses bêtises jusqu’à ses derniers jours… Une vie de chien heureux !

Ce conte est comme le précédent (Je m’appelle Olympe) traduit en occitan-français après avoir été en anglais-français.

 

 

Je m’appelle Olympe / M’apèli Olímpia, d’Hélène Marche

Je m’appelle Olympe / M’apèli Olímpia, conte animalier, collection bilingue occitan – français, éditions Hors Limite, juillet 2020
Illustrations : Angèle Andrieu
Traduction : Maurici Bóni

Un conte où une chienne appelée « Olympe » prend la parole à partir de sa naissance et jusqu’à son départ vers le paradis des chiens. Une histoire émouvante, drôle, sentimentale, de cette boule de poils aux multiples aventures avec ses congénères mais aussi avec sa maîtresse…
La particularité de ce conte classé jeunesse est en fait un livre destiné à tous en raison de son côté éducatif. Après avoir été traduit en anglais-français, le voici en occitan-français.

 

 

Brassens – Pas à pas à Sète, de Bernard Lonjon

Brassens – Pas à pas à Sète, petit guide, coauteur Bernard Wagnon, éditions L’An Demain, juillet 2020
avec photos d’époque, cartes postales, photos modernes

Vous cherchiez à suivre les traces de Georges Brassens dans sa ville natale ? Voici le guide qui vous accompagnera. Conçu par des spécialistes reconnus de la vie et de l’œuvre du troubadour sétois, il vous entraîne dans tous les lieux favoris du poète, là où il est né, où il a grandi, où il a fait ses premières gammes où il s’est amusé, où il a chanté, où il est enterré. À travers les cartes postales d’époque, les anecdotes de jadis et les photos d’aujourd’hui, les deux Bernard vous invitent à emboiter le pas du géant de la chanson française qui, comme tout poète, ne meurt jamais

 

Blanche, châtelaine du Gévaudan, d’André Gardies

Blanche, châtelaine du Gévaudan, roman, TDO éditions, juillet 2020

Valbrèges, le château merveilleux que découvrit Paul Fréval quand il était enfant et qu’il n’a jamais oublié. Des années plus tard, comme un rêve qui se réaliserait, il y séjourne en résidence d’écriture, invité par la comtesse Blanche Maufoid, née de Ségouzac. Outre le roman sur lequel il travaille, Paul Fréval devra réaménager la vaste bibliothèque familiale et faire le tri dans les papiers et documents du défunt Marquis, le père de Blanche. De conversations en conversations il devient bientôt son confident avant d’en être l’amant en dépit de leur différence d’âge.
Mais l’implication de chacun dans cette relation amoureuse ne tarde pas à se déséquilibrer…

Une histoire où il est question d’une femme d’un certain âge qui, du fait de sa naissance et de son éducation, sera toute sa vie à contretemps, jusque dans ces dernières amours. Le tout sur fond d’éoliennes.

 

EXTRAIT – chapitre 1

Tout un luxe de cheminées, de lucarnes, de pans coupés, de toits coniques, ceux des tours d’angle, ceux des échauguettes, se découpe sur le ciel et miroite sous l’éclat des écailles d’ardoises. Un véritable château de contes de fées.
C’est ce que découvre l’homme qui a garé sa 2CV sur le bas-côté de la route, qui, les mains sur le volant, s’attarde un instant avant de s’extirper de son siège puis de traverser la chaussée. Il longe le haut mur d’enceinte qui court sur plus de deux cents mètres, tout en cherchant à regarder par-dessus. De temps à autre il s’arrête, se dresse sur la pointe des pieds, tend le cou, sautille sur place. Tout juste s’il aperçoit le faîte du toit que masquent les frondaisons des grands arbres.
Bientôt, là où le mur s’abaisse légèrement, il prend appui des deux mains, engage le bout de ses chaussures de marche entre deux anfractuosités et, d’un coup de rein, il se hisse. Ayant gagné une quarantaine de centimètres, il a enfin sous les yeux l’arrière du château planté au cœur d’un vaste parc.
Malgré sa position inconfortable –la pointe du pied peine à supporter le poids du corps, la pierre rugueuse est douloureuse sous la main – il reste longtemps à contempler la belle demeure en pierres de granit taillées. Est-elle habitée ? Tous les volets sont fermés. Aucun bruit. Aucune activité tout autour. La toiture est en parfait état, comme neuve, les huisseries bien entretenues. Là-bas, vers l’entrée, un portail est ouvert. Les dépendances à l’arrière sur la colline, deux grosses fermes, semblent elles aussi inoccupées. Aucun bruit. Aucun aboiement, aucun coq qui chante ni dinde pour glousser. Personne ne se montre.
Il s’apprête à quitter son poste d’observation quand, masquée jusque-là par le château, une fourgonnette remonte à faible allure l’allée centrale du parc pour se diriger vers la sortie. Une fourgonnette bleue avec un bandeau rouge et blanc délavé. Une voiture de l’EDF. Un modèle plutôt ancien. L’employé chargé de relever les compteurs certainement. Voilà pourquoi le portail est ouvert.
Il saute du mur et se précipite vers l’entrée. Une bonne centaine de mètres à parcourir. Il accélère le pas quand le capot bleu franchit le seuil. Trop tard, il va arriver trop tard, sauf si le chauffeur s’arrête pour refermer le portail derrière lui. Non, il continue. Mais, la chance ! il remonte dans sa direction. Il lui fait signe de la main pour qu’il s’arrête. Pas trop impérieux, juste ce qu’il faut, comme un appel, une demande de service. La route est déserte et la montagne vaste.
Il s’avance à la rencontre du véhicule ; le chauffeur ralentit mais ne s’arrête pas tout en lui faisant comprendre qu’il va se garer quelques mètres plus loin. Le temps d’une dizaine de pas, quand l’homme arrive à hauteur de la voiture la vitre latérale est déjà baissée.
Surprise ! Au volant, sous une casquette ordinaire de toile blanche, de celles qu’on distribue à titre publicitaire, une femme l’accueille. Sur ses gardes puisqu’elle n’entrouvre pas la portière. Visage plutôt sévère. Pas loin de la soixantaine que soulignent l’absence de fard et le chignon ramené sous la coiffure. Mais les yeux ! De très beaux yeux bleus qui laissent venir tout en le sondant des pieds à la tête cet homme encore jeune. Plutôt beau et bien mis malgré sa tenue décontractée et ses grosses chaussures de randonneur.
-Bonjour madame. Excusez-moi de vous déranger. Le château, vous ne savez pas s’il est encore habité ?
Elle le regarde longuement.
– Bien indiscrète votre question, monsieur. Si, bien sûr.
Une pause avant d’ajouter avec un sourire gentiment moqueur :
– Par moi. Comtesse de Ségouzac.
Interloqué. La propriétaire ! La comtesse elle-même ! Sous des habits de paysanne au travail ! Au volant de cette voiture fatiguée dont il comprend maintenant la provenance. Un de ces véhicules usagés dont l’Administration se débarrasse en les vendant aux enchères. Une véritable gentlewoman-fermière, l’élégance vestimentaire en moins.
– La chance est avec moi. Je prépare un livre sur la région et je souhaitais y faire figurer le château de Valbrèges que je trouve tellement beau.
– Vous le connaissez ?
– Il y a longtemps. Avec mon grand-père, quand j’étais enfant.
– Et vous êtes ?
– Excusez-moi, je ne me suis pas présenté. Paul Fréval. Je loge pas loin d’ici, à Saint André de Randon, jusqu’à la fin de l’été, sinon je vis dans le Midi.
– Et ce livre ?
– Sur les beautés de la région, du Gévaudan plus précisément. Des textes et des photos.
-Je ne sais pas si le Marquis, mon père, aurait apprécié. Il a toujours préféré la discrétion. Il n’aimait pas voir s’étaler au grand public le château familial.
– Alors, je n’insiste pas madame la Comtesse. C’est comme cela que je dois vous appeler ?
– Comtesse ou madame, pas les deux. Madame Maufoid, car j’ai été mariée.
– Vous savez que depuis tout jeune le château n’a cessé d’habiter mes rêveries ? Quand, enfant, je lisais la Belle au bois dormant c’est à Valbrèges que je songeais. Plus tard, à l’adolescence, le « domaine mystérieux » du Grand Meaulnes, s’est paré des couleurs de Valbrèges, même à la lecture des Mémoires d’outre-tombe… Peut-être que le rêve parle plus fort que la réalité.

Tandis qu’il s’exprime, elle garde les yeux posés sur lui. Son visage a perdu sa sévérité, s’est radouci sans abolir pour autant une forme de distance. Non, pas celle avec laquelle on toise les gens, plutôt celle de l’écoute attentive, qui est au point d’équilibre, qui accueille sans pour autant verser dans la commisération. Toutefois quelque chose dans le port de tête ainsi que dans le visage pas entièrement tourné vers son interlocuteur dit cet art de s’adresser à l’autre, de l’écouter, tout en marquant son rang. Le résultat d’une éducation très tôt inculquée.
– Au moins vous avez la délicatesse de demander la permission. Si vous saviez le sans-gêne des gens aujourd’hui. Un jour j’ai été obligée de chasser un homme qui se promenait au milieu du parc comme s’il était chez lui. Il ne faisait rien de mal, m’a-t-il tranquillement répondu, il cherchait des mousserons. Une autre fois, c’est une famille entière, la mère, le père et leurs cinq marmots, que j’ai trouvés en train de s’ébattre autour du bassin, à côté de l’entrée. Ils m’ont juste demandé si l’eau était potable avant de remplir deux bouteilles. Sans un merci, sans s’inquiéter de quoi que ce soit. S’il n’y avait pas eu les enfants je leur aurais envoyé les chiens. La chapelle aussi vous intéresse ? Vous savez qu’elle est classée.
– J’ignorais. Mais bien sûr.
– Allez-y. Mais l’extérieur seulement.
– Pardon ?
– Je vous donne l’autorisation.
– C’est que…
Il bafouille. Son appareil photo, il ne l’a pas avec lui. Seulement son smartphone mais les images qu’il donne ne sont guère exploitables. Il n’était pas venu pour ça. Il se promenait avec juste l’envie de revoir le château.
-Si cela ne vous dérange pas je préfèrerais revenir avec mon matériel. Quand ça vous convient. Je suis à votre disposition.
– Mardi prochain. Pas trop tôt car j’aurai de la famille avec les bébés. Ils dorment tard. A dix heures. Vous n’aurez qu’à vous avancer jusqu’à l’entrée du parc.

Elle remonte la vitre. Enclenche une vitesse et la fourgonnette s’éloigne en direction des dépendances, sur la colline voisine. Au-delà, sur les crêtes plus lointaines, face au vent, les silhouettes d’une demi-douzaine d’éoliennes surveillent l’horizon.

Le cabas de madame Rita, de Marie-Hélène Lafond, avril 2020

Le cabas de madame Rita, roman jeunesse, éditions Averbode, avril 2020

Madame Rita est une petite dame qui habite seule Rue des Rosiers. Lorsqu’elle sort, elle emmène toujours un immense cabas à carreaux. Il parait qu’elle lui parle… Aujourd’hui, c’est jour de marché. Olivia rejoint ses copains, Théodore, Dimitri et Quentin sur le mur des remparts. Les quatre compères ont en effet décidé de percer le mystère du cabas de Madame Rita !

 

EXTRAIT : Rendez-vous au marché

Essoufflée d’avoir couru, Olivia arrive enfin sur le haut des remparts. Quentin, Théodore et Dimitri sont déjà présents, assis sur le parapet, les jambes dans le vide. Ces trois-là sont les meilleurs copains d’Olivia. Les trois mousquetaires comme les appelle sa mère.
– Désolée, lance Olivia en reprenant son souffle. Elle est déjà arrivée ?
– Non pas encore, répondent en cœur les trois garçons.
Olivia se penche par-dessus le mur. Comme tous les samedis, c’est jour de marché sur la place du village en contrebas.
Les forains s’interpellent et se saluent. Leurs étals regorgent de produits du terroir (huile d’olive, gâteaux, charcuterie, fruits et légumes, miels, confitures…etc.). Tous plus odorants et colorés les uns que les autres. Un vrai plaisir pour les yeux et le nez !
Malik échauffe sa voix. Il harangue les premiers passants de sa voix de stentor « Du beau, du bon et du pas cher ! » Juste à côté, Gaston finit de monter sa pyramide d’oignons doux, tandis qu’à sa femme Marie suspend des chapelets d’ail tressé. Un peu plus loin, un poissonnier rafraîchit sardines, maquereaux et tranches de thon rouge en jetant de la glace pilée dessus.
Pour l’instant, les allées sont relativement vides. Tout à l’heure, les touristes, aisément reconnaissables, leurs tenues décontractées et leur visage rose bonbon, vont envahir le marché, si nombreux que le moindre déplacement ressemblera au parcours du combattant.
– Vous l’avez vu ? demande Olivia, en se penchant dangereusement par-dessus le muret.

Lili, La première femme de Vitruve, d’Isabel Lavarec, juin 2020

Lili, La première femme de Vitruve, récit fantastique (manuscrit primé par Arts et lettres de France, 2019), éditions Encre Rouge, 2020

Jason est mort il y a un an. C’est l’occasion, pour son épouse Lili, sa famille et ses amis d’enfance, de se retrouver afin de se soutenir lors de ce triste anniversaire. Tandis que les soupçons d’une amie inconnue pleuvent sur la veuve, Lili égrène ses souvenirs qui pourraient bien faire la lumière sur les derniers moments de vie de Jason.
Quelques temps auparavant, Lili avait été soudainement séparée de son ombre. C’est cet événement, hors du commun, qui allait précipiter le destin.

Lili, La première femme de Vitruve est un récit fantastique où les ombres s’incarnent et entrent en concurrence avec leur ancien corps. Mystère, humour, poésie et philosophie s’y choquent et s’entrechoquent.

La prophétie de Guilhem de Montpellier, de Jean-Luc Fabre, mai 2020

La prophétie de Guilhem de Montpellier, roman historique, éditions De Borée / Centre France Livres, 28 mai 2020

En 989, le chevalier Guilhem prend possession de la colline pierreuse du Montepestelario, dont lui a fait don le comte de Mauguio quelques années plus tôt.
Il a l’ambition d’en faire une grande cité et offre sa protection aux marchands et aux changeurs de monnaie, pour qu’ils l’aident à réaliser ce rêve.

 

EXTRAIT

Le Dimanche 24 février 989 …
Du haut de la colline du Montepestelario, Guilhem regardait passer de fins nuages venus des montagnes, qui s’évanouissaient avant d’atteindre l’île de Maguelone.
Le comte de Mauguio venait de mourir et il avait aussitôt tenu à venir jusqu’ici pour lui rendre grâce de la donation par laquelle il avait fait de lui le maître des lieux.
Il se leva, se dirigea vers son cheval et sortit de son fourreau sa lourde épée de chevalier, qu’il planta dans le sol devant lui.
Fichée entre deux dalles de calcaire, avec sa garde très large terminée par deux boules d’acier, elle formait une croix.
Posant une main dessus, il déclama gravement :
« Aujourd’hui, je jure qu’ici naîtra une cité et que quiconque m’aidera à la bâtir, jouira de la protection de ses murs ».

Au bras du Ciel, de Pierre Ech-Ardour

Au bras du ciel, éditions de l’Aigrette (Marseille), 2020
Peinture de couverture : Solitaire d’Anne Slacik. Postface d’Annie Pibarot.

Au bras du ciel est un recueil de poèmes numérotés de 1 à 70, titrés avec des nombres exprimés en hébreu, persan, grec, latin, arabe d’orient et d’occident.
70, valeur numérique de la lettre hébraïque Ayin, signifiant « Œil et Source ».
Soixante-dix poèmes, tels le nombre des nations, les langues de Babylone, les sages de la traduction, les compagnons du prophète, les années d’exil, les révélées faces, suscitent et accompagnent, avec allégeance, par de dédaléennes voies, l’élévation d’une flamme.

La note d’auteur se conclut en ces termes : Depuis la profondeur du Ciel, témoigne à son bras, mon amour de Vie.

 

extrait du recueil Au bras du Ciel ici
accompagnement artistique Anne Slacik aux éditions de l’Aigrette

  

SANS brise-lames, d’Anne-Marie Jeanjean

SANS brise-lames, prose/poésie, collection Levée d’Ancre, éditions L’Harmattan, mars 2019
Couverture et intérieur : collages de l’auteure

 

Un ouvrage composé de 3 volets (1- Moissons de Ténèbres / 2- NE PAS / 3 – La Marionnette) hantés par un garde-chasse, des absentes, un surprenant « sculpteur ».

« Une écriture dans laquelle l’ordinaire est le théâtre de rencontres étranges (…) Les transformations réelles, rêvées et celles qu’effectue l’écriture nous entraînent dans un processus « dangereux » à l’étrange dynamique. » Christian Cavaillé

 

 

Extrait : Ne pas… (s’étonner)

Enfin, je l’aperçois : silhouette grande et mince, de
dos, portant veste rouge à carreaux. J’accours parmi
la foule, quand peu à peu, « la veste » m’apparaît :
en fait, constituée de ses propres fibres musculaires striées.
… L’écorché du Dr. Fragonard,
de dos, maniant le hachoir dans un geste saccadé d’automate (et dont je vois s’actionner chaque muscle) reste muet à mon cri… et continue à
frapper
sur
le billot.