Au bras du Ciel, de Pierre Ech-Ardour

Au bras du ciel, éditions de l’Aigrette (Marseille), 2020
Peinture de couverture : Solitaire d’Anne Slacik. Postface d’Annie Pibarot.

Au bras du ciel est un recueil de poèmes numérotés de 1 à 70, titrés avec des nombres exprimés en hébreu, persan, grec, latin, arabe d’orient et d’occident.
70, valeur numérique de la lettre hébraïque Ayin, signifiant « Œil et Source ».
Soixante-dix poèmes, tels le nombre des nations, les langues de Babylone, les sages de la traduction, les compagnons du prophète, les années d’exil, les révélées faces, suscitent et accompagnent, avec allégeance, par de dédaléennes voies, l’élévation d’une flamme.

La note d’auteur se conclut en ces termes : Depuis la profondeur du Ciel, témoigne à son bras, mon amour de Vie.

 

extrait du recueil Au bras du Ciel ici
accompagnement artistique Anne Slacik aux éditions de l’Aigrette

  

SANS brise-lames, d’Anne-Marie Jeanjean

SANS brise-lames, prose/poésie, collection Levée d’Ancre, éditions L’Harmattan, mars 2019
Couverture et intérieur : collages de l’auteure

 

Un ouvrage composé de 3 volets (1- Moissons de Ténèbres / 2- NE PAS / 3 – La Marionnette) hantés par un garde-chasse, des absentes, un surprenant « sculpteur ».

« Une écriture dans laquelle l’ordinaire est le théâtre de rencontres étranges (…) Les transformations réelles, rêvées et celles qu’effectue l’écriture nous entraînent dans un processus « dangereux » à l’étrange dynamique. » Christian Cavaillé

 

 

Extrait : Ne pas… (s’étonner)

Enfin, je l’aperçois : silhouette grande et mince, de
dos, portant veste rouge à carreaux. J’accours parmi
la foule, quand peu à peu, « la veste » m’apparaît :
en fait, constituée de ses propres fibres musculaires striées.
… L’écorché du Dr. Fragonard,
de dos, maniant le hachoir dans un geste saccadé d’automate (et dont je vois s’actionner chaque muscle) reste muet à mon cri… et continue à
frapper
sur
le billot.

Lo secrèt de Les, d’Hélène Ourties

Lo secrèt de Les, légende, éditions Sansouire (Nîmes), janvier 2020

Illustrations : Christian Panis (peintre montpelliérain)
Traduction en occitan est de Jean-Claude Forêt (agrégé de lettres, enseigne l’occitan à l’Université Paul Valéry de Montpellier)

 

Le Lez, plus petit fleuve côtier de France, se situe dans l’Hérault. Il abrite une espèce de poisson endémique, unique au monde : le Chabot du Lez.  Découvert officiellement en 1964, cet habitant des fonds caillouteux du Lez est classé parmi les 15 espèces menacées d’extinction en France. Il est donc inscrit dans la Convention Internationale « Natura 2000 » qui œuvre pour la protection des espèces animales et végétales d’intérêt communautaire, et des zones qui les abritent.
À quelques mètres de la source du Lez, vous pourrez peut-être apercevoir le petit Chabot. Mais qui aujourd’hui connait sa véritable origine ? Pagès, le berger des Cévennes, lui, a une petite idée sur le sujet, voici ce qu’il m’a raconté…

Lo secrèt de Les est la version bilingue Occitan/Français de l’ouvrage paru en 2016  « le secret du Lez » (épuisé).

Extrait

Au matin il partit tôt, d’un pas décidé vers le Lez. Il y découvrit une myriade d’autres petits Chabots ; les poissons ne nageaient pas, tapis sur le fond sablonneux, la tête dans le sens du courant descendant, sans doute pour se nourrir à moindre effort. À son ombre, ils filèrent sous les galets ou dans les chevelures aquatiques. Il plongea ses mains dans l’eau et attrapa sans grande difficulté l’un d’entre eux. Il observa minutieusement le petit animal qui frétillait doucement. Hier soir quelque chose l’avait intrigué à propos de ce poisson, il ne savait pas quoi ; il était venu ici pour trouver une réponse. Soudain le voile se leva… il se souvint de cette nuit extraordinaire à son retour de transhumance… Il sourit…

Enigmatic sound, de François Szabó

Enigmatic sound, in english american, Obsidiana Press (États-Unis), mars 2020

Enigmatic Sound est un recueil en américain de poèmes d’amour à Carole soucieux de la beauté particulière d’une langue étrange qu’est la poésie dans sa formation d’images et de son mouvement cinétique qui ne peut jamais arrêter sa réalité dans son empathie et dynamisme de tous les instants. C’est dans l’entraînant tempo des vagues toujours réitérées toujours s’effaçant puis se recréant que le poème prend vie dans une contemplation toujours neuve.

François Szabó Poet born in Montpellier (France) in 1967, author of more than forty books of poetry in French, American, Catalan, Castellan, Russian and Italian, member of Academy of American Poets, Société des Poètes Français, Poètes Sans Frontières, Poetas del Mundo, 100 Thousand Poets for Change, World Poetry Movement, Autour des Auteurs. Sends a message of faith and hope, love and friendship when all we need in this world is strength and tenderness and poetry can make it always. So, for a better life and harmony. ******Consider for example the lines “and so the lent crescent fine pellicular peal / is for us a celestial vision.” Grammatically correct, yes; using words that exist, yes. But the choice of those words and their ordering is unusual and the strangeness of their juxtaposition gives an elusive quality to the text, the meaning hovering tantalizingly within reach but difficult to grasp. This elliptical daring coupled with the rolling assonance and sonority is what poetry is all about – vivid, provisional, unique and bizarre. It follows in the tradition of English mystics like Hopkins who used that tumble of off-kilter words to great effect: “her earliest stars, earl stars, stars principal overbend us, fire-featuring heaven.” François’ lines “Like was she were / Never woman can be” evoke earlier poets like Blake.

Roger West

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Pulsion vivre, de Françoise Renaud

Pulsion vivre, fragments autobiographiques, collection Petites Proses, éditions Kindle Direct Publishing, mars 2020

Ce livre est issu d’un travail conduit de juin à décembre 2019 au sein des ateliers d’écriture en ligne créés et animés par François Bon (Le Tiers Livre). La proposition générale s’intitulait : Pousser la langue. La bousculer, la déranger, la faire sortir des lieux convenus et des carcans. Moi je pensais : Pousser la vie.

[…] Alors que j’assemblais ces pages, j’ai perçu un bref instant une lumière crue s’allumer en moi et senti le début de quelque chose. Le temps devenait un autre temps. Je pouvais voir la plaine entre les montagnes, entièrement déga-gée et offerte. Et voilà que l’autobiographie se laissait transcender par l’universel. Surtout ne pas attendre, continuer. Et ces bribes que je croyais éparpillées, ces fragments qui m’avaient échappé, semblaient tenir debout et se relier naturellement les uns aux autres, il suffisait de trouver le bon ordre et le juste équilibre, il suffisait d’écouter mon cœur se briser et se recomposer, de suivre la courbure de l’horizon lui-même pour accompagner ce qui était posé là et criait quelque chose comme : Est-ce que j’existe ?

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Elles venaient d’Orenbourg, de Caroline Fabre-Rousseau

Elles venaient d’Orenbourg, biographie, collection D’une fiction, l’autre, éditions Chèvre-Feuille étoilée, février 2020

Montpellier, 1894 : deux jeunes filles russes s’inscrivent à la faculté de médecine. Exactes contemporaines de Marie Curie, elles connaîtront elles aussi un destin exceptionnel. L’auteur rend hommage à ces deux pionnières, à qui aucun livre n’avait encore été consacré : Raïssa Lesk, la mère de Joseph Kessel, qui suit son mari dans la première colonie juive d’Argentine. Et Glafira Ziegelmann, première femme admissible à l’agrégation de médecine, interdite d’oral, car c’était une femme. Leur point commun ? Elles venaient d’Orenbourg. Deux parcours, contrastés et révélateurs de la condition féminine au tournant du 19e siècle, racontés avec sensibilité et érudition. Une biographie qui se lit comme un roman. « Aujourd’hui, 16 avril 1894, c’est simple, le nom est court. Lesk. Une syllabe. Plus simple que Ziegelmann avec un e. Le prénom lui est totalement inconnu : Raïsa, un s, deux s ? Trop tard, ce sera un s. Il ne va pas raturer une nouvelle fois. Glafira Ziegelmann était née à Orenbourg, ça c’était facile, Raïsa ou Raïssa Lesk va devoir lui épeler lentement cette ville russe dont il n’a jamais entendu parler : Po no ma rev ka. Heureusement, elle parle assez bien français, comme Glafira Ziegelmann d’ailleurs. Se connaissent-elles ? Il jurerait que oui. » Préfacé par le Professeur Michel Mondain, Doyen de la faculté de médecine de Montpellier-Nîmes, qui inaugurera l’amphithéâtre Glafira Ziegelmann pour les 800 ans de la faculté.

Une biographie qui se lit comme un roman.

L’Affaire Stéphanie d’Isabel Lavarec

L’affaire Stéphanie, roman policier, collection rouge,  Ex Aequo éditeur, 2020

Ce roman policier situe l’action dans un contexte contemporain. L’héroïne, en classe de seconde, fait son stage dans un commissariat et un laboratoire de formation de police scientifique. Dans son carnet d’enquêtes, elle note ses ressentis pendant le déroulement de l’enquête qu’elle mène en catimini. Stéphanie, une étudiante a disparu. Un corps est trouvé dans la forêt urbaine avoisinante. Une instruction est ordonnée.
En stage scolaire au commissariat, Halinea, détective en herbe, décide de mener l’enquête en catimini. La considérant un peu trop investigatrice, le brigadier-chef Jacques la déplace dans un laboratoire scientifique et lui lance un défi. Elle le relève. Aidée par ses tuteurs João et Séverine, pour les connaissances, et, de ses amis Xavier et Caro pour les recherches, elle réussit l’épreuve avec brio… ce qui n’est pas du goût de certains qui réagissent parfois violemment.
Malgré les interdictions et les dangers encourus, la protagoniste réussira-t-elle à confondre le ou la coupable ?

L’affaire Stéphanie, nouvelle enquête menée tambour battant par l’héroïne, traite aussi du problème de la phobie scolaire.

Je m’appelle Yepa, l’ourse polaire, d’Hélène Marche

Je m’appelle Yepa, l’ourse polaire / My name is Yepa, the polar bear, éditions Hors Limite, Collection des Quatre Pattes, 2018
Grand Prix Jeunesse décembre 2019 (Académie des livres de Toulouse)

Waiting for Tina, de Jean Azarel

Waiting for Tina, biographie romanesque, éditions l’Autre Regard, 20 octobre 2019

Waiting for Tina est la première bio romanesque sur l’actrice Tina Aumont, fille de Maria Montez et Jean-Pierre Aumont, née à Hollywood en 1946 sous les auspices de Jean Cocteau et Marlène Dietrich. Après avoir joué dans une cinquantaine de films (Fellini, Losey, Garrel, Vadim, Bertoulucci…) avec notamment  Alain Delon, Klaus Kinski, Donald Sutherland, Pierre Clementi, Terence Stamp  ou Catherine Deneuve pour partenaires, icône de l’underground dans les années 70’s, elle connaît un destin tragique mais laisse une trace indélébile dans le cœur de celles et ceux qui l’ont approchée et aimée.

Waiting for Tina, au cours de 500 pages où se succèdent interviews de personnalités, poésie et considérations sur le 7ème art, photos et documents inédits, retrace et fait revivre l’existence tumultueuse d’ « une des dix plus belles filles du monde » (Tinto Brass).

Mon père, ce tueur, de Thierry Crouzet

Mon père, ce tueur, roman, La Manufacture des livres, août 2019

Mon père était un tueur. À sa mort, il m’a laissé une lettre de tueur.
Pour trouver le courage de l’ouvrir, j’ai dû revivre la guerre d’Algérie de mon père, revivre ses chasses, sa jeunesse et ses traumatismes.

« Mon père était un tueur. À sa mort, il m’a laissé une lettre de tueur. Je n’ai pas encore le courage de l’ouvrir, de peur qu’elle m’explose à la figure. Il a déposé l’enveloppe dans le coffre où il rangeait ses armes : des poignards, une grenade, un revolver d’ordonnance MAS 1874 ayant servi durant la guerre d’Espagne, une carabine à lunette, et surtout des fusils de chasse, des brownings pour la plupart, tous briqués, les siens comme ceux de son père, grand-père et arrière-grand-père, une généalogie guerrière qui remonte au début du dix-neuvième siècle. Sur les crosses, il a vissé des plaques de bronze avec les noms de ses ancêtres, leur date de naissance, de mort. Sur l’une, il a indiqué : « 1951, mon premier superposé, offert pour mes 15 ans ».

Les yeux de l’oursonne, de Michel Cosem

Les yeux de l’Oursonne, roman, éditions De Borée, juin 2019

Dans la montagne Pyrénéenne une maison perdue devient l’enjeu d’une vie, où se mélangent l’imaginaire, la beauté de la nature, l’histoire des ours depuis la nuit des temps, le monde présent avec tous ses échos.

Michel Cosem, comme dans ses romans précédents élabore un livre qui transporte, fait rêver et donne aussi à réfléchir, sans oublier la magie des lieux.

Un cadavre à la consigne, d’Isabel Lavarec

Un cadavre à la consigne, policier historique, chez Ex-aequo, avril 2019
(couverture d’Annabel Peyrard)

    1920. Roman policier historique placé juste après l’hécatombe de la guerre qui a entraîné une perte de repères et une banalisation de la mort. Dans un style imagé non dépourvu de légèreté, cette enquête policière, riche en rebondissements, est inspirée d’un fait réel.

Vivant dans cette période folle où le meilleur et le pire se côtoient, les Rostova font souvent la une des journaux. Lui, affairiste dans l’import-export, accumule les maitresses ; elle, féministe engagée, journaliste, n’hésite pas à dénoncer les injustices sociales. Cela semble s’écouler comme un long fleuve tranquille jusqu’au jour où on dénonce la disparition de monsieur. Puis, tout bascule lorsqu’on découvre un cadavre à la consigne de la gare…

En mettant face à face un progressiste et un réactionnaire, quelques problèmes fondamentaux sont posés : le statut de la femme dans la société patriarcale du début du XXe siècle ; la partialité et l’iniquité de la justice ; la peine de mort ; l’inhumanité des prisons ; l’importance de l’amour, de la culture et la nécessité de donner un sens à son existence