Cantique de Pierre Ech-Ardour

Cantique, recueil de poésie, Ségust Editions, mars 2021
Illustrations : encres de Chantal Giraud Cauchy

 

Sollicité par l’éditeur en quête d’un recueil « solaire », le projet d’écriture devait défier la morosité générée par la difficile période sanitaire traversée et offrir en lecture un petit ouvrage de poèmes d’amour, enluminé d’œuvres lumineuses, propice à remonter le moral.

Si le « Cantique des Cantiques » a inspiré l’écriture de la poésie du recueil, Abishag la Sulamite chemine ici par de cosmologiques poèmes jusqu’à l’acmé de sa féminité.

Chantal Giraud Cauchy a créé pour ce recueil de flamboyantes enluminures encrées.

 

 

 

Verte sera la Chine, de Danielle Ferré

Verte sera la Chine, roman, éditions Librinova, 2021


Marion Vonnac est écologue. Lorsque son frère, expatrié en Chine, lui demande de sauver un « trésor inestimable » en aidant trois étudiantes à transformer un vieux quartier de Shanghai en écoquartier, elle n’hésite pas. Pour l’Agència, son entreprise, c’est une opportunité.
Mais ce Plan-Shanghai provoque la colère de la Triade, la mafia chinoise…

Un roman intense et inclassable pour voir la Chine autrement.

 

 

EXTRAIT
Où l’on entend le Chien de Terre pousser son premier jappement

Jeudi 15 février. Shanghai, sur la terrasse du 701

Demain, les Shanghaiens iront par milliers faire résonner la cloche du Temple Longhua. Mais pour la soirée du Nouvel An, la plupart d’entre eux – à l’instar de huit cent millions de leurs compatriotes – dînent en famille au son des facéties de CCTV.

Pour autant le Bund est loin d’être désert. Des touristes asiatiques et occidentaux, et aussi des « sans attaches », s’y pressent. Les pétards et les feux d’artifice sont interdits pour cause de pollution, mais les lasers et les publicités sur écrans géants font scintiller le fleuve. Publicités en mandarin ou en anglais, qui rivalisent de rouge pour promouvoir : « voitures pour la campagne », « yaourts amaigrissants », « crèmes pour garder la peau blanche », vrai ou faux « vin château français » … Lire la suite…

Webinaire SCAM SGDL, 9 mars 2021

article publié sur Livres Hebdo, 9 mars 2021

La relation entre auteurs et éditeurs se détériore

Les tensions s’accentuent entre auteurs et éditeurs. Près d’un tiers (31%) des écrivains rapportent entretenir des relations non satisfaisantes, voire conflictuelles, avec leurs éditeurs, selon le 8e baromètre de la Société civile des auteurs multimédias (Scam), élaboré avec le concours de la Société des gens de lettres (SGDL) et publié le 9 mars. Ce taux d’insatisfaction est en hausse de 7 points par rapport à 2018.
Le document, basé sur les réponses de 1086 auteurs à un questionnaire en ligne, dresse un état des lieux détaillé de la situation de la profession et du rapport contractuel et financier qui lie ses membres aux éditeurs. Un auteur interrogé sur trois (32%, en hausse de 3 points par rapport à 2018)  estime que ce lien s’est globalement détérioré au cours des trois dernières années, quand un sur dix pense le contraire.
Dans le détail, les auteurs jugent plus sévèrement le travail fourni par l’éditeur en aval de la production du livre. La diffusion, la reddition des comptes et la promotion sont les tâches les moins bien notées par les sondés. Cette dernière cristallise le plus l’insatisfaction des auteurs : 47% d’entre eux estiment que la mise en avant de leurs livres est principalement le fruit de leur propre travail sur les réseaux sociaux. La note moyenne de satisfaction sur toutes les tâches accomplies par l’éditeur est de 6 sur 10.

Des rémunérations disparates

La majorité des répondants (52%) déclarent que leur situation financière tend à se détériorer, malgré une hausse du taux de rémunération moyen de droits d’auteur par rapport à 2018, à 8,2% pour l’exploitation papier. Ce taux global cache toutefois des disparités assez radicales selon le genre de l’ouvrage. Lire la suite…

Meurtres à Bayonne – Le crabe aux pinces bleues, de Pierre-Jean Brassac

Meurtres à Bayonne – Le crabe aux pinces bleues, roman noir, éditions Le Geste Noir, mars 2021

Marina Samoïlova, jeune lieutenante de police à Bayonne, se voit chargée d’une affaire aussi embarrassante que cruelle.
Deux élèves d’un institut médico-pédagogique des environs de Bayonne sont retrouvés sans vie sur la plage, tandis qu’un troisième a disparu de l’établissement.
Assistée d’un stagiaire atypique, elle mène son enquête dans la limite des faibles moyens dont elle dispose pour faire éclater la vérité.
La multiplicité des protagonistes, l’incite à faire davantage confiance à son intuition qu’aux « évidences » sur lesquelles on tente d’attirer son attention. Elle s’exerce comme nulle autre à entrer dans la tête des suspects.
Le fil conducteur de la tradition chocolatière de la ville guide son cheminement à travers certains réseaux interlopes. Elle devra mettre, dans la balance de la Justice, sa propre existence de policière qui doute.

chez l’éditeur Le Geste Noir

EXTRAIT

En ce matin d’hiver, ce n’est pas le disque pâle, fixé à l’encoignure du ciel bas qui rendra à l’air sa légèreté. Jeté sur les élèves disséminés entre les bâtiments épars, le jour naissant aplatit toute forme sous un drap trempé de grise clarté.

Deux post-ados sont assis sur les marches de pierre du grand escalier, devant l’Institut Médico-Pédagogique Peraspéra. L’un blond, aux épaules larges, répond au patronyme de Friedlander et se prénomme Thomas. On le surnomme Boboche. L’autre, au teint cuivré, est connu ici sous le diminutif de Moumou. Son nom ? Mouloud Moumen.

— J’avais dit à ma vieille que j’aurais des meilleures notes au second trimestre… Ben, ça va pas le faire. J’ai plus qu’à entrer en apprentissage. Faudra bien que j’ramène un peu de thunes à la maison… Elle y arrive pas toute seule.
— Elle fait quoi, ta mère, Boboche ?
— Elle vend des chouchous sur la plage, mais pas en cette saison, tu t’en doutes… — Ça évidemment !
— Alors on rame. On tire le diable par la queue, qu’elle dit. Toi, Moumou, t’as pas à te plaindre, y a du fric chez toi.
— Pas tant que ça. Mais quand même ça va. Sauf que si j’veux un scooter ou un voyage en Algérie pour aller voir mon oncle, ils me disent qu’il faut qu’je bosse pendant les vacances, que j’aide mon père sur les marchés… Hè, Boboche, si on y allait ?
— Dacodac !

Les deux ados quittent les marches du perron où ils s’étaient assis pour bavarder entre le cours de chimie et les deux heures de français. Mouloud Moumen, dit Moumou, aura bientôt dix-sept ans. Il en paraît cinq de plus. Ses grands yeux sombres trahissent un certain dédain ou une lassitude chronique : on ne saurait dire. Mouloud est entré à l’Institut Médico-éducatif (IME) Peraspéra suite à divers faits de délinquance, tels que siphonnage de carburant, vol de voiture et conduite sans permis avec récidive. Élève de 3e horticole, il est le fils d’un marchand de légumes. Quant à Thomas Friedlander, dit Boboche, il n’a que quinze ans. Il est doué d’une audace et d’une agilité verbale qui suscitent l’admiration silencieuse de la plupart de ses camarades. Il est orphelin de père. Issu d’un foyer familial privé de moyens, il est régulièrement accusé depuis l’âge de treize ans de pratiquer le chantage et l’extorsion, ce qui explique sa présence à l’IME Peraspéra.

Pas tout à fait la nef des fous, ouvrage collectif avec Anne-Marie Jeanjean

Pas tout à fait la nef des fous, Cadavre exquis démasqué, poésie, ouvrage collectif, éditions L’Harmattan, collection Levée d’ancre, octobre 2020
Préface de Michel Cassir / 4ème de couverure de Christian Cavaillé
Illustrations : Ahmed Ben Dhiab, Nadim Cassir, Saad Ghosn, Houda Kassatly, José Angel Leyva, Myrta Sessarego

Présentation : Douze auteurs pour un véritable cadavre exquis en trois temps sur l’invitation de Michel Cassir pour « non pas un journal de confinement, la subversion de l’idée même de confinement. Creuser ainsi dans le subconscient collectif une forme d’émancipation ».

 

Poètes participants : Ahmed Ben Dhiab, Antoine Boulad, Michel Cassir, Tristan Cassir, Pauline Catherinot, Christian Cavaillé, Anne-Marie Jeanjean, Claire Lajus, Catherine Lechner-Reydellet, José Angel Leyva, Philippe Raybaud, Antoine Simon.

 

Le Passage à gué du fleuve Amour, de François Szabó

Le Passage à gué du fleuve Amour, poésie, éditions de La Nouvelle Pléiade, février 2021
Illustrations : Monique Ariello Laugier / Préface de Jean-Frédéric Brun


 

Ces lignes pourraient paraître anodines, le journal d’un amour en mots tout simples. Ce serait méconnaître la flamme poétique qui habite François Szabó. Il faut aller plus loin, lire et relire ces pages limpides et frémissantes. Percevoir le souffle passionné qui les fait palpiter.

Chaque strophe est une amande poétique. Enrobée de phrases veloutées qui le mettent en situation, il y a en son cœur un noyau délicieux à savourer. Appréhendons chaque unité, décortiquons-la avec une extrême délicatesse, et nous y découvrirons un distique caché dont la musique et le mystère susciteront dans notre imaginaire de longs échos. On peut d’ailleurs à une seconde lecture voir étinceler une autre gemme enfouie… » (Jean-Frédéric Brun)

 

Quelques exemples :
Faire croître au terreau du monde
La Rosemonde éternelle

Ou encore
Fragilité délicate sublime de la fleur
Maturité rieuse du fruit dans sa plénitude

Ou encore
Toute tentative de vivre
Est signée d’une syllabe de cuivre

Une tribune à signer : « RAPPORT RACINE : NOUS N’OUBLIONS PAS »

Une communication de La Ligue des Auteurs professionnels, février 2021

Un an après la remise du rapport Bruno Racine, rien ne bouge plus. Notre situation économique et sociale n’a jamais même été aussi catastrophique ! Vous êtes donc nombreux et nombreuses à vouloir agir. Des actions sont nées spontanément de toutes parts (BD, audiovisuel, etc.), et ont été plus ou moins bien médiatisées. Mais, malgré des problèmes communs, rien n’avait encore été rédigé pour l’ensemble des créateurs et créatrices, qui sont pourtant unis par un même statut social et fiscal. C’est ce à quoi répond aujourd’hui la tribune « Rapport Racine : nous n’oublions pas » qui nous est proposée par des artistes-auteurs et autrices de tout horizon.

La Ligue des auteurs professionnels a toujours eu la conviction que nous avons intérêt à faire front commun avec l’ensemble des créateurs et créatrices. Nous vous invitons donc à lire cette tribune destinée à défendre tous nos métiers et pratiques artistiques au-delà de leurs différences. Et, si vous vous y reconnaissez, nous vous proposons bien sûr de la signer. Car, bien avant celle de leurs organisations professionnelles, c’est la voix des créateurs et créatrices qui compte !

Ne tardez pas trop, cette tribune doit paraître prochainement dans la presse.

La tribune à signer ici

 

Ulysse et nous, De l’errance à la lucidité, de Jean-Louis Cianni

Ulysse et nous, De l’errance à la lucidité, essai philosophique, éditions Le Relié, 2021

 

Que l’identité humaine soit une errance, L’Odyssée nous l’enseigne près de trois mille ans avant que se lèvent nos interrogations individuelles et collectives. Dans une période de crises multiples, il a semblé nécessaire à l’auteur de revenir au point de départ de nos interrogations. Non pour y reconstruire dans la nostalgie un modèle perdu, mais pour tenter de cerner ce qui se joue dans nos égarements ».
Figure ancestrale de la personne occidentale, Ulysse condense les penchants et les tensions qui s’inscrivent dans notre actualité. Son voyage, sans cesse contrarié et relancé, avec ses quêtes et ses épreuves, nous ressemble. Dans sa relecture de L’Odyssée, Jean-Louis Cianni a voulu retracer le cheminement spirituel d’Ulysse en miroir du nôtre. Un guide de lucidité.

 

« Comme Ulysse nous sommes pris dans des désirs opaques; nous doutons de nos valeurs et nos capacités; nous nous perdons dans des combats absurdes. Son identité est encore la nôtre, tissée de nostalgie et de curiosité, d’immobilisme et de changement. L’Odyssée n’est pas le livre du passé mais de l’éternel voyage. De notre voyage. »

La SGDL soumet de nouvelles propositions à la Ministre de la Culture pour soutenir les auteurs

une communication de la SGDL, 25 janvier 2021

Le 17 janvier dernier, la Ministre de la Culture et le Ministre l’Économie ont annoncé la prolongation de certains dispositifs d’accompagnement économique mise en place en 2020 pour soutenir les entreprises du secteur culturel . S’ils ont, à cette occasion, promis de porter « une  attention particulière à la préservation de l’emploi artistique et culturel », aucune des mesures annoncées ne concernent cependant les auteurs et les artistes, qui sont pourtant durement affectés par les conséquences économiques de la crise sanitaire qui se prolonge.
Dans le prolongement de ces annonces, la SGDL a proposé à la Ministre de la Culture une série de mesures destinées à soutenir les auteurs en 2021. Elle appelle par ailleurs de ses vœux une reprise rapide des concertations engagées en 2020 dans le cadre du « Plan artistes-auteurs ».

Mettre en œuvre des mesures nouvelles pour soutenir les auteurs affectés par les conséquences économiques de la crise sanitaire qui se prolonge

Dans le contexte du prolongement de la crise sanitaire, qui contraint fortement l’activité des artistes-auteurs et affecte leurs rémunérations, la SGDL a proposé à la Ministre de la Culture une série de mesures complémentaires destinées à soutenir les auteurs en 2021 : Lire la suite…

Point social – Le fonds de solidarité (janvier 2021)

infos communiquées par la Charte du 13 janvier 2021

 

Autres aides : CNAP & CNL
Soutien exceptionnel du CNAP à destination des artistes des arts visuels

Le montant forfaitaire du secours exceptionnel du Centre national des arts plastiques (CNAP), aide sociale ponctuelle aux artistes qui rencontrent des difficultés économiques et financières, est relevé et fixé à 1 500 € (contre 1 000 € précédemment).
Les disciplines artistiques concernées par cette aide sont : arts décoratifs, création sonore, design, design graphique, dessin, estampe, gravure, film, vidéo, installation, nouveaux médias, peinture, performance, photographie, sculpture.

Dépôt des demandes : jusqu’au 12 février 2021
Prochaine commission : le 20 avril 2021
Montant du soutien : 1 500 €
Informations et marche à suivre ici.

Fonds d’urgence CNL/SGDL : pas de justice fiscale

Un amendement de la Société des gens de lettres (SGDL) proposant la défiscalisation des fonds d’aides d’urgence sectoriels aux artistes-auteurs, adopté par le Sénat, a été supprimé par l’Assemblée nationale, avec l’aval du gouvernement.
Cette aide d’urgence sera donc imposable quand celle du fonds de solidarité sera exonérée d’impôts.
Par ailleurs, à ce jour une reconduction du fonds d’urgence n’est pas envisagée. Lire la suite…