Défiscalisation des aides d’urgence allouées aux auteurs (com SGDL), 19/11/2020

Pour un traitement fiscal cohérent et équitable :  la SGDL demande la défiscalisation des aides d’urgence allouées aux auteurs durant la crise sanitaire

Chers auteurs,

Au mois d’avril dernier, dans le contexte de la crise sanitaire, la SGDL a mis en œuvre un fonds d’aide d’urgence destiné à verser aux auteurs qui ne pouvaient bénéficier du Fonds de Solidarité national, des aides équivalentes. La SGDL a ainsi attribué aux auteurs de l’écrit 2312 aides d’urgence pour un montant total de 2,26 M€.
La loi de finances pour 2020 ayant prévu d’exonérer d’impôts sur le revenu les aides allouées par le Fonds de Solidarité, la SGDL a demandé au Gouvernement de prendre des dispositions similaires pour défiscaliser les aides d’urgence allouées par le fonds CNL/SGDL.

Le Gouvernement n’a pas donné suite à cette demande. En lien avec plusieurs organisations d’auteurs, la SGDL a donc proposé, le 17 novembre 2020, aux parlementaires de la Commission Culture du Sénat un amendement au projet de loi de finances pour 2021, visant à défiscaliser l’ensemble des aides d’urgence allouées par les différents fonds sectoriels mis en place durant la crise sanitaire. Lire la suite…

Entre femmes, tome 3, de Paula Dumont

Entre femmes, tome 3,  250 œuvres lesbiennes résumées et commentées, dictionnaire de littérature lesbienne (1ère de couv : Odile Barrière), éditions L’Harmattan, octobre 2020

 

Dans ce troisième tome d’Entre Femmes, Paula Dumont ajoute 250 œuvres lesbiennes aux 550 qu’elle a résumées et commentées dans les deux premiers volumes de son dictionnaire de littérature lesbienne.
Le livre le plus ancien qui figure dans cet ouvrage a été publié en 1925, le plus récent en 2020. Paula Dumont a découvert des écrivaines de différentes nationalités, l’Allemande Carolin Emcke, la Chinoise Qiu Miaojin, la Nigérienne Chinelo Okparanta, la Suédoise Sarah Lovestam, la Norvégienne Anne Holt et l’Islandaise Lilja Sigurdardottir. On trouve aussi dans ce tome des notices concernant l’intégralité des œuvres de certaines autrices dont le lesbianisme est clairement revendiqué : Cy Jung, Julie Lezzie, Manon Loisvaine, Anne et Marine Rambach.
Convaincue qu’il est important de contribuer à la mémoire lesbienne, Paula Dumont aimerait que de nombreux livres mentionnés dans les trois tomes d’Entre Femmes figurent non seulement dans les bibliothèques des associations LGBT, mais encore dans les bibliothèques fréquentées par un large public.

 

EXTRAIT

ALTMAN Claire, Deux Femmes et un couffin, Ramsay, 2005.

RÉSUMÉ du LIVRE
Dans ce témoignage sous-titré Une Histoire d’adoptions homoparentales, Claire, la narratrice, vit avec sa compagne Sophie depuis des années. A trente-trois ans, ces femmes décident d’avoir des enfants. Alors que Sophie projette d’en adopter un, Claire aimerait être enceinte. Comme elles forment ce projet à la fin des années 1980, elles ont deux domiciles, l’adoption n’étant possible en France qu’à des couples hétérosexuels ou à des célibataires. Claire, fonctionnaire de l’Éducation nationale, a un logement de fonction où elle passe beaucoup de temps afin de rendre crédible son célibat et celui de Sophie. L’ouvrage est le récit bouleversant de leurs deux projets parallèles. En 1989, Sophie adopte en Amérique latine une fille de six mois qu’elles appellent Aurore. Quant à Claire, après de nombreuses rencontres avec des donneurs de sperme et de tout aussi nombreuses inséminations qui ne débouchent pas sur une grossesse, elle décide elle aussi d’adopter un bébé après avoir vu de près la misère des enfants d’Amérique latine. C’est ainsi qu’en 1991, elle adopte une fille de six mois qu’elles appellent Chloé.

COMMENTAIRE
Ce témoignage se dévore comme un roman. On sait qu’il est déjà très difficile d’adopter un enfant quand on fait partie d’un couple hétérosexuel. Or ici, on a affaire à deux lesbiennes qui doivent se faire passer pour célibataires afin de former une famille où elles accueillent deux orphelines. On comprend mieux la revendication du mariage homosexuel après avoir lu un tel récit. Claire et Sophie souhaitent qu’on voie en elles « deux femmes sortant, tour à tour, ou ensemble, avec une poussette où sourit un enfant heureux. Et non deux homosexuelles élevant ensemble un enfant adopté ». La nuance, qui est de taille, mérite d’être citée.
Claire Altman, née en 1954, est cadre de la fonction publique et membre de différentes associations à caractère humanitaire.

 

Fête la mort !, échos de lecture de Jean Azarel

Jean Azarel a lu Fête la mort, un livre de Jacques Cauda (éditions Sans crispation, 2020)

Fête la mort, ou Faîtes la mort, y compris l’amour et la guerre, pourrait-on dire pour parler du huitième roman du « peintrécrivain » Jacques Cauda, initiateur du courant pictural « surfiguratif ».

Lorsqu’on fait un portrait, et à fortiori le sien propre, il y a trois manières de poser un visage : ou de face, ou de trois quarts, ou de profil. De face, le portrait regarde son semblable, c’est-à-dire la mort droit dans les yeux. De trois quarts, il regarde Dieu, l’éternité, l’infini. Et de profil, sa postérité, comme Erasme peint par Holbein regarde son acte d’écrire. Quand en 1800, Goya peint son Autoportrait, il regardait déjà sa propre mort droit dans les yeux. Il était déjà trop tard.

Pas très réjouissant me direz-vous ? Certes, mais pas d’amalgame. En une dizaine de saynètes où l’horrible s’adoucit de jubilatoire et de poésie, Cauda nous conte des histoires à dormir debout et étreindre itou, où la réalité copule avec l’imaginaire pour nous rappeler que mourir peut être un art de vivre, si le destin n’en décidait pas trop souvent autrement.

Où donc, il est question des aventures du trio composé de l’auteur et ses acolytes foutraques Petit Muscle et Saucisson, du rapport entre le ressouvenir en avant de Kierkegaard avec le jeu de rugby (ses mêlées et ses démêlés), de la Crevette et de Rintintin, d’une lettre à Lou sur un air de Chet Baker, en passant par une cochonne répondant au doux nom de Mèrepute, via un détour très spécial au pays des merveilles de Juliette, pour s’encroumer in fine dans la mornitude professorale d’une certaine et incertaine madame L…. Lire la suite…

Les auteurs au service de la SACD ?

« SACD : le prix de la liberté pour un syndicat »; un article signé Nicolas Gary sur le site ActuaLitté, 13/11/2020

ENQUÊTE. L’assemblée générale annuelle de la Guilde française des scénaristes s’est tenue lundi 2 novembre 2020, avec un renouvellement de son conseil d’administration et l’élection d’une présidente et d’une secrétaire générale. L’occasion pour ActuaLitté de plonger dans un autre environnement de mots.

lire la suite ici

illustration empruntée au site ActuaLitté

 

Numéro d’Agessa ?

Si l’un de vos diffuseurs vous demande un numéro Agessa pour vous payer (un écrit, une animation, une lecture, votre participation à un débat…) vous pouvez lui répondre que les numéros Agessa n’existent plus.
Vos diffuseurs ont besoin uniquement de vos nom, prénom, et numéro de sécurité sociale.

Petit rappel sur le site de l’Agessa de tout ce qui a changé en 2019 pour les artistes auteurs.

À noter que vos revenus issus de vos revenus accessoires ne peuvent excéder 50 % de vos revenus artistiques et, s’ils sont supérieurs, d’une moyenne calculée sur vos trois dernières années, faute de quoi votre revenu de l’année excédentaire serait assujetti à la Sécurité sociale des indépendants.

transmis par Joëlle Wintrebert

SIRET/BNC – le changement, c’est maintenant !, 8/11/2020

un communiqué de La Charte, 8 novembre 2020

 

Le statut social et fiscal des artistes-auteur·rices enfin clarifié

L’État a publié en septembre une note d’information clarifiant la situation sociale et fiscale des artistes-auteur·rices, précisant du même coup les modes de paiement en fonction des activités artistiques réalisées.
L’heure de rentrer dans les clous est arrivée
L’objectif de cette mise au point est d’arrêter le bricolage et l’à-peu-près qui entourent depuis des décennies le statut social et fiscal des auteurs et autrices. De tolérance en exception, chaque artiste-auteur·rice faisait comme il·elle voulait et comprenait. Aujourd’hui, les règles du jeu social et fiscal sont clarifiées, alors appliquons-les.

Le siret est-il obligatoire ?

Non : si vos revenus du droit d’auteur proviennent uniquement des éditeurs, producteurs et organismes de gestion collective (les EPO)..

Oui : pour percevoir tous les revenus artistiques qui ne proviennent pas des EPO. C’est-à-dire les revenus artistiques issus des rencontres et ateliers réalisés en salons du livre, établissements scolaires, médiathèques, etc. Lire la suite…

L’Alphabet de ma vie, de Claude Ecken

L’Alphabet de ma vie, Ours éditions, collection 22 222, juin 2020 (2€)

 

L’autobiographie d’un roboticien déclinée de A à Z.

A lire dans l’ordre qu’on veut, tant il est vrai que toutes les époques se bousculent lors de bavardages, au détriment de la chronologie.

 

EXTRAIT

SENSORIALITÉ

Saisir ses jouets dans le parc ou ramper à quatre pattes dans le salon :

Hugo explore son environnement, dit Gaëlle. Je lui réponds qu’il expérimente plutôt ses capacités sensori-motrices, comme il teste, en portant tout à la bouche, la variété des réponses gustatives plus que le goût de l’objet. Soudain, j’embrasse mon fils et sa mère, ravi par ce qu’ils m’ont inspiré.

Je sais dans ma chair quel objet connecté est mien. J’ai repensé à la question de Séverine. Qu’en sait l’objet ? Une machine incapable de changer de propriétaire pour avoir trop longtemps appartenu à un autre n’a pas plus développé un début de conscience qu’un canapé déformé au fil des ans. Pour devenir un même organisme, l’entité pensante et son extension doivent faire ensemble leur apprentissage et ne pas dépendre d’une programmation sophistiquée. Question de réciprocité.

chez l’éditeur

 

Tatouages, chez Ours éditions

Tatouages, recueil de nouvelles, collection 22 222, Ours éditions, 2020 (2€)

 

Six auteurs ont tenu la gageure de composer une anthologie sur le thème du tatouage. :

Janine Teisson : C’était écrit !
Philippe Caza : Adagio Tatoo
Henri Lehalle : Changements dialectiques
Joëlle Wintrebert : La faim justifie les moyens
Pierre Hébrard : Quatre kanjis
Claude Ecken : Palimpseste de la douleur

 

22 222 c’est une collection de textes de littérature (noire, blanche, multicolore…) et d’essais en sciences humaines et sociales, chaque ouvrage tient sur une page A3 pliée en un cahier de 16 pages.
22 222 c’est le nombre de caractères que l’éditeur s’était fixé l’à l’origine pour la taille des textes de la collection mais un plan de bataille ne résistant pas aux premières secondes du combat, l’éditeur adapte en permanence la mise en page pour honorer les beaux textes qui lui sont confiés.

 

Présentation de l’ouvrage par Janine Teisson :

« Mon texte est le plus court, le plus gentil, et le plus rigolo. Les autres textes sont très forts. La nouvelle de Philippe Caza m’a émue comme chaque fois que la musique et le plaisir s’incarnent. Celle d’Henri Lehalle lui va très bien : une réflexion amusée sur les goûts qui changent, de génération en génération. Celle de Joëlle Wintrebert est magnifiquement horrible et féministe. Le texte de Pierre Hébrard est un douloureux paradoxe et Claude Ecken fait du tatoué un tableau vivant puis une nature morte, chatoyant des émotions d’une vie entière. Je vous assure que ces tatouages vont en profondeur! »

chez l’éditeur

 

Trois histoires un peu noires, de Janine Teisson

Trois histoires un peu noires, trois courtes nouvelles, collection 22 222, Ours édition, 2020 (2€)

Trois p’tites tranches de vie qui traversent la nôtre, juste des moments capturés délicatement dans le filet à histoires de Janine Teisson. C’est sûr, l’épingle qui les fixe dans la vitrine de ce recueil pique un peu, mais bon… C’est si bien présenté.

 

EXTRAIT – in Insomnie

Quand vous êtes venu l’été dernier demander si vous pouviez prendre de temps en temps un bidon d’eau au robinet du forage pour arroser vos légumes et abreuver vos poules et que vous nous paieriez en nature, il a dit non, pas question. Vous avez dit excusez-moi avec un sourire. Comme si cela n’avait pas d’importance. Il n’y avait ni humilité ni rancœur dans votre attitude. J’en ai été contente. Moi j’ai baissé la tête quand vous avez dit : « en nature ». Et si je montais demain jusqu’à votre mazet ? Si je venais vous dire, sans baisser les yeux : « En nature, oui, s’il vous plaît. » Vous auriez votre sourire nonchalant, lèvres prune.

 

chez l’éditeur

 

Fonds de Solidarité ouvert aux auteurs (com SGDL)

une communication de la SGDL, 03/11/2020

 

Nous vous rappelons que le Fonds de solidarité est accessible à l’ensemble des auteurs et ouvert jusqu’au 31 décembre 2020.
Vous avez jusqu’au 30 novembre 2020 pour déposer une demande d’aide au titre du mois de septembre. Le formulaire de demande d’aide au titre du mois d’octobre devrait quant à lui être mis en ligne début décembre.

Si vous déclarez vos droits d’auteur en traitements et salaires, le formulaire de demande est disponible ici.
Si vous déclarez vos droits d’auteur en bénéfices non commerciaux, l’accès au formulaire de demande d’aide se fait depuis votre espace personnel sur le site www.impots.gouv.fr
Vous trouverez par ailleurs, sur cette page des informations concernant les autres aides et dispositions destinées aux auteurs.
La SGDL reste pleinement mobilisée pour vous renseigner, vous soutenir et vous défendre durant cette période. Aussi, a-t-elle formulé auprès du Gouvernement 10 propositions de mesures destinées à renforcer les soutiens aux auteurs durant les mois à venir, parmi lesquelles le prolongement de l’accès au Fonds de Solidarité au moins jusqu’au 30 juin 2021.

L’espion français de George Washington, d’Hervé Pijac

L’espion français de George Washington, Chronique huguenote III, roman historique, éditions de Massanne, octobre 2020

Comment un jeune Huguenot d’origine française se retrouve, dans des circonstances inattendues, mêlé à la guerre d’Indépendance des États-Unis d’Amérique en devenant en quelque sorte l’espion privé de George Washington alors général en chef de l’Armée continentale, un stratège extrêmement attentif au renseignement

Cette position privilégiée le conduira à côtoyer la plupart de ceux qui seront à l’origine du nouvel État et à vivre des expériences exaltantes mais aussi à percevoir de l’intérieur les difficultés et les paradoxes ayant présidé à cette naissance. Sa culture calviniste associée à ses engagements maçonniques lui permettront de cerner les faiblesses inhérentes qui marqueront de façon indélébile toute l’Histoire du pays.
S’étant lié d’une profonde amitié avec le marquis de Lafayette, celui-ci le convaincra de retourner en France où l’Histoire, à nouveau, le happera…
Un livre d’aventure et d’espionnage, mais également une réflexion sur le passé pour servir le présent.

Si la trame romanesque de ce livre est bien présente, le regard personnel et original porté sur les faits historiques, souvent méconnus mais toujours très documentés, concourt à créer une atmosphère d’authenticité particulière.

chez l’éditeur ici